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Auguste Comte aujourd'hui précédé de Michel Houellebecq : préliminaires au positivisme
Bourdeau Michel ; Braunstein Jean-François ; Petit
KIME
23,40 €
Épuisé
EAN :9782841743155
Auguste Comte, le fondateur du " positivisme ", a construit une des grandes philosophies systématiques du XIXe siècle. Il développe une philosophie des sciences qui réordonne toute l'encyclopédie pour arriver à fonder la " sociologie ", mais aussi une philosophie sociale et politique, qui se propose de " réorganiser " la société, après les bouleversements engendrés par la Révolution française. Comte tente également de fonder une religion sans Dieu, la " religion de l'Humanité ", qui devrait permettre de renforcer le lien social. Le positivisme connut en son temps un très grand succès, à la fois auprès des savants et des politiques, en Europe comme en Amérique latine. Depuis quelques années, la recherche s'attache à étudier plus précisément l'?uvre de Comte en elle-même, qu'il convient de distinguer du positivisme au sens large. Les articles ici réunis portent d'abord sur la pensée scientifique de Comte, en particulier sur son ?uvre mathématique et biologique. Ils traitent ensuite de la politique comtienne, à la fois à la lumière des théories politiques et sociales de son temps, mais aussi à travers les échos que cette doctrine rencontre aujourd'hui. Ils s'attachent enfin à éclairer la signification d'une esthétique comtienne très méconnue. Ces études sont issues d'un colloque international sur Auguste Comte aujourd'hui, organisé au Centre Culturel de Cerisy-la-Salle en 2001 par Michel Bourdeau, Jean-François Braunstein et Annie Petit. Elles sont précédées dans ce volume par une préface de Michel Houellebecq qui manifeste bien la paradoxale modernité de la pensée comtienne.
Chez les informaticiens comme chez les sociologues, chez les linguistes comme chez les psychologues, il est souvent question aujourd'hui d'ontologie ou de catégorisation. Mais comment le sens nouveau d'ontologie s'articule-t-il avec celui qui avait cours jusqu'alors ? et, d'abord, qu'entendait-on traditionnellement par là ? Que sont les catégories dont parle la catégorisation ? En quoi une catégorie se distingue-t-elle d'un concept ou d'une classe ? L'ouvrage tente de répondre à ces questions en suivant la lente réapparition des deux notions dans la philosophie analytique, de Russel à Quine.
De 1840 aux années 1970, soigneusement traduits et accompagnés de commentaires des meilleurs spécialistes les articles de mathématiques et de logique qui sont à l'origine de l'informatique
PRESENTATION (M. Bourdeau, G. Heinzmann, P. Wagner) APPROCHES HISTORIQUES La préparation du Congrès de 1935 dans la correspondance d'Otto Neurath et de Louis Rougier (Michel Bourdeau). Philosophie scientifique : origines et interprétations. Hans Reichenbach et le groupe de Berlin (Hourya Benis Sinaceur) From Scientific Philosophy to Absolute Positivism : Abel Rey and the Vienna Circle (Anastasios Brenner) Between Semantics and Logistics. The Polish Delegation at the Congress for Scientific Philosophy in Paris 1935 (Wioletta A. Miskiewicz). Federigo Enriques at the Paris 1935 international congress on scientific philosophy (Gabriele Lolli) Que représentait Robert Gibrat (1904-1980) au Congrès international de philosophie scientifique de 1935 ? (Michel Armatte). APPROCHES SYSTEMATIQUES Un dilemme pour la philosophie scientifique en général et pour celle de Carnap en particulier (Philippe de Rouilhan). Carnap's Turn to the Thing Language (Ansten Klev). On Controversy on Semantics at the Paris Congress 1935 (Jan Wolenski) The sessions on Induction and Probability at the 1935 Paris Congress : an overview (Maria Carla Galavotti) "Wrongful Life" Reloaded : Logico-Empiricism's Philosophy of Biology 1934/36 (Prague/Paris/Copenhagen) : With Historico-Political Intermezzos (Gereon Wolters) PHILOSOPHIE, SCIENCE ET POLITIQUE. A political meaning of "Scientific Philosophy" ? The case of Edgar Zilsel (Oliver Schlaudt). Mission accomplished ? Unified Science and Logical Empiricism at the Paris Congress 1935 and afterwards (Hans-Joachim Dahms)
Comte Auguste ; Bourdeau Michel ; Clauzade Laurent
46e leçon - Considérations politiques préliminaires sur la nécessité et l'opportunité de la physique sociale, d'après l'analyse fondamentale de l'état social actuel. 47e leçon - Appréciation sommaire des principales tentatives philosophiques entreprises jusqu'ici pour constituer la science sociale. 48e leçon - Caractères fondamentaux de la méthode positive dans l'étude rationnelle des phénomènes sociaux. 49e leçon - Relations nécessaires de la physique sociale avec les autres branches fondamentales de la philosophie positive. 50e leçon - Considérations préliminaires sur la statique sociale, ou théorie générale de l'ordre spontané des sociétés humaines. 51e leçon - Lois fondamentales de la dynamique sociale, ou théorie générale du progrès naturel de l'humanité.
Violence, domination, inégalité, tyrannie et insurrections : la réflexion de Spinoza sur le droit et la politique ne se limite pas au pacte social, ni à la liberté de philosopher. Il ne s'agit pas seulement de dresser la liste des droits respectifs du souverain et des sujets, dans le sillage des théories du droit naturel. Déjà Althusser avait rapproché Spinoza de Marx et Alexandre Matheron avait montré le rôle essentiel des passions dans la Cité et ses transformations. Toute une génération de chercheurs s'est interrogée ensuite sur les notions par lesquelles se pense ce devenir : foule, peuple, nation, mais aussi multitude. C'est ce dernier terme surtout qui concentre le mieux une pensée de l'initiative historique des citoyens et de leur puissance collective. Il restait à en tirer les conséquences sur les rapports entre individu et multitude, sur les relations de la pensée spinoziste avec Machiavel, Grotius et Hobbes, sur l'attitude de Spinoza envers révolution et conservation, résistance, assimilation et intégration, citoyenneté, désobéissance et révolte. Autant de thèmes qui sont développés ici, à travers la lecture renouvelée de L'Ethique, du Traité théologico-politique, et du Traité politique. Le volume s'achève par un entretien avec Toni Negri, qui fut le premier, dans son livre L'Anomalie sauvage, à mettre en lumière l'importance et le rôle de ce concept. Il y fait le bilan de son propre itinéraire et des discussions qu'il a suscitées.
Le philosophe Charles Appuhn s'est adonné à l'ingrate lecture de la "Bible du peuple allemand" , selon l'auréole de la propagande officielle de 1933 car Mein Kampf offre une vue sans égal non pas seulement sur Hitler, mais sur l'idéologie et les projets politiques de l'hitlérisme. La "destruction des Juifs d'Europe" (selon le titre que Raul Hilberg donna à la somme qu'il consacra à cette destruction) n'est pas seule à y être programmée mais de façon fanatiquement répétée, celle de l' "ennemi de toujours" , la France. Quant à l'Est et aux peuples Slaves, le sort que Hitler annonce constituer également une nécessité vitale pour l'Allemagne, revient à les anéantir aussi afin que la population allemande puisse s'approprier leurs territoires (Drang nach Osten). Il s'agit bien, là ou jamais, de ce que Alexandre Koyré a appelé dans ses Réflexions sur le mensonge une "conspiration en plein jour" . La traduction et la présentation des extraits les plus "significatifs" , selon les termes de Charles Appuhn permettent de disposer en France dès 1933 de cent soixante-dix pages lumineuses en lieu et place des quelque huit cents pages de l'allemand verbeux de Hitler. Aussi bien, il faut y insister, cet Hitler par lui-même est en France la première divulgation autorisée. Elle ne sera interdite qu'en 1943. Sans entrer dans le labyrinthe des avatars éditoriaux, l'originalité courageuse de l'éditeur Jacques Haumont apparaît d'autant mieux qu'en 1933 on disposait certes de nombreux articles en français consacrés au parti national-socialiste, à la montée du nazisme et à la politique allemande, en général tout en ignorant ce manifeste nazi qu'est Mein Kampf. Rappelons que le premier volume, dans lequel Hitler se livre à son autobiographie, fut publié à Munich en 1925, suivi en 1926 du second qui, cette fois, expose les idées et le programme hitlériens. Or, Hitler, en accord avec Eher Verlag, son éditeur, en interdit toute traduction française.