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La mesure cadastrale. Estimer la valeur du foncier
Bourillon Florence ; Vivier Nadine
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753517752
La Mesure Cadastrale est une évaluation des biens fonciers. Instrument de connaissance, elle est aussi un outil de répartition entre les contribuables d'un Etat. Elle doit préserver les intérêts de celui-ci en évitant une révision du cadastre forcément onéreuse, et créer les conditions d'un impôt équitable. Le propos de l'ouvrage consiste à s'interroger sur ses résultats en recherchant les modalités de son élaboration, et en les confrontant aux autres données comme celles du marché foncier par exemple. La réflexion a consisté à mettre à jour les présupposés et les objectifs des acteurs concernés : Etat, assemblées communautaires, collectivités territoriales ou/et contribuables; à inventorier les choix effectués et les résolutions adoptées (plans, matrices, tableaux récapitulatifs) ; à confronter les expertises aux données du marché et à tenter d'évaluer au jeu des comparaisons les interférences réciproques. Les études menées dans plusieurs pays européens des XVIIIe et XIXe siècles (Belgique, Espagne et France, Vénétie et Lombardie, Bosnie-Herzégovine et Turquie) aboutissent à des conclusions inattendues, contraires aux idées reçues. Définir la mesure cadastrale participe d'une opération de réforme de la fiscalité. L'Etat cherche certes à définir un impôt qui lui rapporte mais il évite qu'il ne soit trop lourd pour ne pas obérer les possibilités de développement; il essaie même de les encourager. De plus, les efforts d'exactitude se retrouvent dans toutes les expériences cadastrales, par la recherche d'informations les plus fiables possibles. Enfin, le décalage entre les valeurs cadastrales et le marché foncier est moins élevé qu'on ne le disait.
L'observation, fondamentale dans l'étude des rapports société-espace, implique de décrire une situation mais aussi d'analyser la place qu'y occupe le chercheur. Une grande variété de terrains - l'alimentation en Polynésie, les squats en France, les plages de Rio, les bains-douches parisiens ou les chamois des Bauges, entre autres - offrent ici l'occasion d'examiner l'interdépendance de l'observation avec d'autres techniques d'enquête, la médiation d'outils d'enregistrement comme le dessin ou la photo, ainsi que les enjeux de la corporéité de l'observateur et de son intrusion dans l'intimité d'autrui. L'espace de l'observation apparaît dès lors comme celui d'une collaboration, de bon gré ou non, avec les observés.
Une maison transformée tour à tour en prison puis en hôpital qui survécut aux aléas de l'histoire jusqu'à la démolition partielle des bâtiments en 1940. Seule la nouvelle chapelle et l'infirmerie bâties par Louis-Pierre Baltard en 1823 témoignent encore aujourd'hui de l'existence du clos Saint-Lazare. Une infirmerie récemment restaurée par la Ville de Paris et qui abrite depuis 2015 la médiathèque Françoise Sagan. C'est l'histoire de la maison Saint-Lazare et de son clos que ce livre tente d'éclaircir, non pas tant la prison pour femme qui vit passer Louise Michel et Mata Hari que l'économie de la maison mère d'une des principales congrégations de la France d'Ancien Régime et son adaptation successive à différents usages.
Bourillon Florence ; Marantz Eléonore ; Méchine St
Le décret du 21 mars 1970 supprime l'Université de Paris et la scinde en treize universités réparties dans la capitale et en proche banlieue. Cette rupture fondamentale dans l'histoire de l'enseignement supérieur a été longtemps interprétée comme une conséquence de la crise de Mai 1968, permettant à l'Etat de reprendre le contrôle des universités parisiennes sous couvert de la proclamation de leur autonomie. Sans minimiser l'impact de ce traumatisme fondateur, ce livre propose une autre lecture de la naissance des universités contemporaines en Ile-de- France. S'appuyant sur des recherches récentes et des approches pluridisciplinaires, il suggère que la transformation de l'Université de Paris résulte moins d'un processus inéluctable dont la crise de Mai aurait été l'étincelle, que de logiques plurielles qui s'ajustent à la charnière des années 1960 et 1970. Ce sont les contours de cette réinvention de l'espace universitaire francilien que ce livre propose de tracer. Il s'agit bien ici de revenir sur un passé récent qui n'a pas été suffisamment étudié mais dont les effets de mémoire sont indéniables sur le temps présent.
Résumé : Qui sont les habitants des squats ? Que réclament-ils ? Pourquoi sont-ils de plus en plus nombreux ? Comment se déroule la vie quotidienne dans un squat ? C'est à ces questions, et à bien d'autres encore, que cet ouvrage, fruit d'une immersion de près de dix années dans les mondes du squat, propose de répondre. Avec rigueur et sensibilité, accordant une large place aux témoignages et aux récits ethnographiques, Florence Bouillon prend le contrepied de bien des idées reçues. Elle montre d'abord avec force que le squat est le produit de la spéculation immobilière et des insuffisances du droit au logement. Mais le squat ne peut être seulement saisi par défaut : loin de n'être qu'un logement illégal, il constitue un refuge, un domicile, un espace de solidarités. Quant aux squatteurs, couramment décrits comme des " inutiles au monde ", ils s'avèrent capables de mobiliser des compétences relationnelles, cognitives et urbaines insoupçonnées. Ainsi l'auteur affirme-t-elle la nécessité d'une approche dialectique des mondes de la vulnérabilité, articulant processus de désaffiliation et dynamiques de résistance. Ce livre captivera tous ceux qu'intéressent les questions du droit au logement, les problématiques de justice sociale, de pauvreté et d'inégalités.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.