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Dansons la farandole
Bournat Isabelle
LIB THEATRALE
6,00 €
Épuisé
EAN :9782734905547
Dansons la farandole, écrite lors de la crise des subprimes et des émeutes de la faim en 2007, reflète en traits satyriques des mécanismes de pouvoir actuels. Avec outrance, elle met en scène des représentants des institutions et dégage les ressorts d'une société infantilisante où citoyens et puissants sont renvoyés dos à dos. Construites en miroirs, les deux parties de cette farce moderne s'enchaînent en une spirale comique où se croisent esprits de bouffonnerie et de pantomime, où le grotesque et la critique socio-politique vont joyeusement de pair.Après le roman La fille qui marchait dans la nuit, Isabelle Bournat oriente son écriture essentiellement vers deux axes, la poésie et le théâtre. Elle écrit deux pièces historiques, Chamfort et La passion Richelieu, puis Enfantement, Homme inutile, Mercenaires et rédemption (éditions Les Cygnes)..., où alternent le goût de la farce et le lyrisme, la brutalité de la langue et la louange. Que ce soit concernant des questions de société comme dans Résidence Beaurivage (éditions Les Cygnes), comédie tendre et grinçante qui traite de la vieillesse en maison de retraite, ou sur la marchandisation de l'homme comme dans Dépôt-vente (éditions L'Harmattan), se retrouvent une sortie du réalisme au profit d'une volonté de résistance âpre ou jubilatoire. Outre ses recueils J'ai pris frères, Journal d'un jeune homme égaré, elle écrit des récitals de poésie avec musique, invitant à une festivité décalée quand 40 trombones donnent la réplique à une comédienne.
En quatre tableaux, la pièce se déroule dans une boutique dépôt-vente de vêtements. L'employé Ali, jeune émigré sans-papiers, incarne une forme de résistance face au patron affairiste et ravageur. Il est régulièrement rejoint par les voisins d'immeuble Martha, puis l'artiste Nour et le vieux Guillaume, spectateurs acerbes et tragiques de la toute-puissance de la marchandisation, tandis que dans la boutique se succèdent sept proies, sept consommatrices toutes jouées par la même comédienne.
Quel roi ! Le plus long règne, la plus longue vie, le plus beau palais, des guerres sans fin, des amours multiples, une splendeur incroyable, de la gloire à n'en plus finir, une cour royale fastueuse, mécène des arts et de la culture et un emblème : le Soleil... Au-delà de l'histoire de sa vie et de son règne, nous vous emmenons dans une épopée, digne d'un flamboyant roman, celle de Louis XIV. Les dialogues sont imaginaires, tous les faits historiquement exacts.
En 1848, poussés par le désir de croire en une vie meilleure, mes ancêtres ont opté pour une installation sur une nouvelle terre qu'il fallait construire : l'Algérie française. Moi, pendant les huit premières années de ma vie, j'y ai trouvé le soleil, la mer, les petites choses du quotidien qui font rire mais qui font parfois pleurer, les convivialités, les paysages, les coutumes et les caractéristiques familiales ; tout ce que je ne cesse de chérir dans mon coeur. Je retrouve tous mes souvenirs d'enfance ballottés entre l'insouciance et la dure réalité d'un monde qui se moque de ses propres contradictions, et qui évolue sans vergogne dans l'inintelligibilité. Voilà un véritable défi que de montrer la face cachée des événements après tant d'années de boniments emphatiques sur la guerre d'Algérie, la colonisation et les personnes qui ont oeuvré durement sur cette terre d'Afrique...
ACTE IUn salon dans une confortable maison de campagne.Trois portes à la cour et deux portes au jardin.Au fond, au centre, la porte d'entrée de la maison.À gauche, en pan coupé jardin, une baie vitrée.Canapé, fauteuils, chaises, un pouf, un bar avec des verres, bouteilles et flacons, téléphone, une table contre le mur entre la porte 1 et 2 jardin. Quand le rideau se lève, la scène est vide.Jacqueline entre de 2 jardin avec trois assiettes et une nappe. Tille regarde autour d'elle, allume la lampe jardin qui se trouve devant la fenêtre, met la nappe et dispose les trois assiettes sur la table avec les deux chaises qui se trouvent au 3e plan jardin. Tille va allumer la 2e lampe cour et va ressortir au moment où le téléphone sonne. Elle décroche.JACQUELINE - Allo oui?... Oui, c'est ici!... Oui, c'est moi!... Ah, c'est l'agence?... Vous m'avez finalement trouvé une femme de ménage?... Une intérimaire?... Oui, oui, extra!... Bon, eh bien alors c'est parfait!... Combien?!... Cinq cents francs par jour?!... Et 20 % pour vous?!... Oui, oui bon c'est entendu!... Ah, elle s'appelle Brigitte?... Très bien! Bon! Merci, au revoir Madame... oh pardon, Monsieur!...Elle raccroche et va pour ressortir. Quand elle est devant la porte, on entend une sonnerie à l'entrée. Elle y va rapidement et elle ouvre. Robert est dans l'encadrement de la porte avec une valise à la main.ROBERT - Bonjour! C'est moi! (Jacqueline le tire à l'intérieur, referme la porte derrière lui et lui saute au cou pour l'embrasser.)JACQUELINE - Oh, toi! Toi!ROBERT (la repoussant et regardant autour de lui) - Il n'est pas là?