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Les noblesses françaises dans l'Europe de la Révolution. Actes du colloque intenrational de Vizille
Bourdin Philippe
PU RENNES
30,00 €
Épuisé
EAN :9782753511255
Qu'il s'agisse des biographies, des vastes enquêtes sur la vente des biens nationaux, sur l'émigration, sur la noblesse du Sud-Ouest, sur l'Ecole royale militaire d'Effiat, sur les camps de Jalès - on en passe - les travaux récents sur le deuxième ordre de la France d'Ancien Régime invitent à la fois à réinterroger son rapport à la Révolution et à l'Europe contemporaine des événements français et à tenter une synthèse d'histoire sociopolitique. Les années 1770 voient se transformer une sociabilité nobiliaire construite autour des Lumières ou des anti-Lumières, marquée par la recherche d'une reconnaissance intellectuelle qui se traduit dans la fréquentation des salons ou l'accumulation des livres, des collections, décennie également parcourue par une réaction d'un ordre, très divers d'une province à l'autre, se repliant pour partie sur ses privilèges, notamment militaires, révisant ses terriers et ses droits féodaux. La fondation par Napoléon d'une noblesse impériale bouleverse un peu plus les rapports de ceux qui peuvent justifier depuis plusieurs générations de leur sang bleu au pouvoir et à la société issus de la Révolution. Le présent ouvrage décrit les différentes adaptations d'un ordre aboli en 1789 à la société nouvelle, essaie de comprendre les stratégies familiales à l'oeuvre, les transferts politiques et culturels qui se jouent dans l'émigration puis, en sens inverse, lors du retour. L'analyse de ces mutations suppose bien évidemment de laisser aussi une place éminente à l'histoire des représentations, à la construction de stéréotypes.
Résumé : L'union des arts, leur ouverture au plus grand nombre sont au coeur du projet de régénération porté par les révolutionnaires français. Le théâtre connaît alors un véritable âge d'or, comme en témoignent la multiplication des salles et l'émergence de quantité de nouveaux talents, chez les auteurs comme chez les comédiens, chez les professionnels comme chez les amateurs. Au nom du projet émancipateur de la République, les conventionnels élèvent le théâtre au rang d'"école primaire pour adultes". Des débats sur son utilité pédagogique animent les Assemblées, le Comité de salut public, les clubs, les sociétés, les journaux, au risque d'une censure qui échappe aux seuls critiques, et dont sont volontiers partie prenante les spectateurs. C'est ce foisonnement sans précédent que fait revivre Philippe Bourdin dans cette fresque captivante consacrée aux arts de la scène sous la Révolution. Un rayonnement notamment associé aux noms d'André Chénier, Chamfort, Fabre d'Eglantine, Olympe de Gouges. L'incarnation des gloires républicaines se fait certes par le geste mais tout autant par le verbe. Minoritaire mais conquérant, le théâtre patriotique met en scène des personnages-orateurs : représentants du peuple, maires, officiers, instituteurs, curés patriotes ou, plus simplement, pères et mères de famille anonymes. Ils usent d'un discours de justification, de l'éloge, de la célébration, pour construire sur le vif de l'événement une légende nationale immédiate, un héroïsme à partager.
Le présent ouvrage s'interroge sur les modalités de l'installation de la République, de la Révolution française à l'Affaire Dreyfus. Il montre les voies étroites et difficiles, parfois violentes, qu'ont empruntées citoyenneté et démocratie d'une révolution et d'une restauration à l'autre, selon une succession de régimes qui ont eu pour constante un souci d'ordre social et familial différemment décliné. Il a favorisé un suffrage masculin, censitaire ou universel, des notables attachés à la propriété ou emblématiques des nouvelles élites industrielles et judiciaires. Il a induit la méfiance vis-à-vis d'un peuple renvoyé à une éternelle enfance, jugé passionné, dangereux et indomptable : un monde rural amputé par l'exode, un monde ouvrier porté par l'industrialisation. Vers ces populations ont été particulièrement tournés les efforts d'acculturation, supportés par l'école, l'armée, les fêtes, toute une imagerie et un roman national traduits dans des symboles, une statuaire, des hymnes...
Jean-Gabriel Gallot (1744-1794), médecin et député du tiers état, constitue l'archétype de ces hommes qui ont vu dans la Révolution la possible réalisation de leurs idéaux philanthropiques. Issu du milieu protestant vendéen et proche de celui des négociants rochelais, passionné par des disciplines éclectiques, cet homme des Lumières participe sa vie durant aux réseaux académiques, franc-maçonniques, aux clubs et sociétés savantes. Admirateur de Rousseau et de Necker, il se rallie aux idées révolutionnaires et est élu aux Etats généraux, avant d'être le malheureux témoin de la guerre de Vendée et des exactions des colonnes infernales dans sa contrée natale. Cette biographie intellectuelle et personnelle reconstitue la vie quotidienne d'un médecin et d'un député humaniste à travers sa correspondance en partie inédite.
Comment les Français et les Conventionnels sont-ils « devenus républicains » au cours des semaines qui suivent le 21 septembre 1792? N?ayant jamais été formellement proclamée, la Première République est-elle un choix par défaut, l?aboutissement d?une maturation née des spécificités du processus révolutionnaire depuis la déclaration des droits de l?homme et du citoyen de 1789, l?ambition d?un dépassement des expériences républicaines antérieures? Comment les massacres de septembre, le contexte international, la guerre, les relations diplomatiques, l?immigration politique jouent-ils dans le moment électoral, dans la mise en place et la reconnaissance du nouveau régime? Comment les corps constitués, les groupes d?influence ? et au premier rang l?Église ? accueillent-ils celui-ci? Une Assemblée qui ne comprend qu?une moitié de ses membres a-t-elle la légitimité suffisante pour engager le pays entier dans un autre système politique?Telles sont quelques-unes des principales questions auxquelles cet ouvrage, fondé sur les recherches les plus récentes menées par des historiens et des juristes français et étrangers, tente de répondre. Si, 220 ans après sa fondation, actualisation et consolidation du pacte républicain sont toujours à l?ordre du jour, l?étude de sa naissance, la compréhension des enjeux politiques, sociaux et culturels qui y ont présidé, demeurent une des conditions de son renforcement.Michel Biard, Professeur à l?Université de Rouen.Philippe Bourdin, Professeur à l?Université Clermont 2.Hervé Leuwers, Professeur à l?Université Lille 3.Pierre Serna, Professeur à l?Université Paris I.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?