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LA MUTATION FEODALE. Xème XIIème siècle
Bournazel Eric ; Poly Jean-Pierre
PUF
32,45 €
Épuisé
EAN :9782130429784
Qu'est-ce que la féodalité ? Les historiens ont longtemps distingué les institutions féodales - qui s'étaient épanouies vers l'an mille pour décliner avec les progrès du pouvoir monarchique - et la société dite " féodale ", alors même que fief et vassalité n'y apparaissaient pas comme prédominants - l'accent étant alors mis sur la dislocation du pouvoir central et la constitution de la seigneurie. Pourtant, la généralisation du lien féodo-vassalique et l'établissement de la seigneurie banale sont les éléments d'une même mutation où achève de disparaître en Europe occidentale, au seuil de l'an mille, un très ancien mode de production. Ni l'esclavagisme antique, ni son succédané, la corvée carolingienne, n'avaient réussi à soumettre les communautés paysannes libres. Il fallut pour cela l'hypertrophie d'une structure, elle aussi très ancienne, celle des " maisons " guerrières érigées en innombrables et agressives chefferies de canton. La vieille société campagnarde presque partout se disloqua, et la paysannerie dut mettre sa force productive au service d'une nouvelle aristocratie. Les cavaliers qui brisèrent les résistances populaires n'étaient pas tous de noble lignage. Nombre d'entre eux étaient issus de la " koulakisation " progressive de la société campagnarde. Les liens féodo-vassaliques assurèrent la cohésion de la nouvelle classe dominante en formant sa structure juridique. Après sa victoire, loin de " dégénérer ", ils devinrent la justification de son gouvernement. Ni plus ni moins imaginaire que le " Capital " ou " L'Etat prolétarien ", le Fief fut l'idée dominante de la société médiévale, fondant en Droit une durable hiérarchie politique, allant même jusqu'à investir le geste de la prière chrétienne - mains jointes à genoux devant le Seigneur - ou les rapports amoureux - tant d'hommages désormais présentés aux dames, alors que leur rôle social allait se restreignant. Une pédagogie de la soumission, à l'origine d'un Etat construit non contre la féodalité, mais à partir d'elle.
Ce manuel est un classique : 11e édition remise à jour et ceci depuis la 1e édition de 1987. De la pax romana établie en Gaule par Auguste ayant favorisé le développement de la civilisation urbaine et rurale jusqu'aux Etats généraux de 1789, ce manuel développe l'histoire et l'évolution de nos institutions, dont certaines sont encore présentes de nos jours.
Dans la galerie de portraits du Moyen Age en France, celui de Louis VI, au tournant des XIe et XIIe siècles (1081-1108-1137), fait au premier abord piètre figure. Un gros roi, courageux mais pas très malin, des temps obscurs, un pouvoir déchu qui survit entre Paris et Orléans en livrant des luttes mesquines, des coups de main contre des forts de madriers sur leur motte, des embuscades au coin des bois. C'est pourtant ce roi-là qui pour longtemps fixa l'image à laquelle les uns tentèrent de ressembler et les autres de croire. Car Louis, sixième du nom mais premier dans sa lignée capétienne, ce gros Louis qui mourut dans un lit, semi-impotent, n'était pas seulement un mangeur, c'était un aventurier. Et les aventures de sa jeunesse avaient été les combats par lesquels commença le lent enforcement du pouvoir royal en France, un mouvement inverse de celui qu'allait connaître l'Angleterre. Dans la génération qui suivit sa mort, on mesurait le chemin parcouru, témoin un Anglais, accoutumé à la puissante royauté de son pays, qui disait du défunt:"Dans sa jeunesse, il ne pouvait aller plus loin que la troisième lieue hors des portes de Paris sans permission ou escorte des grands d'alentour... `Le Seigneur le tira du sommeil', il lui donna le désir de se battre et la grâce de gagner souvent, couronnant ses efforts par l'établissement de l'unité et de la paix à travers toute la France'. " Biographie de l'auteur Agrégé d'histoire du droit, professeur à l'université de Paris II-Panthéon-Assas, Eric Bournazel s'est spécialisé depuis des décennies dans l'étude de la France des XIe et XIIe siècles. A côté de nombreux travaux savants, il a écrit avec Jean-Pierre Poly un livre qui est devenuun grand classique de l'histoire médiévale, La Mutation féodale (PUF, 3e édition, 2004)."
Un système politique et social n'a ni plus ni moins à être féodal que tel autre, lui aussi défini par sa structure principale, ne sera "impérial" ou "monarchique", voire "capitaliste". L'illusion de la cohérence totale du modèle aménerait à ne plus voir les contradictions au sein de la société décrite. Tout n'était pas féodal dans les pays d'Extrême Occident au Moyen Age. A l'inverse, des fiefs ou des quasi-fiefs peuvent se trouver dans des systèmes impériaux ou monarchiques. En fait on trouve aisément des formes juridiques féodales dans divers systèmes de gouvernement. Prise ainsi, la féodalité est presque de tous les temps et Ganshof qui avait fait le choix du "juridisme" (dans un livre qui fit date Qu'est-ce-que la féodalité ? ) s'était aperçu de la difficulté. Ce qui permet de parler de système féodal, c'est le développement remarquable de ces formes et leur domination. Bien des sociétés malgré l'existence de telles ou telles institutions à peu près identiques au fief ou au vasselage des XI - XIII èmes siècles ouest-européens, ne peuvent être considérées comme féodales parce que la place qu'y tiennent ces éléments féodaux est secondaire dans le fonctionnement du système global. Et cela même quand ces éléments inexistants ou marginaux dans la plupart des secteurs sociaux ou géographiques, sont déjà essentiels dans l'un d'eux, où l'on pourra parler de proto-féodalité. Notre projet sera d'envisager comment des institutions fondées sur le fief ont pu être développées par tel ou tel groupe social au point de prétendre réguler l'ensemble de la société, de montrer aussi comment, par qui, et pourquoi elles ont été combattues et comment elles ont décliné. Pour essayer de vérifier la pertinence des éléments et du modèle à travers des avatars multiples, l'analyse devait partir de l'Occident, inventeur présumé de la féodalité, pour aller vers l'Orient, berceau des premiers systèmes étatiques et légaux". Fin de l'introduction générale
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.