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All about love
Bourcart Jean-Christian ; Goldin Nan
LOCO
40,00 €
Épuisé
EAN :9782919507344
Depuis les années 1990, Jean-Christian Bourcart plonge dans les profondeurs des lieux du sexe, d'où il rapporte des images, volées, aux grains éclatés, au flou suggestif et aux couleurs dégoulinantes. Tout a commencé quand un magazine l'envoie faire un reportage dans les bordels de Frankfort. Trois interdictions : pas de femmes, pas de photo, pas de film. Il s'immerge dans les immeubles réservés au commerce sexuel, un monde à part aux couleurs crues. Dans la poche de sa veste truquée, un appareil photo trop bruyant ; il s'arrête devant les chambres et déclenche, la position du photographe voyeuriste, assumée. Ce livre nous offre crûment la découverte de la nuit sexuelle, bordels ou clubs échangistes, ouvrant les portes d'un univers fellinien ou pasolinien, méconnu et souvent objet de fantasmes.
Dans l'Antiquité, on racontait que les pics de chaleur étaient provoqués par l'étoile "Canicule" , aujourd'hui appelée Sirius. On pensait que l'astre déclenchait trente jours de fortes chaleurs car il se lève et se couche en même temps que le soleil du 22 juillet au 22 août. J'imaginais que ma canicule allait naturellement se dissiper vers mes trente ans. Et puis le temps, la température, l'air se figent. Ce n'est pas si désagréable, on bronze, on flirte, on s'étourdit. Je me laisse bercer par la moiteur et je finis par m'attacher à cette façon de vivre comme à un amour vache. J'utilise des appareils photos argentiques sans restriction de format ou de technicité, avec des pellicules couleur, noir et blanc ou des diapositives, au gré des humeurs. Les images dansantes et prises à la volée, chantent notre torpeur et racontent notre résistance joyeuse. Je les développe, les numérise et les partage avec les compagnons de cette vie.
Bourcart Jean-Christian ; Large Anne-Lise ; Soulag
Qu'est-ce que le visible ? Et si, pour comprendre cette question, il fallait d'abord réfléchir aux frontières du visible, ce qui éclairerait le visible et les visibles ? Frontières certes entre les différents discours sur les visibles. Mais surtout frontières-limites du visible : qu'y a t-il au-delà, en-deçà ? Car l'être ne se réduit pas au visible. Alors, pourquoi les hommes l'ont-ils privilégié ? La racine théo de théorie voulait dire voir : savoir est-ce voir ? Savoir est-ce ça-voir ? Voir est-ce savoir ?
Premier lauréat en 2007 du Prix du Jeu de Paume qui récompense l oe u v re d un artiste utilisant la photogra p h i e, Jean- Christian Bourcart livre ici une autobiographie fragmentaire à travers textes et images. Les souvenirs d enfance, le récit familial et les débuts comme photographe de studio forment une trame à partir de laquelle se tissent finalement une existence et une oeuvre. De dériv e s hallucinés en Inde, jusqu à l Amérique contemporaine où il réalise ses dernières séries, en passant par la Bosnie en guerre, Jean-Christian Bourcart n a eu de cesse de bouger et d expérimenter par crainte que la mort ne le saisisse. Au fil des pages, le ton de l auteur reste le même, simple, empathique mais sans complaisance à l égard de lui-même et de ses proches. Le livre progresse d émotions éprouvées en recherches d intensité diverses, vers une forme d apaisement toujours précaire. Au final une forme d autofiction calmement douloureuse, surprenante, parfois drolatique, d une vie entière. Biographie de l'auteur Jean-Christian Bourcart, né en 1960, vit à New York. Lauréat du Prix Gilles Dusein en 1996 et du Prix du Jeu de Paume en 2007, il expose régulièrement ses photographies et vidéos. Il a publié Traffic (Leo Scheer editions, 2004), Madones Infertiles (TDM, 2002) et au Point du Jour Forbidden City (2002) et C était juste cinq heures du soir (1998).
Serge Clément est un photographe québécois qui occupe une place majeure dans le champ de la photographie contemporaine canadienne. Au cours de ces 40 dernières années, son oeuvre photographique s'est particulièrement affirmée à travers les livres de photographie. Le livre est devenu un moyen d'expression aussi essentiel que les expositions. Archipel revisite ansi la production éditoriale du photographe à travers un ouvrage original où des portfolios d'images extraient de quelques-uns de ses ouvrages publiés entre 2000 et 2015 composent ce qui pourrait être une rétrospective. Les six livres judicieusement choisis parmi une trentaine témoignent de la cohérence du photographe dans le regard qu'il porte sur la ville et de l'évolution d'une esthétique photographique singulière. Archipel est une oeuvre d'art en soi constituée de photographies et de livres reconfigurés et repensés dans une nouvelle perspective.
Résumé : " RE-Inventaire : entre photographie descriptive et photographie artistique : un croisement des regards sur le patrimoine. " Au-delà de leur architecture et de leur forte emprise dans le territoire, les lycées sont des lieux de vie essentiels pour ceux qui les fréquentent, les lycéens d'abord mais aussi les enseignants et tous les personnels nécessaires à leur bon fonctionnement. Peut-on encore inventorier et rendre compte de ce lieu de vie, d'apprentissages formels ou informels, ce lieu de confrontation, de parades, d'individuation, de socialisation, de frayage, ce lieu d'imprégnation en le réduisant à l'analyse formelle de son architecture ? Que regarde t-on ? que voit-on ? Sans pour autant répondre à l'ensemble de ces questions, le dialogue tissé entre les chercheurs et les photographes, permet de questionner les contours de ce qu'est un équipement public : des salles de classe vides aux portraits des lycéens ou personnels d'entretien, des ateliers de carrosserie aux bibliothèques patrimoniales, des couloirs aux parcs arborés... L'Inventaire photographique permet de révéler, d'incarner la grande diversité des objets qui se trouvent derrière des façades de tous styles architecturaux : équipements sportifs, piscines, stades, équipements culturels, collections d'art, de sciences, cabinet de curiosités, sculptures, fresques, vitraux, installation d'art contemporain, internat, salle d'exposition, jardins, bois, forêts, atelier de mécanique, salon de coiffure...
Gomez Bernard ; Dampierre Sylvaine ; Régent Frédér
Cet ouvrage réunit une sélection d'avis de recherche d'esclaves marrons (avis de marronnage) parues dans la Gazette de la Guadeloupe entre 1788 et 1847. Ces annonces de tentatives de fuites, de périlleuses échappées publiées au milieu d'autres annonces (prix du café, du sucre ou du coton), par leur banalité, renforcent la violence ordinaire vécue par les esclaves aux xviiie et xixe siècles. Les photographies de Bernard Gomez, en noir et blanc accompagnent cet ensemble d'archives, à travers les paysages de Guadeloupe, autant d'empreintes, de traces de récits effarés... Les avis de recherche sont reproduits en fac silimé sur fonds noirs. Un texte de présentation de Sylvaine Dampierre ouvre l'ouvrage et de courtes "notices" rédigées par Benoît Jullien apportent un regard plus historique et pédagogique sur certains termes utilisés dans les annonces.
Mioveni est une ville en Roumanie située entre Bucarest et les Carpathes. Après la chute du communisme, la ville a pu survivre grâce à l'industrie automobile. Tous les habitants vivent aujourd'hui au rythme de l'usine. Pendant près de trois ans, la photographe Anne Leroy et la journaliste Julia Beurq ont accompagné le quotidien des habitants de Mioveni rapportant images et récits plongeant le lecteur dans l'intimité d'une vie ouvrière. L'enquête est un marqueur de leurs approches photographique et journalistique. Elles privilégient l'expérience du terrain au long cours. A Mioveni en Roumanie, avec empathie, elles se sont approchées au plus près des personnes et de leurs histoires. Cet ouvrage restitue leur immersion sur le terrain dans cette ville ouvrière qui, avec le rachat de Dacia par Renault il y a quinze ans, semble avoir échappé au sort des autres cités mono-industrielles tombées en ruine après la chute du communisme. Les résultats de leurs recherches autour du rapport entre le texte et l'image se déploient au fil du livre, entre perméabilité et complémentarité, sans jamais être ni illustratif ni redondant.