Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Parlement[s N° 41/2025 : Villages en politique. Pouvoirs et sociétés rurales en France (1634-années
Bourquin Laurent ; Mathan Anne de ; Lynch Edouard
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9791041303373
Parmi les nombreuses métamorphoses que les campagnes françaises ont connues depuis le XVIIe siècle, la politisation est l'une des plus spectaculaires. Ce numéro spécial en prend la mesure. La plupart des pouvoirs sont appréhendés ici : celui de l'Etat, des seigneurs de l'Ancien Régime, des Eglises, des notables et des élus des régimes autoritaires et démocratiques issus de la Révolution, des communautés rurales elles-mêmes et des nombreux acteurs, institutionnels ou informels, qui participent à la "mise en politique" des campagnes. Ce recueil rassemble une vingtaine de sources - textes et images - commentées par des historiennes et historiens spécialistes de ces questions. Comment s'organisent et évoluent, sur la longue durée et à différentes échelles, les multiples modes de domination du sol et des hommes ? Quelles sont les craintes et les attentes des villageois, leurs colères et leurs formes d'adhésion ? Comment agissent-ils, comment s'informent-ils dans des sociétés rurales qui s'alphabétisent, se médiatisent et s'intègrent au sein de l'Etat nation ? Telles sont les questions auxquelles ces études de cas proposent de répondre. Ce numéro s'inscrit dans le cadre des programmes d'agrégation 2025-2026 en histoire moderne et en histoire contemporaine. Ces documents et leurs commentaires seront aussi très utiles aux collègues de l'enseignement secondaire, qui pourront s'en inspirer dans le cadre de leurs cours.
Bourquin Laurent ; Beauvalet Scarlett ; Brian Isab
Ce dictionnaire reconstitue à travers près de 400 définitions l'ensemble complexe de l'histoire politique, juridique, économique, sociale, culturelle et religieuse de trois siècles d'histoire de la France.
La révolution numérique est planétaire. Portée par ses propres lois, elle bouscule toutes les hiérarchies, transforme en profondeur nos entreprises, offre de nouveaux pouvoirs aux consommateurs et rend notre société capable de faire plus avec moins. Partie prenante de cette révolution globale, l'Europe n'en est pas l'acteur principal. Partout, l'Amérique étend ses ailes et les " big five " règnent sur la vie numérique de quatre milliards d'individus. Aucun site Internet européen ne figure dans le top 30 mondial, les fabricants de matériel informatique sont tous américains ou asiatiques, tandis que nos opérateurs de réseaux sont en retard dans la course au très haut débit. Et si la demande de numérique croit en Europe à un rythme élevé, force est de constater que l'offre vient d'ailleurs. Et pourtant... loin de se joindre au choeur des déclinistes, ce livre se veut résolument optimiste. Car si nos retards sont bien réels, l'Europe dispose de sérieux atouts... mais il n'y a plus de temps à perdre. Pour gagner, il nous faut penser global, imaginer l'internet de demain plutôt qu'imiter les réussites du passé et mettre fin à une certaine forme d'angélisme. L'ambition de ce livre est de donner au plus grand nombre les clés indispensables pour comprendre les combats que se livrent les acteurs du numérique. Il tire des sonnettes d'alarme, sans jamais se complaire dans un pessimisme stérile. En montrant les réussites et en proposant des solutions, il porte un message d'espoir pour la France et pour l'Europe. De fréquentes mises en perspectives historiques et de nombreuses illustrations en rendent la lecture attrayante.
Que les conflits internationaux créent du "politique" semble une évidence : ils bouleversent les institutions, les finances et l'économie, façonnent de nouvelles farines d'engagement, induisent une mobilisation, entraînent éventuellement des phénomènes de collaboration. L'objectif des études réunies ici n'est pas tant d'étudier à travers les conflits l'essor de "l'Etat" en lui-même, que de comprendre dans quelle mesure ils ont favorisé l'émergence de nouveaux rapports au politique. Pour cela, l'examen sur la longue durée de terrains variés de l'Angleterre à Venise, de la Saxe à l'Espagne permet d'évaluer la construction progressive du politique au cours de guerres étrangères, de guerres civiles aux implications internationales et d'occupations militaires. Dans quelle mesure assiste-t-on à l'apparition de nouvelles formes de politisation des institutions et des populations ? Les conflits sont-ils toujours politisés ? Les tentatives pour les justifier, au nom d'un bien supérieur, créent-elles de nouveaux rapports au sein des sociétés ? Dans ces conflits, la mobilisation croissante des ressources d'un territoire conduit-elle, dès l'époque moderne, aux guerres dites totales ? L'engagement social s'en trouve-t-il modifié et les modalités, connue les lieux, de la prise de parole politique connaissent-ils des mutations ? Les conflits transforment-ils sans cesse les relations que les différents groupes entretiennent entre eux ? Pour répondre à ces interrogations, cet ouvrage réunit les contributions de 16 historiens venus d'Espagne, de Grande-Bretagne, d'Allemagne et de France qui s'attachent à analyser ces processus de politisation entre le XVe et le XVIIe siècle.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.