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Pyjama pour six
Camoletti Marc
LIB THEATRALE
13,59 €
Épuisé
EAN :9782734905158
ACTE IUn salon dans une confortable maison de campagne.Trois portes à la cour et deux portes au jardin.Au fond, au centre, la porte d'entrée de la maison.À gauche, en pan coupé jardin, une baie vitrée.Canapé, fauteuils, chaises, un pouf, un bar avec des verres, bouteilles et flacons, téléphone, une table contre le mur entre la porte 1 et 2 jardin. Quand le rideau se lève, la scène est vide.Jacqueline entre de 2 jardin avec trois assiettes et une nappe. Tille regarde autour d'elle, allume la lampe jardin qui se trouve devant la fenêtre, met la nappe et dispose les trois assiettes sur la table avec les deux chaises qui se trouvent au 3e plan jardin. Tille va allumer la 2e lampe cour et va ressortir au moment où le téléphone sonne. Elle décroche.JACQUELINE - Allo oui?... Oui, c'est ici!... Oui, c'est moi!... Ah, c'est l'agence?... Vous m'avez finalement trouvé une femme de ménage?... Une intérimaire?... Oui, oui, extra!... Bon, eh bien alors c'est parfait!... Combien?!... Cinq cents francs par jour?!... Et 20 % pour vous?!... Oui, oui bon c'est entendu!... Ah, elle s'appelle Brigitte?... Très bien! Bon! Merci, au revoir Madame... oh pardon, Monsieur!...Elle raccroche et va pour ressortir. Quand elle est devant la porte, on entend une sonnerie à l'entrée. Elle y va rapidement et elle ouvre. Robert est dans l'encadrement de la porte avec une valise à la main.ROBERT - Bonjour! C'est moi! (Jacqueline le tire à l'intérieur, referme la porte derrière lui et lui saute au cou pour l'embrasser.)JACQUELINE - Oh, toi! Toi!ROBERT (la repoussant et regardant autour de lui) - Il n'est pas là?
Résumé : La Bonne Anna : Bernard doit rejoindre Marseille le soir même pour son travail, sa femme en profite pour rendre visite à ses parents, tous deux donnent son congé à leur bonne, Anna, pour le week-end. Mais tout cela n'est que prétexte et chacun, se croyant seul, revient dans l'appartement sans croiser les autres. Bernard accompagné de sa maîtresse, Jacqueline de son amant et Anna qui souhaite simplement profiter des heures paisibles en l'absence de ses employeurs. Elle n'aura pas cette chance, elle qui passera la soirée à éviter de fâcheuses rencontres dans un tourbillon de portes qui claquent avec la précision dont Marc Camoletti s'est rendu maître. La Bonne Adresse : Jacqueline et Jeanne louent chacune une chambre chez Georgette, ancienne star de music-hall dont elle seule semble en avoir le souvenir. Elles décident, le même jour, de rédiger une petite annonce. Georgette cherche un locataire, Jacqueline, la jeune peintre, un modèle, Jeanne un élève pour ses leçons de piano et Marie-Louise, la bonne, cherche l'amour. Mais les annonces, rédigées en abrégé, sèment la confusion parmi les candidats qui, s'ils sont à la bonne adresse, ne sont pas au bout de leurs surprises !
Charles Gentès et Christine Vercel sont des vedettes de la chanson de l'après-guerre. Ensemble, ils vivent une histoire d'amour passionnelle et tourmentée, comme le racontent tant de chansons de l'époque. Guillaume, le petit-fils de Charles, est producteur de théâtre. Avec son ami Eric, dramaturge et metteur en scène malicieux, ils décident de revisiter cette histoire pour écrire un spectacle choral et musical qui s'invente joyeusement sous nos yeux... D'après une histoire vraie (mais un peu inventée aussi...).
La tourmente de l'Histoire transforme parfois les quidams en héros. Sylvin Rubinstein, qui n'attendait de la vie que de danser le flamenco avec sa soeur jumelle Maria, entre dans la résistance contre les nazis. Après plusieurs mois dans le ghetto de Varsovie, il s'allie à Kurt Werner, officier de la Wehrmacht et résistant, et mène des actions de plus en plus dangereuses. Hanté par la disparition de sa soeur aux mains des nazis, il prend son apparence, et c'est en tenue de Dolores, le nom de scène de Maria, qu'il accomplit un acte d'une violence inouïe... Au soir de sa vie, Sylvin Rubinstein lève le voile sur son destin, de peur que le souvenir de Maria ne s'éteigne en même temps que lui.
Résumé : J'ai décidé de faire parler des femmes, de les faire parler de leur vagin, de faire des interviews de vagins..., et c'est devenu ces Monologues... Au début, ces femmes étaient un peu timides, elles avaient du mal à parler. Mais une fois lancées, on ne pouvait plus les arrêter. Les femmes adorent parler de leur vagin. Depuis sa parution aux Etats-Unis en 1998, Les Monologues du vagin a déclenché un véritable phénomène culturel : rarement pièce de théâtre aura été jouée tant de fois, en tant de lieux différents, devant des publics si divers... Mais que sont donc ces Monologues dans lesquels toutes les femmes se reconnaissent ? Il s'agit ni plus ni moins de la célébration touchante et drôle du dernier des tabous : celui de la sexualité féminine. Malicieux et impertinent, tendre et subtil, le chef d'oeuvre d'Eve Ensler donne la parole aux femmes, à leurs fantasmes et craintes les plus intimes. Qui lit ce texte ne regarde plus le corps d'une femme de la même manière. Qui lit ce texte ne pense plus au sexe de la même manière.
Résumé : Trois femmes se croisent, se rencontrent, s'interpellent au pied d'une statue de la Vierge. Une amoureuse, une jeune mère, une clocharde. Elles livrent leurs souvenirs d'enfance, leurs colères, leurs folies. Enfant, la jeune mère s'est jurée qu'elle deviendrait Marie, quand elle serait grande. Et la voilà enceinte, sans bien comprendre comment, émerveillée d'avoir si bien réussi. Mais lorsque la naissance de son fils la plonge dans les affres de la maternité, la jeune femme revient de nuit pour confier son bébé à la statue. Comment lui faire entendre qu'elle deviendra une mère acceptable en acceptant de n'être que ce qu'elle est ? C'est avec les illusions, les rêves avortés et le réel décapant que les trois femmes jonglent au pied d'une Marie mutique. Mais si leurs paroles sans concession finissaient par redonner figure humaine à cette écrasante icône ? Un texte plein d'humour et de sagesse qui fait la part belle aux solidarités féminines, où lucidité et tendresse redonnent le courage d'exister.
Résumé : " Toute la symbolique de La Tragédie d'Othello le Maure de Venise se trouve condensée dans ce titre, qui, d'emblée, dit le tragique et ses modalités : l'exil et la rupture, l'altérité, et la présence, au coeur des relations entre les protagonistes, d'une irréductible obscurité. Le titre pose aussi l'antinomie autour de laquelle s'articule la dramaturgie tragique : l'opposition entre l'ombre, dont le Maure est la représentation métonymique, et la lumière, associée aux splendeurs vénitiennes. D'abord concentrées dans le personnage de l'étranger, propagées par les machinations obscures d'Iago, les ténèbres envahissent progressivement l'univers dramatique, jusqu'à la nuit du drame ". Léone Teyssandier. Une édition bilingue d'Othello avec une introduction et une traduction de Léone Teyssandier inédites en poche et saluées par Pierre Assouline.
Le théâtre de Harold Pinter découvre un univers singulier, à la fois comique et terrifiant, fait de sous-entendus, de mal-entendus et de pas-entendus du tout. On y voit, comme à travers un microscope, des personnages qui végètent confusément, dont on ne sait presque rien et qui sont soudain - le temps de la pièce - agressés, violés et réduits à un autre néant. On y parle un dialogue quotidien, savoureusement banal, d'une économie précise et pourtant sibylline, qui débouche sur un impitoyable affrontement dans lequel les mots sont des armes mortelles. On prêche le faux pour savoir un vrai qui est encore plus faussé. Les questions que l'on pose ne sont pas celles qu'on a en tête, et la réponse, ou le refus de répondre, ne fait qu'accroître le gouffre d'incompréhension. La pudeur se fait violence, le sourire menace, le désir impuissance, la victoire défaite. Le choix des oeuvres qui composent ce recueil montre bien le parcours accompli par Pinter. Les premières oeuvres (Une petite douleur, Le monte-plats) appartiennent à ce qu'on a appelé le théâtre de la menace : un micro-univers calfeutré, apparemment serein, qui est ravagé par un envahisseur mal défini, tout ensemble jovial et terrifiant. Les oeuvres plus récentes (Paysage, No man's land) ajoutent un nouvel élément : la mémoire. Les souvenirs avec lesquels on jongle, ceux que l'on retrouve ou que l'on modifie ou que l'on invente, ceux qu'on vole à autrui, ceux qu'on mélange délibérément et qui se télescopent et se contredisent, jusqu'à l'effondrement du ou des jongleurs. Et le rire s'étrangle, ripe comme un saphir sur un disque usé, et se change en cri d'agonie.