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Le philosophe et le contre-philosophe. Etudes sur Le Neveu de Rameau
Bourdin Jean-Claude
HERMANN
45,20 €
Épuisé
EAN :9791037008763
Dans Le Neveu de Rameau Diderot oppose un philosophe nommé " Moi " au neveu du grand Rameau, nommé " Lui " . Pourquoi Diderot donne-t-il une telle importance au personnage du neveu, vagabond vivant en parasite aux crochets de riches puissants et vulgaires qui le méprisent et qu'il méprise, dans un face-à-face où le philosophe se trouve incapable de convaincre son antagoniste de changer de mode de vie ? " Lui " est un puissant personnage conceptuel. Il illustre une image troublante de la pensée qui se moque de la pensée, il incarne la coexistence dans la même conscience du sentiment de la dignité avec l'asservissement volontaire. Or cette image dément deux présupposés de la philosophie humaniste et éclairée : le sérieux de la pensée et l'attention qu'elle requiert ; le fondement du désir de liberté dans le sentiment de la dignité. L'ouvrage forge ainsi, face au philosophe, le personnage conceptuel du contre-philosophe. Le contre-philosophe n'est pas un anti-philosophe, il ne défend pas un ordre politique et culturel traditionnel. Il connaît la pensée philosophique, mais il ne l'aime pas. Contre-philosophe est celui qui méprise les vertus éthiques qui doivent accompagner l'exercice de la pensée : la sincérité, la cohérence, l'accord logique avec soi-même. Diderot suggère que cette figure correspond à une époque qui vient, où la valeur de l'argent rendra futiles la préoccupation du vrai et le souci du bien. La tonalité mélancolique du philosophe exprime le sentiment que la philosophie est contre cela impuissante.
Bourdin Jean-Claude ; Chauvaud Frédéric ; Geay Ber
Les analyses, les concepts et les démonstrations de l'?uvre foisonnante de Michel Foucault constituent, pour nombre de chercheurs venant d'horizons divers, à la fois une sorte de boite à outils et un espace de confrontations intellectuelles, obligeant à déplacer les frontières disciplinaires, à s'interroger sur la pertinence des approches, à s'inscrire dans la fécondité d'une démarche. Le présent ouvrage est l'aboutissement d'un séminaire pluridisciplinaire et d'un colloque organisé à l'université de Poitiers, ville dans laquelle est né le philosophe de la prison, de la clinique, de la sexualité, de la gouvernementalité. Dès l'origine du projet, une rencontre riche entre quatre laboratoires universitaires a montré l'intérêt et la nécessité du dialogue entre le Centre de Recherche sur Hegel et l'idéalisme Allemand, le Groupe d'Etudes et de Recherches Historiques du Centre Ouest Atlantique, le laboratoire Savoirs, Cognition et Rapports sociaux, et l'Equipe de Recherche en Psychopathologie Clinique. D'autres chercheurs, venant d'horizons disciplinaires divers, ont apporté leur contribution à cette réflexion. L'objectif de ce livre est de contribuer à la mise en perspective des apports de Michel Foucault à partir des recherches et des interrogations d'aujourd'hui. De la sorte, les études réunies ici traitent toutes des liens entre savoirs, domination et sujet. Les trois premières parties constituent un dialogue entre les différents champs des sciences humaines, autour de trois thématiques: les discours et normes à propos du corps sexué; l'analyse des rapports entre savoirs et pouvoirs; la sexualité, le corps, et la constitution du sujet. La dernière partie est aussi, par les contributions retenues, un dialogue, cette fois-ci entre Michel Foucault et la psychanalyse.
Jean-Claude Bourdin est professeur de philosophie à l'université de Poitiers. Cofondateur du Groupe de travail sur Le Rêve de d'Alembert (associé au CERPHI, ENS Lyon), il a consacré de nombreux travaux à Diderot. Les Pensées philosophiques (1745) et leurs Additions (1763) sont le meilleur témoignage de l'importance de la pensée religieuse de Diderot, et de l'évolution de cette dernière, du déisme et du scepticisme des années 1740 à l'athéisme et au matérialisme militants des années 1760 - 1770. Ce livre s'inscrit dans le projet voltairien d'"écraser l'infâme", projet anti-religieux qui devait fédérer beaucoup d'auteurs des Lumières. Jean-Claude Bourdin redonne sa profondeur philosophique à ce texte souvent assimilé à un brûlot, et qui est pourtant une pièce importante (avec les écrits de Diderot sur la science, par exemple les Pensées sur l'interprétation de la nature, parues dans la GF en 2005) du matérialisme de Diderot.
Résumé : Cet hommage au Professeur Jacques D'Hondt est un geste d'amitié et de reconnaissance envers un collègue, un professeur, un camarade, pour saluer son activité de philosophe, d'enseignant, de chercheur. Sa pensée philosophique inspirée de Hegel et de Marx a contribué à la redécouverte de ces philosophes, à l'écart des modes et des dogmatismes. Mais sa pratique d'historien de la philosophie ne s'est jamais enfermée dans la croyance en l'autosuffisance des textes, fussent-ils ceux des plus grands. Elle a noué avec l'histoire matérielle et politique des rapports subtils, reflétant leur complexité dialectique. Pour Jacques D'Hondt la philosophie présuppose l'histoire qui la déborde et exerce, en retour, sur elle des effets de distorsion qui font " bouger " ses prétentions à l'autonomie absolue. C'est pour mettre en relief cette inspiration constante des travaux de Jacques D'Hondt que cet hommage prend le titre de La philosophie saisie par l'histoire. Mais le travail de Jacques D'Hondt s'est aussi développé dans de nombreuses directions, abordant des sujets liés aux inquiétudes de notre temps. Loin de tout système, il a montré la fécondité de la démarche dialectique apprise auprès de Hegel et vivifiée par la confrontation avec Marx, révélant les contradictions, les points de rupture, attentif à restituer les continuités profondes dans l'histoire. Refusant de délivrer des leçons, Jacques D'Hondt a au contraire la vertu d'éveiller la pensée. On trouvera dans ce livre un Entretien réalisé avec Jacques d'Hondt suivi d'une bibliographie de ses travaux. Ses amis et collègues lui offrent ensuite des études correspondant à l'un des nombreux domaines sur lesquels il a lui-même travaillé.
Résumé : La singularité du matérialisme de Diderot ne réside pas tant dans l'idée que la " sensibilité est une propriété générale de la matière " que dans le caractère inachevé et vraisemblablement interminable de sa pensée philosophique. Consigné dans des textes où il est l'objet d'une mise en scène et d'une mise en écriture, le matérialisme chez Diderot n'est jamais exposé sous la forme d'un traité ni ne semble dépendre de principes explicitement énoncés. Pourtant, l'auteur des PENSEES SUR L'INTERPRETATION DE LA NATURE semble soucieux de faire accréditer ses affirmations par les sciences de son temps (physiologie, médecine, chimie, etc.) et de vouloir confier aux savoirs positifs le soin d'achever " la métaphysique la plus hardie ". Mais contrairement à ce qui est souvent avancé, ce recours aux sciences ne confère pas au matérialisme diderotien une allure ni même une prétention scientifiques. Les sciences sont bien plutôt exploitées pour leurs ressources en images, métaphores, analogies, etc., étant mises au service d'un matérialisme ouvertement conjectural, relevant de l'imagination, seule adéquate à s'ouvrir à la " possibilité des choses ". Se limitant à quatre grands textes, on a seulement voulu dans ce travail essayer de retrouver et d'assembler les " plans perdus " du matérialisme diderotien. On suggérera que cette dispersion est sans doute l'effet du rapport critique de Diderot avec la spéculation qui débouche sur une conception esthétique de l'activité de la raison et un scepticisme inattendu chez le directeur de l'Encyclopédie.
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Lapointe Pascal ; Dupont Christophe ; Boileau José
L'information est un service public essentiel. Sans information, comment prendre des décisions éclairées sur les enjeux de société de l'heure ? La question est devenue encore plus importante à l'heure des réseaux sociaux, qui fournissent de l'information en abondance, mais sans vérifications ni préférences pour des sources crédibles. Pour ce faire, il faut des journalistes et des médias dignes de ce nom. Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à se sortir de cette situation ? Comment trouver du travail et des contrats lucratifs tandis que les médias peinent à survivre et à trouver un "modèle d'affaires " ? Que signifie concrètement devenir journaliste indépendant, ou pigiste, ou entrepreneur, dans la crise actuelle des médias ? Quelles sont les habiletés dont un "nouveau journaliste " a besoin, au-delà des compétences de base qu'on enseigne dans les écoles de journalisme ? Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à maintenir la liberté de la presse à travers ce dédale ? S'ils peinent à trouver du boulot, qu'ils deviennent journalistes indépendants, les nouveaux journalistes tireront-ils leur épingle du jeu ? Cet ouvrage s'adresse aux journalistes indépendants, pigistes ou blogueurs ou aux équipes qui songent à créer un nouveau média. Il leur apportera ce temps essentiel de réflexion pour mieux saisir les enjeux de la profession et relever leurs manches, à l'heure de la communication planétaire, des algorithmes et des inquiétudes sur l'avenir de la profession.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.