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Les paradoxes de l'expertise. Savoir ou juger ?
Bourcier Danièle ; Bonis Monique de
EMPECHEURS
12,40 €
Épuisé
EAN :9782843240768
Les affaires Pierre Rivière, Marie Besnard puis Grégory ont laissé planer le doute sur le statut de la vérité " expertale ". Les auteurs ont enquêté sur toutes ces questions auprès de magistrats et d'experts psychiatriques, en les confrontant à des mêmes cas fictifs afin d'étudier divergences et convergences. Ils ont aussi repris de nombreux rapports d'expertise. Pour les auteurs, il y a un paradoxe au c?ur de l'expertise : " Prenons la situation d'un juge qui, confronté à une demande d'attribution de garde d'enfant, ne perçoit aucun signe de pathologie dans la personnalité du demandeur. Va-t-il faire appel à l'expertise ? Prenons ce même juge, mais qui, cette fois-ci, est convaincu de la gravité de la pathologie du parent demandeur. Dans le premier cas, il s'abstiendra de recourir à cette procédure. Dans le second cas, il aura tendance à demander une expertise. Admettons que, dans le premier cas, la pathologie soit d'une telle subtilité que seul un expert pourrait la déceler. Il n'y a aucune chance pour que cette information soit découverte puisqu'elle n'a pas été demandée. " Pourquoi et dans quels cas un juge fait-il appel à un expert ? Comment utilise-t-il les résultats d'une expertise ? L'idéal de justesse devrait-il entraîner le remplacement des juges par des " experts de la décision " ? Mais quel est le rapport entre " justesse " et " justice " ? Comment s'articulent la parole de l'expert qui doit parler en fait et celle du magistrat qui parle en droit ? Qui contrôle l'expert dans sa production de savoir ? Est-il normal que ce soit le juge qui décide quand il faut faire appel à un expert ?
La question des "communs" est ici envisagée sous plusieurs éclairages disciplinaires, représentés par des spécialistes attentifs à la théorie tout autant qu'à la pratique. Réservant une place importante à la discussion d'exemples ou études de cas, l'ouvrage entend aborder l'analyse des communs d'une manière qui aide à comprendre les espoirs dont la notion est porteuse mais aussi les problèmes que sa concrétisation rencontre dans les faits. La recherche de formes d'organisation ne relevant ni des mécanismes marchands, ni du service public oblige à sortir des sentiers battus. Les pratiques, les institutions et la transmission du commun doivent être pensées ensemble : tel est le pari intellectuel qui a présidé à la conception du recueil et qui lui donne son originalité. L'émergence de nouvelles formes de mise en commun et d'élaboration de normes communes autour de biens ou ressources conduit à valoriser une certaine spontanéité sociale ; mais aborder la question de l'institutionnalisation s'avère primordiale pour que les "communs" d'aujourd'hui contribuent à construire un futur durable, acceptable pour les sociétés et respectueux de l'environnement.
Les sciences de l'artificiel pénètrent toutes les sphères de décision, en médecine, économie, gestion. Vidéo-surveillés et modélisés, les sujets de droit sont-ils prêts à être traités par et comme une machine au nom des logiques sécuritaires et gestionnaires ? Un réexamen, dans les textes, des statuts de la décision et de la loi.
Sève René ; Laprade Bruno Martin ; Bourcier Danièl
Résumé : Le développement de l'informatique et des télé-communications modifie, dans tous les secteurs (science et recherche, économie et entreprises, loisirs et vie sociale...), les intérêts et les comportements. II semble même indiquer une dépendance, voire une substitution progressive, de l'intelligence humaine à l'égard de l'intelligence artificielle. Le droit n'est pas resté étranger à ce mouvement qui modifie en profondeur son organisation et ses métiers. Ce volume retrace pour les différents domaines concernés (législation, jurisprudence, conseil, édition...), les changements en cours et évoque différentes évolutions possibles.
Créative Commons est une organisation à but non lucratif qui offre une alternative au droit d'auteur intégral des Etats, dans le but d'aider les auteurs à partager et à utiliser les œuvres de création. Le livre analyse les premières questions soulevées par l'introduction des licences Creative Commons dans des systèmes de droit différents et montre la véritable prise en compte de la "diversité culturelle" à travers l'auto-régulation des acteurs d'Internet. Les auteurs montrent que l'accès ouvert et universel à l'information et à la culture est possible.
Comment garder la force que nous ont transmise les femmes dont on n'attendait rien d'autre que d'être une maîtresse de maison - épouse, mère? Ces femmes qui, bravant le ridicule, de manière parfaitement désintéressée (elles ne pouvaient nourrir aucun espoir de carrière), ont résisté à l'objection doucereuse de leur père: « Mais, ma chérie, tu ne manques de rien... » et ont cherché par tous les moyens à créer et à vivre. L'Université leur était alors interdite et Virginia Woolf mettait leurs filles en garde: n'allez jamais rejoindre la procession « des hommes chargés d'honneurs et de responsabilités ». Qu'avons-nous appris, nous, les filles infidèles de Virginia, qui avons, de fait, rejoint les rangs des « hommes cultivés »? Nous avons le sentiment d'assister à la fin d'une époque: celle où nous pouvions nous réjouir de voir des jeunes femmes (et des jeunes hommes aussi) prendre goût à la recherche, devenir capables de cette liberté dont nous avons profité. Désormais, à l'Université comme partoutailleurs, il s'agit de manifester sa flexibilité, d'apprendre à donner les bons signaux et à écouter ceux qui proviennent du marché, bref de donner les gages requis de motivation et de sérieux. Comment vivre cette fin d'époque sur un mode qui ne soit ni cynique ni nostalgique? Comment échapper au « chacun pour soi » qui devient la règle à l'Université comme ailleurs? Comment faire aujourd'hui relais au cri de Woolf, « Penser nous devons »? Il nous fallait rencontrer des femmes chez qui nos questions faisaient écho et qui pourraient leur donner des dimensions imprévues, appeler à prolonger ainsi le cri de Virginia Woolf. Françoise Balibar, Bernadette Bensaude-Vincent, Laurence Bouquiaux, Barbara Cassin, Mona Chollet, Emilie Hache, Françoise Sironi, Marcelle Stroobants, Benedikte Zitouni, ont accepté de témoigner des anecdotes, des événements discrets ou des perplexités qui ont marqué le chemin par lequel chacune a découvert ce que pouvait signifier « penser » et passer ainsi du refus à la création. Mêmes si les portes de l'Université se sont ouvertes aux femmes, cela ne signifie pas qu'elles s'y soient senties « à leur place ».
Résumé : A quelles conditions l'écologie, au lieu d'être un ensemble de mouvements parmi d'autres, pourrait-elle organiser la politique autour d'elle ? Peut-elle aspirer à définir l'horizon politique comme l'ont fait, à d'autres périodes, le libéralisme, puis les socialismes, le néolibéralisme et enfin, plus récemment, les partis illibéraux ou néofascistes dont l'ascendant ne cesse de croître ? Peut-elle apprendre de l'histoire sociale comment émergent les nouveaux mouvements politiques et comment ils gagnent la lutte pour les idées, bien avant de pouvoir traduire leurs avancées dans des partis et des élections ?
Bruno Latour inspire depuis plusieurs décennies le travail de philosophes, historiennes et historiens, sociologues, éthologues, anthropologues et artistes dans le monde entier. Face à Gaïa occupe une place particulière dans son oeuvre : ce livre appelle à une réaction au-delà de la simple assimilation théorique. Ce qui a l'apparence d'une question purement scientifique est en vérité un différend d'ordre politique. L'hypothèse Gaïa de Lovelock et Margulis représente l'effort pour reconnaître que la Terre est un sujet qui agit et intervient avec force dans notre histoire. Nous sommes moins sur la Terre que face à elle. La question écologique est moins celle du respect du vivant que celle de l'acceptation et de la représentation de l'actrice politique par excellence : notre planète. Reconnaître sa puissance d'agir signifie faire coïncider la protagoniste de l'histoire de la vie avec sa scène. Autour de ce défi, des spécialistes de différentes disciplines scientifiques et artistiques se sont réunis. Chacun des auteurs raconte sa rencontre avec une des propositions contenues dans Face à Gaïa, comment elle l'a interrogé, bouleversé, voire contrarié. On ne fera face à Gaïa qu'en entremêlant les savoirs issus de l'exploration de cette " zone critique " (autre nom de Gaïa), les performances des artistes, la philosophie, la métaphysique et la théologie. Gaïa en sort encore plus fascinante, provocante et menaçante.
Vous ne percevrez plus la mort comme avant ! Philosophe et psychologue, l’auteure nous dévoile de nombreux témoignages de “ceux qui restent”. Selon elle, “faire son deuil” consiste davantage à faire vivre nos morts à travers nous qu’à les enterrer une bonne fois pour toute. Après tout, comme le disait George Sand, “L’oubli est le vrai linceul des morts”.