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Le Temps des Médias N° 37, hiver 2021 : Fiction historique anglo-américaine. Pouvoirs, savoirs et mé
Boutet Marjolaine ; Cros Laurence ; Rossignol Mari
NOUVEAU MONDE
25,10 €
Épuisé
EAN :9782380942583
La fiction historique constitue un genre "populaire" par excellence, dans la double acception du terme (plaire au plus grand nombre / être à l'usage du peuple). Depuis le début du XIXe siècle, notamment avec l'influence de Walter Scott sur les auteurs romantiques européens, les fictions historiques anglophones touchent des millions de personnes, constituant parfois la principale porte d'entrée vers la connaissance du passé ou la découverte de pays et d'époques fantasmées (Ouest américain, Angleterre médiévale ou de la Régence, etc.). Dans quelle mesure la fiction historique grand public contribue-t-elle à diffuser l'avancée des connaissances académiques ? Comment expliquer et interroger l'hégémonie culturelle et linguistique des modèles fictionnels anglophones ? Ce double rôle majeur de la fiction dans la propagation et la représentation de mythes mais aussi des savoirs historiques est au coeur de ce numéro du Temps des médias. Numéro coordonné par Marjolaine Boutet, Laurence Cros et Marie-Jeanne Rossignol.
Le 1er juillet 1916, 400 000 Britanniques et 200 000 Français se lancent à l'assaut de 50 000 Allemands retranchés sur la Somme. Le bilan est effroyable. 57 470 Britanniques sont mis hors de combat pour gagner 7, 8 km2. C'est le jour le plus meurtrier de l'histoire du Royaume-Uni. La percée du front, espérée depuis fin 1914, semble à portée de main. Mais les lignes allemandes résistent au bombardement de plus de 3 millions d'obus. La bataille se terminera cinq mois plus tard, le 18 novembre, sans victoire décisive. La bataille de la Somme a eu un rôle déterminant et fait plus d'un million de victimes. Pourtant, cette hécatombe, si présente dans la mémoire anglosaxonne, a été largement oubliée en France. Les auteurs interrogent la place particulière de cette bataille dans les mémoires nationales.
Le 1er juillet 1916, 400 000 Britanniques et 200 000 Français se lancent à l'assaut de 50 000 Allemands retranchés sur la Somme. Le bilan est eff royable. 57 470 Britanniques sont mis hors de combat pour gagner 7,8 km2. C'est le jour le plus meurtrier de l'histoire du Royaume-Uni. La percée du front, espérée depuis fin 1914, semble à portée de main. Mais les lignes allemandes résistent au bombardement de plus de 3 millions d'obus. La bataille se terminera, cinq mois plus tard, le 18 novembre, sans victoire décisive. Philippe Nivet et Marjolaine Boutet soulignent dans cette bataille la dimension industrielle qui a joué un rôle déterminant et a profondément affecté les soldats de toutes nationalités, mais aussi l'arrière-front. Ils interrogent enfin la place particulière de cet épisode dans les mémoires nationales depuis un siècle. La bataille de la Somme totalisera plus d'un million de victimes. Pourtant, cette hécatombe, si présente dans la mémoire anglo-saxonne, a été largement oubliée en France.
L'histoire politique est redevenue un des axes majeurs de l'histoire médiévale. Mais il ne s'agit plus du simple récit événementiel des règnes et des batailles. Les mécanismes du pouvoir, au sens le plus large, la sociologie des gouvernants, leur culture, les réflexions théoriques et pratiques qu'eux-mêmes ou les clercs à leur service ont menées sur l'exercice du pouvoir, les représentations et les symboles liés à la souveraineté sont désormais au c?ur de l'histoire politique du Moyen Age occidental. Celle-ci est aujourd'hui inséparable d'une histoire culturelle qui se situe elle-même au carrefour de l'histoire des mentalités et de celle des productions intellectuelles, écrites ou figurées. Les vingt essais ici réunis en l'honneur de Françoise Autrand, qui a été en France l'une des pionnières de ce renouveau historiographique, abordent avec précision la plupart de ces thèmes. De l'époque carolingienne à la fin du XVe siècle, de la Bohême à l'Italie en passant par les états bourguignons et le royaume de France, et à travers les sources les plus diverses - du fabliau à la chronique, du traité savant aux actes de chancellerie, de la parole à l'image -, ils balisent un champ encore largement ouvert de la recherche historique.
Pervers impuissant ? Sadomasochiste ? Tyran narcissique ? Homosexuel refoulé comme l'avancent certains historiens ? Que sait-on au juste de la vie sentimentale d'un homme responsable de la mort de millions d'autres ? Et que peut-elle nous apprendre sur son rouvre de destruction ? Ainsi, ses relations avec sa camarade de parti Jenny Haug, puis avec Friedelind Wagner. Unity Mitford ou Maria Reiter visaient-elles seulement le commerce intime ? Quant à Winifred Wagner et Leni Riefenstahl. à défaut de lui avoir apporté la plénitude amoureuse, n'auront-elles pas contribue à son ascension en répondant à son dévorant besoin d'admiration De la passion funeste d'Hitler pour sa nièce Geli Raubal. poussée au suicide à 23 ans, à son mariage tardif avec Eva Braun. François Delpla autopsie une vie amoureuse qui aurait pu être très ordinaire si elle n'avait été si chaste. Il étudie ces relations tantôt séparément tantôt simultanément, sans jamais omettre leur contexte politique.
James Bond ne doit pas seulement son succès à sa prestance, son courage, ses gadgets, ni même aux ravissantes Girls qui l'entourent ; il le doit aussi à ses dialogues. Percutants, incisifs, surprenants, ils constituent un festival de mots d'esprit et de références en tous genres. Capable de piques volontairement réactionnaires ou misogynes, 007 sait aussi faire preuve d'autodérision, tout en restant attaché à son métier et à son pays. Voilà ce que révèle cet ouvrage, le premier du genre à analyser les dialogues de Bond, de ses comparses et de ses ennemis. Une plongée à la fois pertinente et réjouissante révélant au passage les nombreuses références littéraires, historiques, politiques... d'un James Bond plus cultivé qu'il n'y paraît. Philippe Durant est l'auteur, chez Nouveau Monde éditions, du Petit Audiard et du Petit Gabin illustrés par l'exemple, du Petit Audiard inédit. Il a également publié un ouvrage sur Les James Bond Girls (Dreamland) et a coécrit une biographie sur Ursula Andress ! Amoureux des mots, il livre ici les petits bijoux issus des dialogues acérés, du premier au dernier James Bond, Spectre, sorti en 2015.
Rares sont les chefs de guerre qui ont suscité autant de ferveur et de haine, recueilli autant d'honneurs et provoqué autant de controverses que le général George Patton. Chef de la légendaire Troisième Armée, Patton est souvent décrit comme un leader tyrannique et mégalomaniaque, flirtant parfois avec la folie. Les archives et notes personnelles du général permettent d'en brosser un portrait bien plus nuancé. Elles éclairent d'abord la période la moins connue de la vie de Patton - son enfance, son séjour à West Point, la traque de Pancho Villa et les batailles de 1917 dans la Somme et en Champagne. Puis, on entre de plain-pied dans les opérations de la Seconde Guerre mondiale : la Tunisie, la Sicile, la France et l'Allemagne. Ses notes, lettres et journaux intimes permettent de suivre ses pensées et impressions jour après jour, ses "coups de gueule" autant que son génie tactique. Ces documents nous donnent accès à un être bien plus complexe qu'on l'imagine, tourmenté par le doute, exalté par la guerre et toujours volontaire pour aller au combat.
Le 9 novembre 1991, Yves Montand s'éclipsait pour toujours. Pourtant, dans ces pages, c'est bien lui qui parle, ce sont ses mots qui nous emportent. Recueil inédit de quarante confidences, entretiens et déclarations, Montand par Montand raconte cinquante ans d'une incroyable carrière, depuis ses premiers pas sur scène à Marseille jusqu'à son ultime rôle et ses derniers combats. Le lecteur (re)découvrira la poésie, la verve unique, la lucidité et la sincérité de ce génie du music-hall devenu monstre sacré du cinéma, cet artiste hors norme qui fut aussi un insatiable militant de la liberté. L'usine et le music-hall, Piaf et Prévert, Les Feuilles mortes et Le Salaire de la peur, le socialisme à l'Est et l'Amérique de Marilyn, L'Aveu et La Folie des grandeurs, Schneider, Deneuve, Sautet, Berri, le Papet, son fils Valentin... et, bien sûr, Simone Signoret : Yves Montand se révèle, s'explique, s'amuse, s'emporte, interpelle au rythme de ses succès et de ses doutes, de ses passions et de ses désillusions. A travers ses paroles sur la chanson et le cinéma, les sentiments ou la politique, Montand revient un instant parmi nous. Et on se rend compte combien il est actuel, combien aujourd'hui ses propos nous font défaut. Alors, écoutons-le...