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Rivière rouge
Bourda Didier
LANSKINE ED
24,00 €
Épuisé
EAN :9782359631319
Voyage" sur le continent américain, Didier Bourda pose la question du français ? très à l'intérieur', quelque part entre Grands Lacs et Manitoba. Au gré de sources nouvelles, historiques, géographiques, linguistiques et toponymiques (Prairie du Chien, Eau Claire, Flambeau, Notre-Dame-de-Lourdes, St Claude, St Boniface, etc.) affleure un soubassement langagier dont il importe de saisir les dilatations. Outre ses recherches documentées, Didier Bourda a parcouru les régions des grands lacs, à la rencontre des gens qui parlent encore une sorte de métissage de langues indiennes et de français. Et c'est peut-être du fait de ce voyage, que dans ce texte le corps prends une grande place, en tous cas bien plus importante que dans ses précédents textes. Corps et poème s'affectent l'un l'autre. Renouveler l'espace de la pensée. Mots-clés : corps, espace, poésie oblique, perception, sentir, horizon.
Résumé : "C'est un métier de voleur, d'espion et d'assassin. L'écrivain espionne, il écoute les gens en douce, il vole les particularités et les paroles des autres, et puis il met tout ça sur le papier, il arrête l'instant, comme disait Goethe, autrement dit, il tue ce qui est vivant au nom de la beauté". Pour Iouri Bouïda l'écriture est forcément caractérisée par un rapport quelque peu violent avec la vie. Narrateur de la plus belle tradition russe, intellectuel averti et fin connaisseur des vicissitudes soviétiques, il nous livre l'autobiographie romancée d'un écrivain, qui est également le portrait de la génération post-stalinienne. De son enfance d'après-guerre dans la région du nouveau Kaliningrad, encore récemment habitée des allemands de Königsberg, jusqu'aux premiers bouleversements de la pérestroïka ; l'auteur décrit une époque marquée par le déclin, une société défaillante, brutale, et constamment arrosée par la vodka : des drapeaux déchirés, des scènes érotiques au milieu de ruines teutoniques, des toilettes gelés et des discours que plus personne n'écoute. Puisque tous les autres préfèrent boire, notre héros monte rapidement l'échelle sociale. Il devient membre du parti communiste, rédacteur en chef au fin fond de la campagne baltique et finalement instructeur du comité régional chargé de la presse et de la communication. Mais c'est l'écriture qui va le sauver. Même s'il doit essayer à plusieurs reprises avant de comprendre ce que sa grand-mère lui a dit avant sa mort : "La liberté c'est toi, mais n'oublie jamais que la prison aussi, c'est toi". En faisant coexister un regard précis sur les formes de la décadence et de la désolation, Bouïda nous parle de façon aussi burlesque qu'épatante du courage individuel, de l'intégrité malgré tout, et d'une joie de vivre indéfectible.
Résumé : Quand Stalen Igrouïev arrive à Moscou dans les années quatre-vingt-dix, il rêve comme tant d'autres de devenir écrivain. Mais il est plus enclin à passer du temps auprès des femmes et à s'adonner à la boisson qu'à se mettre véritablement à écrire. Puis il rencontre celle qui l'inspirera : Phryné. Femme-monde, initiatrice de trente ans son aînée et miracle de la nature, elle devient une compagne idéale et sa muse, et va bouleverser le cours de son existence. Rythmé par mille rebondissements et mené par une voix irrésistible pleine d'humour, ce roman picaresque se lit tout à la fois comme la déclaration d'un amour éternel et une réflexion sur ce qu'est la vie d'un écrivain. Mais il brosse également un formidable tableau de la Russie de la seconde moitié du XX ? siècle, dans sa violence et ses excès, qui résonne particulièrement aujourd'hui.
Quelques années après la fin de la Première Guerre mondiale, des dizaines de milliers de Russes ayant fui la révolution bolchévique sont installés en France. Fiodor Zavalichine, aussi appelé Théo, en fait partie, mais contrairement à beaucoup de ses compatriotes il a plutôt réussi son intégration, et son travail de photographe lui permet de vivre correctement. Sa vie se déroule sans accrocs jusqu?au jour où il se rend dans une salle de cinéma parisienne pour assister à une projection du chef-d?oeuvre d?Eisenstein, Le Cuirassé Potemkine. Nous sommes en novembre 1926, et quand il découvre sur grand écran la reconstitution impressionnante de ce massacre dans le port d?Odessa, sa vie bascule. Car en 1905, il avait pris part en tant que militaire à la répression de la mutinerie au sein de la flotte russe, sans avoir conscience de la gravité des faits. Maintenant, en voyant les images de ce film mythique, il est soudainement convaincu d?avoir participé à un crime? Il se précipite au commissariat le plus proche pour faire des aveux - dont la police française ne sait que faire - puis essaie de soigner ses remords et sa culpabilité dans un hôpital psychiatrique. C?est là qu?il apprend dans les journaux le récit d?un horrible fait divers: sept femmes sont retrouvées égorgées dans une fosse commune à Deauville. Il attribue sans hésitation ce massacre à son ancien compagnon d?armes et grand mutilé, Ivan Domani, pour qui il avait justement accepté de faire des photos érotiques de sept jeunes créatures. Débute alors pour Théo un long périple chaotique, entre violence et rédemption, qui mettra notamment une jeune fille appelée Mado sur sa route? Potemkine ou Le troisième coeur est un livre stupéfiant, qui nous confirme plus que jamais que Iouri Bouïda occupe une place de choix dans la grande tradition littéraire russe. Traduit du russe par Sophie Benech.
Résumé : Ida Zmoïro avait connu la gloire très jeune, dès sa première apparition au cinéma. La Seconde Guerre mondiale sévissait alors et les soldats soviétiques avaient été bouleversés par cette beauté juvénile portée à l'écran. Des sacs entiers de lettres d'amour lui parvenaient depuis le front, elle était la plus grande comédienne que l'Union soviétique connaîtrait. Mais en 1943, alors qu'Ida est en route vers un tournage, un terrible accident de voiture met brusquement fin à sa carrière : la splendide actrice est défigurée. Si elle remonte sur scène pour jouer La Mouette de Tchékhov, elle s'exile bientôt en Angleterre où elle passera plusieurs années avant de revenir en Union soviétique grâce à l'intervention de Staline, qui lui interdira pourtant de rentrer à Moscou ; elle finira par s'installer dans la petite ville de Tchoudov. Il est trois heures du matin lorsque Ida Zmoïro, à présent âgée de quatre-vingt-cinq ans, se traîne jusqu'au commissariat avant de s'effondrer. Sa mort inexpliquée intervient quelques jours seulement après la disparition de plusieurs "colombes", ces jeunes filles qui suivent les cortèges funèbres, un oiseau au creux des mains. Ida les connaissait bien, elle leur enseignait la danse, leur apprenait à se coiffer, à s'habiller et à se maquiller. Mais qui pourrait s'en prendre aux "colombes" et à la belle actrice au sang bleu ? Ce sang bleu et froid qui est la marque des plus grandes, ce sang bleu "qui oblige l'artiste à considérer son ouvrage d'un oeil critique, à supprimer le superflu et à rajouter l'indispensable". A travers cette enquête, Iouri Bouïda nous livre un récit foisonnant de destins violents, parfois déchirants, qui s'entrecroisent autour de la tragédienne au visage balafré. La mouette au sang bleu est un roman sombre et puissant, un texte construit avec maîtrise dans la grande tradition romanesque russe.
L'auteure découvre au détour d'une route en montagne à Taïwan, un miroir convexe qui reflète l'image d'un paysage inversé. Il montre un fragment du paysage auquel le regardeur tourne le dos. Il le cadre en éliminant tout le contexte environnant. Le miroir superpose deux paysages situés de part et d'autre de l'observateur, tout en ignorant son propre arrière-plan, dont il masque une portion. Le miroir montre et dissimule tout à la fois. . Elle va alors parcourir l'île à la recherche de ces objets et de leurs reflets paradoxaux, les photographiant. Elle va alors décrire ce qui se déploie au-delà de miroir, le hors champ.
Si nous nous éloignons à la fois du lieu où nous sommes et, en y allant, du lieu où nous allons, en nous rapprochant du lieu d'où nous venons nous arriverons au lieu où nous sommes." Ainsi avance-t- on dans un texte où on parcourt un paysage réduit à ses linéaments, faisant halte tantôt dans l'un, tantôt dans l'autre, échangeant parfois des idées. C'est une aventure au sens où il faut bien qu'il arrive quelque chose.
Un endroit étrange où sont réunis deux personnages... Ils ne se connaissent pas. Lui cherche une réalité qu'il a oubliée, elle cherche le temps, celui de l'attente. Ensemble, ils trouveront le bal et ce moment suspendu où les souvenirs se créent. Chacun se reconnaîtra dans l'autre... Pour qui, pour quoi ? On ne le saura pas... Mais le bal, lui, nous fera réapprendre la nécessité du temps perdu".