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L'amitié en révolution, 1789-1799. De l'histoire à la mémoire
Bourdin Philippe ; Simien Côme
PU RENNES
28,01 €
Épuisé
EAN :9782753594029
Valeur héritée, valeur refondée à l'aune de la régénération, de l'unité et de la fraternité espérées, quel est le statut de l'amitié dans les projets républicains et les communautés utopiques ? Que deviennent dans la Révolution la culture salonnière et l'idéal maçonniques qui reposent ô combien sur l'entrelacs des relations individuelles ? Comment se nouent, se dénouent ou, au contraire, résistent sur le long terme, les solidarités amicales (dont la camaraderie scolaire ou estudiantine, le compagnonnage professionnel, les réseaux familiaux hérités) confrontées aux événements révolutionnaires ou contre-révolutionnaires, à l'interdiction ou aux remodelages des réseaux, aux choix politiques enfin ? Quelle est la part de la mixité, de la virilité, voire de la sexualité dans ces relations privilégiées en une société misogyne ? Peut-on mesurer comment s'associent selon les temps, raison, obligations, peurs et sentiments ? Par quelles preuves, quels mots, quels gestes, se déclare et vit une relation amicale ? Dans le sillage ouvert par l'histoire des émotions et des sensibilités, il s'agit ici d'apporter de nouvelles réponses et de nouveaux éclairages.
Comment les Français et les Conventionnels sont-ils « devenus républicains » au cours des semaines qui suivent le 21 septembre 1792? N?ayant jamais été formellement proclamée, la Première République est-elle un choix par défaut, l?aboutissement d?une maturation née des spécificités du processus révolutionnaire depuis la déclaration des droits de l?homme et du citoyen de 1789, l?ambition d?un dépassement des expériences républicaines antérieures? Comment les massacres de septembre, le contexte international, la guerre, les relations diplomatiques, l?immigration politique jouent-ils dans le moment électoral, dans la mise en place et la reconnaissance du nouveau régime? Comment les corps constitués, les groupes d?influence ? et au premier rang l?Église ? accueillent-ils celui-ci? Une Assemblée qui ne comprend qu?une moitié de ses membres a-t-elle la légitimité suffisante pour engager le pays entier dans un autre système politique?Telles sont quelques-unes des principales questions auxquelles cet ouvrage, fondé sur les recherches les plus récentes menées par des historiens et des juristes français et étrangers, tente de répondre. Si, 220 ans après sa fondation, actualisation et consolidation du pacte républicain sont toujours à l?ordre du jour, l?étude de sa naissance, la compréhension des enjeux politiques, sociaux et culturels qui y ont présidé, demeurent une des conditions de son renforcement.Michel Biard, Professeur à l?Université de Rouen.Philippe Bourdin, Professeur à l?Université Clermont 2.Hervé Leuwers, Professeur à l?Université Lille 3.Pierre Serna, Professeur à l?Université Paris I.
Qu'il s'agisse des biographies, des vastes enquêtes sur la vente des biens nationaux, sur l'émigration, sur la noblesse du Sud-Ouest, sur l'Ecole royale militaire d'Effiat, sur les camps de Jalès - on en passe - les travaux récents sur le deuxième ordre de la France d'Ancien Régime invitent à la fois à réinterroger son rapport à la Révolution et à l'Europe contemporaine des événements français et à tenter une synthèse d'histoire sociopolitique. Les années 1770 voient se transformer une sociabilité nobiliaire construite autour des Lumières ou des anti-Lumières, marquée par la recherche d'une reconnaissance intellectuelle qui se traduit dans la fréquentation des salons ou l'accumulation des livres, des collections, décennie également parcourue par une réaction d'un ordre, très divers d'une province à l'autre, se repliant pour partie sur ses privilèges, notamment militaires, révisant ses terriers et ses droits féodaux. La fondation par Napoléon d'une noblesse impériale bouleverse un peu plus les rapports de ceux qui peuvent justifier depuis plusieurs générations de leur sang bleu au pouvoir et à la société issus de la Révolution. Le présent ouvrage décrit les différentes adaptations d'un ordre aboli en 1789 à la société nouvelle, essaie de comprendre les stratégies familiales à l'oeuvre, les transferts politiques et culturels qui se jouent dans l'émigration puis, en sens inverse, lors du retour. L'analyse de ces mutations suppose bien évidemment de laisser aussi une place éminente à l'histoire des représentations, à la construction de stéréotypes.
Biard Michel ; Bourdin Philippe ; Marzagalli Silvi
De la chute de l'Ancien Régime à celle de Napoléon, ce volume aborde l'une des périodes clefs de l'histoire de France, fondamentale pour comprendre le fonctionnement de notre démocratie. Le plan mêle une approche thématique et un récit des événements. La moitié des chapitres est ainsi ordonnée autour des grandes ruptures : 1789, "année sans pareille" , bien sûr, mais aussi la naissance de la République en 1792, la Terreur, les années du Directoire, puis celles du Consulat et de l'Empire, aujourd'hui au centre des nouvelles recherches des historiens. Les chapitres thématiques abordent les questions économiques et sociales, les religions, l'histoire culturelle, la Contre-Révolution et l'émigration, les relations internationales et les problèmes coloniaux, les questions militaires. Dans "l'atelier de l'historien" , un aperçu de l'historiographie de la période rappelle à quel point la Révolution, le Consulat et l'Empire ont été, deux siècles durant, un enjeu dans les querelles entre historiens, tant que l'idée même de révolution déclenchait des oppositions partisanes, aujourd'hui en grande partie apaisées. C'est une période centrale de l'histoire de France qui se trouve ici revisitée.
Biard Michel ; Bourdin Philippe ; Marzagalli Silvi
Résumé : De la chute de l'Ancien Régime à celle de Napoléon, ce volume de référence aborde l'une des périodes clefs de l'Histoire de France, fondamentale pour comprendre les fondements et le fonctionnement de notre démocratie. Le plan mêle une approche thématique et un récit des événements. La moitié des chapitres est ordonnée autour des grandes ruptures (1789, 1792, 1793-94, 1795, 1799, 1804, 1815), les autres sont consacrés à des questions majeures (religions, économie, guerre, contre-révolutions). Dans "l'atelier de l'historien" sont évoqués des thèmes renouvelés et/ou suscitant toujours des questionnements, voire des controverses : ainsi, l'historiographie, les pamphlets et images, les élections, la vente des biens nationaux, la première abolition de l'esclavage, la place et le rôle des femmes, la singularité de la Révolution française dans ce qui fut nommé "Révolution atlantique". Les études les plus récentes sont ainsi rassemblées pour la première synthèse d'importance en ce début du XXIe siècle.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni