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Souveraineté, nation, religion. Dilemme ou réconciliation ?
Bourdin Bernard ; Sapir Jacques ; Renouvin Bertran
CERF
15,00 €
Épuisé
EAN :9782204121101
Qu'est-ce qui fonde la souveraineté ? De quand date-t-elle ? Quelle était sa place dans les régimes politiques antérieurs à la Révolution française ? Pour répondre à ces questions, un économiste laïque, Jacques Sapir, et un philosophe dominicain, Bernard Bourdin, se confrontent. Quand le premier évoque les fondements du pouvoir à Athènes, dans la Rome impériale et au Moyen Age, l'autre revient aux origines de la notion de peuple dans l'Ancien Testament, sur l'essence de l'autorité papale et la doctrine de La Trinité. C'est aussi l'occasion pour eux de dialoguer avec d'illustres penseurs : Platon, saint Augustin, Bodin, Hobbes, Spinoza, Locke ou encore Marx. Cette réflexion d'ordre historique et philosophique montre qu'il n'y a pas d'humanité sans racines, sans origines, sans legs, que ce soit pour celui qui croit au ciel comme pour celui qui n'y croit pas. Un ouvrage indispensable pour comprendre les enjeux de la souveraineté nationale dans son rapport au phénomène religieux en Occident.
Résumé : Considérer que l'Etat moderne a d'abord une configuration théologico-politique peut apparaître anachronique, tant ce concept est désormais très lié à sa formation démocratique et libérale. Mais la souveraineté du peuple n'aura pu faire l'impasse dans l'histoire européenne avec la souveraineté du roi par délégation divine au spirituel et au temporel, théorie que ne saurait accepter le Siège romain. La controverse qui éclate entre Jacques ler et le cardinal Bellarmin après l'attentat manqué contre le roi en 1605 témoigne magistralement de ce double contentieux, politique et ecclésiologique, pour savoir qui détient la souveraineté absolue de droit divin : le roi ou le pape ? Sa résonance en France est capitale, l'assassinat d'Henri IV et les Etats généraux de 1614 en sont la meilleure illustration. En d'autres termes, la maîtrise politique d'une société sur elle-même implique un Etat souverain écartant toute ingérence étrangère, y compris au nom du salut des âmes. Thomas Hobbes accréditera philosophiquement cette thèse.
Lorsque Peterson prend position contre le nazisme en 1933, son itinéraire spirituel et intellectuel l'avait déjà préparé à s'opposer à la politisation de la foi chrétienne: attaché à une conception visible de l'Eglise, il quitte le protestantisme pour devenir catholique en 1930. De plus, sa conception de la théologie le conduit à récuser toute compromission avec le « nationalisme chrétien », qu'il soit luthérien ou catholique. L'on comprendra ainsi que, s'appuyant sur les doctrines de la Trinité et de l'eschatologie, une théologie politique ne peut être légitimée. Mais pour originaux qu'ils soient, les arguments de Peterson, notamment ceux développés dans Le Monothéisme : un problème poli-tique, sont peu connus du public français. Par ailleurs, s'ils ont suscité un intérêt réel chez de nombreux théologiens, ils ont aussi été l'objet de controverses, en particulier avec le juriste et politiste Carl Schmitt. Sur le plan scientifique, la reconnaissance de son oeuvre n'en a pas moins suscité des discussions sous l'angle de l'argumentation historique. Bénéficiant de la distance nécessaire acquise par l'actualisation de la recherche dans les sciences religieuses, l'histoire du christianisme et la philosophie politique, les présentes contributions pluridisciplinaires visent à mettre en valeur tant les enjeux fondamentaux que les limites de l'approche par Peterson du rapport du christianisme avec la sphère politique.
Schmitt Carl ; Bourdin Bernard ; Kervégan Jean-Fra
Carl Schmitt (1888-1985) était juriste et publiciste, auteur d'une oeuvre de théorie du droit et du politique. Sa pensée théologico-politique, de source catholique, joue un rôle déterminant dans sa doctrine de la souveraineté.
Bourdin Bernard ; Daguet-Gagey Anne ; Piettre Paul
Comment faire monde commun ? Comment rechercher aussi le Bien commun ou la conservation collective de la vie sans rien renier de la pluralité humaine ? Cet ouvrage interdisciplinaire se donne pour ambition de renouveler le concept de République, depuis le moment romain, en explorant les notions de citoyenneté, de souveraineté, de représentation, de consentement et le rôle que le christianisme y a joué. Fruit de quatre années de recherches pluridisciplinaires, ce volume constitue les actes du colloque organisé par les membres du Groupe Religions, Eglise et Politique (GREPO) à l'Institut Catholique de Paris. Pour réaliser ce travail d'investigation sur les continuités et les ruptures qui traversent la signification et la mise en oeuvre de la Res publica, plusieurs concepts ont été mis à l'épreuve de la contextualité historique et des enjeux liés à leur définition normative. Quatre thématiques ont été retenues : Espace public ou ordre public ? Souveraineté : représentation ou délibération ? Consentement ou défiance ? Citoyen-croyant : quelle place dans la démocratie ? L'actualité de ces questions est mise en lumière par la conférence de Stéphane Rozès, qui restitue les grands traits de son ouvrage publié en dialogue avec Arnaud Benedetti, Chaos. Essai sur les imaginaires des peuples (Editions du Cerf, 2022).
4e de couverture : «Quelle heure est-il ? Tôt le matin, l'Europe se met en route pour l'école. Elle rapporte ses devoirs à la maison : lutter contre les poussées en arrière par un élan vers une union plus étroite. Le devoir sera effectué par les meilleurs élèves, ceux du noyau fondateur. Que feront les autres ? Ils suivront, un peu à contrec?ur, par le chemin des écoliers.» Dans cet essai inédit, prolongé par quelques textes d'intervention précédemment parues dans la presse, Erri De Luca exprime son attachement à une Europe ouverte et humaniste. Revendiquant son devoir d'ingérence au nom de la mixité des cultures, il nous offre, par ses mises à feu, sa vision d'une communauté humaine au-delà des frontières - telle que la littérature sait l'incarner : «Le remède obligatoire et immunitaire reste la lecture des livres du monde. Je leur dois d'être porteur de citoyennetés variées et de fraternité européenne.»
Résumé : La géopolitique, une discipline compliquée ? Le monde d'aujourd'hui, une affaire de spécialistes ? Certes pas ! Excellent pédagogue, Frédéric Encel s'empare d'une vingtaine d'idées reçues parmi les plus communément admises sur le monde contemporain - "La France n'est plus une grande puissance", "L'ONU ne fait rien!", "Les médias ne disent pas tout", "L'Occident a créé Israël à cause de la Shoah ", etc. - et démonte brillamment ces fausses évidences, offrant aux passages une analyse percutante et accessible. Un ouvrage indispensable pour comprendre notre époque.
Résumé : "Une expérience beaucoup plus cruelle que celle du colonialisme nous attend, celle de la guerre impitoyable avec notre vie sauvage. Ce qui n'avait pas été assimilé par la domination coloniale ne l'a pas été par la modernité nationale, ni par la Révolution, ni par la démocratie. L'islamisme armé vient nous rappeler que le travail ne fait que commencer, et qu'en réalité, nous l'avons esquivé". Hélé Béji La Révolution tunisienne de 2011, née du sentiment de dignité et de justice d'un peuple, fut celle de la spontanéité. Elle a aussi ouvert une voie alternative à l'ingérence démocratique occidentale, aux accents de nouvelle croisade, qui n'a fait que raviver dramatiquement l'islamisme radical. Mais qu'a fait la Tunisie de ce grand moment de son histoire ? Neuf ans après, au coeur d'une crise politique et sociale aiguë, Hélé Béji dresse le constat d'un échec, qui dépasse les frontières de la seule Tunisie. Comment sortir de cette dépression politique, si ce n'est par la constitution d'une société qui, trouvant en elle-même une réponse à l'obscurantisme, restaure la dignité de l'homme ?
Résumé : L'entrée de Barack Obama à la Maison-Blanche en 2009 a marqué un tournant dans l'histoire des Etats-Unis. Il s'est notamment imposé au fil des ans comme un orateur hors pair, et nombre de ses discours demeurent en mémoire. Cette anthologie en rassemble huit. Dans une langue tour à tour déterminée, grave ou encore exaltée, Barack Obama n'a de cesse de réaffirmer son amour et sa confiance en son pays et ses habitants et, quelles que soient les circonstances, de toujours véhiculer un message porteur d'espoir, à l'image de son slogan : Yes, we can ! "Parce que le plus puissant vocable de notre démocratie, c'est ce "Nous". "Nous, le peuple". "Nous vaincrons". "Oui, nous pouvons". Ce mot, personne ne le possède. Il appartient à tous. Oh, quelle glorieuse mission nous a-t-on confiée, de tâcher sans cesse d'améliorer ce grand pays qui est le nôtre !".