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Noblesses en exil. Les migrations nobiliaires entre la France et l'Europe (XVe-XIXe siècle)
Bourquin Laurent ; Chaline Olivier ; Figeac Michel
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753580930
Comparée à d'autres groupes sociaux, la noblesse d'Ancien Régime a davantage de moyens et de raisons d'émigrer. Certaines familles, parmi les plus puissantes, disposent d'une envergure européenne et cosmopolite qui leur permet de faire carrière dans différents pays. D'autres encore prennent la route de l'exil pour fuir les persécutions qu'elles subissent dans leur pays natal. La France est particulièrement touchée par cette mobilité internationale : elle connaît une forte émigration, provoquée notamment par les conflits religieux des XVIe-XVIIe siècles et la répression de la communauté protestante ; mais elle bénéficie également d'une abondante immigration nobiliaire, portée par l'attractivité des carrières qui s'offrent dans l'administration et l'armée royales. Les flux sont intenses avec l'Empire et l'Europe centrale. Cet ouvrage les étudie donc de manière privilégiée, sur une longue durée de quatre siècles. Il permet de comprendre les espoirs des migrants, les conditions concrètes de leurs voyages et leurs capacités d'intégration dans les pays d'accueil. Avec le soutien de Le Mans Université.
Extrait LIVRE QUATRIESME POUR L'AN MIL CINQ CENS SOIXANTE ET DIX-HUICT 1 - [fol. 764 r°] L'AN MIL CINQ CENS SOIXANTE ET DIX-HUICT au commancement du noveau an, les doleurs des monoyes descriée et rabaissée furent renovelées, car les escuz au soleil qui depuis l'edit de reformation faict au moys d'octobre ou novembre dernier sus l'abbus des monoye avoit tousjours vallu soixante et six soubz tournois, et les testons seize ou seize et demy, au premier jour de l'an en bonne estrenne ne vallurent plus que soixante soubz l'escu, et quatorze et demy le teston, ainsi qu'il estoit porté par ledit edict. Et ce qui plus estoit grief, estoit que ceux qui debvoient quelque argent et qui volurent payer le dernier jour de décembre, contreignoient ceux à qui ilz debvoient de prendre lesdittes espèces d'or et argent pour le pris de soixante et six soubz l'escu, et seize le teston, qui au lendemain premier jour de l'an ne valloient plus que soixante soubz, et seize et demy : et falloit que les créditeurs en passassent par là. Et n'avoit-on jamais veu toutes personnes estre si songneux de payer leurs debtes qu'ilz furent en ceste année précédente mil cinq cens soixante et dix-sept. 2 - Ung aultre article estoit contenu audit edict des monoyes, assez fascheux pour les créditeurs et à l'advantage des debteurs, qui estoit tel : que toutes debtes faictes depuis le commancement du moys de jamvier l'an mil cinq cens soixante et dix-sept se payeroient par les debteurs à leurs créditeurs à soixante et six soubz tournois l'escu au soleil, et à seize soubz et six deniers tournois le teston ; et fut cest article practicqué et en usèrent lesditz debteurs envers leurs créditeurs par tout ceste présente année mil cinq cens soixante et dix-huict. (...)
La révolution numérique est planétaire. Portée par ses propres lois, elle bouscule toutes les hiérarchies, transforme en profondeur nos entreprises, offre de nouveaux pouvoirs aux consommateurs et rend notre société capable de faire plus avec moins. Partie prenante de cette révolution globale, l'Europe n'en est pas l'acteur principal. Partout, l'Amérique étend ses ailes et les " big five " règnent sur la vie numérique de quatre milliards d'individus. Aucun site Internet européen ne figure dans le top 30 mondial, les fabricants de matériel informatique sont tous américains ou asiatiques, tandis que nos opérateurs de réseaux sont en retard dans la course au très haut débit. Et si la demande de numérique croit en Europe à un rythme élevé, force est de constater que l'offre vient d'ailleurs. Et pourtant... loin de se joindre au choeur des déclinistes, ce livre se veut résolument optimiste. Car si nos retards sont bien réels, l'Europe dispose de sérieux atouts... mais il n'y a plus de temps à perdre. Pour gagner, il nous faut penser global, imaginer l'internet de demain plutôt qu'imiter les réussites du passé et mettre fin à une certaine forme d'angélisme. L'ambition de ce livre est de donner au plus grand nombre les clés indispensables pour comprendre les combats que se livrent les acteurs du numérique. Il tire des sonnettes d'alarme, sans jamais se complaire dans un pessimisme stérile. En montrant les réussites et en proposant des solutions, il porte un message d'espoir pour la France et pour l'Europe. De fréquentes mises en perspectives historiques et de nombreuses illustrations en rendent la lecture attrayante.
Résumé : Cette nouvelle histoire politique de la France moderne inscrit la monarchie au c?ur du processus de souveraineté qui a marqué l'histoire et la construction de la " nation France ". Elle voudrait aussi témoigner des progrès de la recherche qui ont renouvelé en profondeur la compréhension de l'Etat. Cet ouvrage s'efforce donc de retracer les étapes, les formes, les dynamiques multiples, institutionnelles, sociales, religieuses, intellectuelles, qui expliquent qu'une monarchie puisse s'affirmer, être contestée (jusqu'au régicide), s'imposer de nouveau et mourir, de François Ier à Louis XVI, entre Renaissance et Révolution. Le roi est au centre de cette histoire : trois cents ans de " réformations ", mais aussi de mises en cause violentes ou pacifiques, par les armes, par la plume, par la parole. Il y eut, sans doute, une tentative de cristallisation politique sans précédent, incarnée par Louis XIV : il voulut, à l'image de Versailles, son temple du Soleil, construire la monarchie parfaite, au zénith de sa puissance, en arrêtant la marche du temps. En vain... Les hommes du siècle de la raison imaginèrent l'arme la plus redoutable : en inventant le futur, ils rendirent intenable un système d'autorité qui avait fait de son rapport au passé, au privilège, au temps arrêté sous le regard de Dieu, le ferment de son identité et de sa raison d'être.
La richesse serait indispensable pour "tenir son rang" , s'élever dans la société, exercer certaines charges, entretenir un réseau ou contribuer au Bien commun. C'est ce que cet ouvrage veut démontrer, en étudiant les élites sociales dans un espace précis : les cités d'un Ouest français entendu au sens large, et en abordant des exemples très variés, de Rouen à Quimperlé. Ici, les élites sont analysées avant tout dans ce qui les réunit, dans les rapports communs qu'elles entretiennent avec l'argent et la richesse. Pour ce faire, trois thèmes ont été dégagés : l'analyse des revenus et les stratégies familiales ; les formes de la consommation et leurs finalités ; enfin l'usage des richesses dans la sphère publique et les discours qui leur sont liés. Des questions de méthode fondamentales sont abordées, aussi bien sur les évaluations des fortunes que sur l'homogénéité relative des pratiques culturelles liées à la richesse. On découvre que, chez les élites, la richesse et l'enrichissement sont indissociables de la polyactivité et de l'efficacité des réseaux sociaux. La richesse est également un instrument de distinction sociale, à travers des pratiques culturelles de consommation propres aux élites, et en particulier un jeu subtil entre ostentation et modération. Pour ces riches, le don occupe une place essentielle, à commencer par la charité envers les pauvres. Mais plus largement, l'argent des élites irrigue toute la cité, via des investissements ou des offres de crédit. La richesse est, pour finir, une voie d'accès aux cultures politiques, de l'évergétisme à la contribution fiscale. Les dix auteurs qui ont participé à cet ouvrage montrent ainsi que le rapport des élites à l'argent constitue un sujet de recherche particulièrement fructueux, parce qu'il nécessite de croiser des analyses sociales, économiques, politiques et culturelles. Avec le soutien du CERHIO
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.