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Troisième quodlibet. Edition bilingue français-latin
BOUREAU ALAIN
BELLES LETTRES
69,00 €
Épuisé
EAN :9782251446356
Ce troisième volume, composé de vingt-huit questions, achève la publication des Quodlibet du franciscain Richard de Mediavilla (vers 1248-vers 1300). La date de composition (1296) est confirmée par la présence de questions qui ne peuvent guère se comprendre que par rapport à la situation de Louis d'Anjou à cette date (3, 18, 19, 20, 22 et 23). La controverse avec les Spirituels et avec Olivi est bien marquée (4 et 15). Un nouveau thème apparaît : la critique de la force imaginative, dont l'exaltation était souvent imputée aux franciscains. Mediavilla se livre donc, après une brève affirmation doctrinale (10) à une longue et minutieuse analyse naturaliste de la notion de fascination (12), de la prédiction par les rêves (11) et de l'influence à distance (13). En parallèle, les réflexions déjà entamées sur l'eucharistie, la quantité (5), la pénitence (16 et 17), le droit (26) et l'impôt (28) se poursuivent.
Encore le sujet et son émergence médiévale, dira-t-on! Toujours l'individu! Toujours la personne! Comment espérer apporter du neuf dans l'histoire de la pensée médiévale du sujet? On doit renverser la question: comment peut-on parler d'autre chose que de la condition de sujet? Des milliers d'années de littérature, d'histoire ou de philosophie n'ont jamais épuisé l'insondable. Il ne le sera jamais. Ce livre offre une variation nouvelle, avec l'espoir de frôler, dans son parcours propre, quelque noyau lourd de sens. La pensée du Moyen Age central offre un des moments rares où l'humanité, procédant à une mise en ordre et ployant sous des représentations diverses et contradictoires (pensées antique, juive, arabe et chrétienne) ressent la nécessité d'un examen libre et détaillé, sans limites. Comment l'être humain peut-il être un, dans l'instant comme dans la succession? Comment loger un esprit dans un corps? Pourquoi ne cesse-t-on jamais de penser? Aucune interrogation ne fut aussi riche et radicale avant la psychanalyse. Cet ouvrage se veut aussi le récit d'une lutte contre l'aliénation de soi, contre les doubles qui ne cessent d'étouffer l'individu. De vagues individus constitue le troisième volume de la série La Raison scolastique, après La Religion de l'État (2006) et L'Empire du livre (2007). Biographie de l'auteur Alain Boureau, directeur d'études à est médiéviste. Parmi ses derniers ouvrages: La Papesse Jeanne (1988), L'Evénement sans fin. Récit et christianisme au Moyen Âge (1993), Le Droit de cuissage. Histoire de la fabrication d'un mythe (1995), Théologie, science et censure au XIIIe siècle. Le cas de Jean Peckham (1999), La Loi du royaume. Les moines, le droit et la construction de la nation anglaise, (XIe-XIIIe siècles) (2001) Satan hérétique. La naissance de la démonologie dans l'Occident médiéval (1280-1330) (2004).
Résumé : Une femme, travestie en homme, aurait occupé la chaire de saint Pierre vers 855. C'est du moins ce qu'affirme une tradition légendaire largement répandue depuis le XIIe siècle, encore vivace de nos jours. Au-delà de son allure romanesque, le récit met en jeu un interdit fondamental de la culture catholique : le refus du sacerdoce féminin. Il pose aussi la question troublante de l'imposture : que se passe-t-il quand un pouvoir suprême (et divinement sanctionné) se laisse usurper ? Ce livre propose d'abord de repérer l'origine du récit en interrogeant un rite imaginaire (mais constamment rapporté) qui soutient l'existence de la papesse : lors du couronnement pontifical, on vérifierait la virilité du pape, afin de conjurer la menace d'une nouvelle papesse. Qu'est-ce qui se noue autour de ce rite ? Puis on aborde une autre énigme de Jeanne : jusqu'au XVIe siècle, l'Eglise croit et fait croire à l'authenticité de l'épisode. Comment expliquer ce paradoxe ? L'enquête établit les contextes précis d'utilisation du récit, en abordant, de biais, les moments de grande tension de l'Eglise médiévale (question de la pauvreté franciscaine, Grand Schisme). L'auteur esquisse une théorie de l'historicité des modes de croyance. Enfin, rejetée par l'Eglise catholique, la papesse entre dans l'argumentation réformée et anticléricale et passe en littérature où elle poursuit son existence étrange et fascinante.
Résumé : Ce livre aurait pu s'intituler " L'archevêque et les cadavres ". De fait, on y trouve un cadavre qui saigne devant un meurtrier, des mauvais coups, des fureurs, de funestes destins. Mais tout, ici, passe par la doctrine : la violence affecte le discours et l'événement central est constitué par la condamnation, en 1286, de thèses universitaires, tenues à l'université d'Oxford, portant essentiellement sur la nature du corps du Christ mort. Or il se trouve que l'auteur de cette condamnation, l'archevêque franciscain Jean Peckham avait été, trois ans avant cette condamnation, au centre d'une affaire de dénonciation miraculeuse et publique de ce que certains considéraient comme son injustice criminelle : les ossements de l'évêque Thomas de Cantiloupe, mort en exil, avaient saigné en traversant la province du persécuteur. Grâce à une analyse minutieuse du texte de la censure et de ses divers contextes, l'auteur lance des propositions nouvelles sur les pratiques universitaires médiévales, sur la fortune et l'infortune du thomisme, sur la dynamique des concepts et des disciplines scolastiques, sur les articulations entre mentalités communes et culture savante, entre spiritualité et savoir ainsi que sur l'émergence de la formalisation scientifique...
Résumé : Ce livre aurait pu s'intituler L'archevêque et les cadavres. De fait, on y trouve un cadavre qui saigne devant un meurtrier, de mauvais coups, des fureurs, de funestes destins. Mais tout, ici, passe par la doctrine ; la violence affecte le discours et l'événement central est constitué par la condamnation, en 1286, de thèses universitaires, tenues à l'université d'Oxford, portant essentiellement sur la nature du corps du Christ mort. Or il se trouve que l'auteur de cette condamnation, l'archevêque franciscain Jean Peckham avait été, trois ans avant cette condamnation, au centre d'une affaire de dénonciation miraculeuse et publique de ce que certains considéraient comme son injustice criminelle : les ossements de l'évêque Thomas de Cantiloupe, mort en exil, avaient saigné en traversant la province du persécuteur. Grâce a une analyse minutieuse du texte de la censure et de ses divers contextes, l'auteur lance des propositions nouvelles sur les pratiques universitaires médiévales, sur la fortune et l'infortune du thomisme, sur la dynamique des concepts et des disciplines scolastiques, sur les articulations entre mentalités communes et culture savante, entre spiritualité et savoir, sur l'émergence de la formalisation scientifique...
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Résumé : "Ce livre parle avant tout d'amour : le grec ancien a été l'histoire la plus longue et la plus belle de toute ma vie. Peu importe que vous connaissiez le grec ou non. Si c'est le cas, je vous dévoilerai des caractéristiques de cette langue dont personne ne vous a parlé au lycée, quand on vous demandait d'apprendre par coeur conjugaisons et déclinaisons. Si ce n'est pas le cas, c'est encore mieux. Votre curiosité sera comme une page blanche à remplir. Qui que vous soyez, cette langue recèle des manières de s'exprimer qui vous permettront de vous sentir chez vous, de formuler des mots et des idées qui ne trouvent pas d'expression exacte dans notre langue." Le grec est une langue géniale : voici neuf bonnes raisons d'en tomber éperdument amoureux.