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Le général Revers. Des tranchées à "l'affaire des généraux", un officier hors normes
Bourachot André
ARTILLEUR
22,10 €
Épuisé
EAN :9782810011568
L'itinéraire singulier du général Georges Revers - chef d'état-major de l'amiral Darlan à Vichy à partir de 1941, puis chef de l'Organisation de Résistance de l'Armée en 1943 - permet de porter un jugement plus équilibré et plus exact sur le rôle des militaires de la métropole dans la Libération de la France, loin des regards encore manichéens d'aujourd'hui. De solides appuis, une absence de parti pris, des qualités d'organisateur et une faculté exceptionnelle d'adaptation hissent Revers au sommet de la hiérarchie militaire à la fin de la guerre. Envoyé ensuite en Indochine en mission, il rédige un rapport prémonitoire que les faits vérifieront. Ce document est à l'origine du scandale de l'affaire des généraux, qui secoue la jeune Quatrième République. Victime de machinations, sur lesquelles l'auteur apporte de nombreux et nouveaux éléments, sa carrière est alors brisée. Fidèle à personne, si ce n'est à lui-même et à ses convictions, Revers a traversé ses années de service en homme libre, trop libre pour ne pas se brûler les ailes. Le général André Bourachot, saint-cyrien, officier du génie, est l'auteur, entre autres ouvrages, d'une étude sur le commandement de Joffre durant la guerre de 1914 et d'une histoire de l'Armée française, De Sedan à Sedan, 1870-1940.
Le 11 novembre 1918, l'armée française auréolée du prestige d'une grande victoire est la première du monde. Quelque vingt ans plus tard, un drame se joue en quelques semaines. La France est contrainte de demander l'armistice, son armée irrémédiablement battue par le vaincu d'hier. Comment en est- on arrivé là et pouvait-on ne pas en arriver là ? Au lendemain de la Grande Guerre, les quatorze cent mille morts hantent les coeurs et les esprits. Le "Plus jamais ça" qui monte des masses françaises endeuillées influence durablement les choix militaires qui sont effectués dans l'entre-deux-guerres. Cet état d'esprit pacifiste conduit la France à vouloir "l'inviolabilité" de ses frontières. Il amènera la recherche du désarmement à la Société des Nations, à Genève, et la construction de la ligne Maginot, derrière laquelle la France se croira à l'abri d'une nouvelle guerre européenne vers laquelle l'entraîneront, malgré tout, Hitler et l'idéologie nazie. La catastrophe militaire de 1940 n'est pas due aux contingences de la campagne contre l'Allemagne. Elle n'est que le résultat des choix que les gouvernements successifs et le commandement ont faits année après année. C'est la thèse de ce livre, qui étudie la chaîne des causes et des conséquences et montre par les chiffres et les faits le caractère inéluctable du désastre de 1940.
La seule histoire de l'armée française de 1870 à 1940. Voici, rassemblés en un seul volume, les textes de la nouvelle édition revue, corrigée et augmentée du grand livre du général André Bourachot. L'Histoire de l'armée française entre les deux grandes défaites qui l'ont marquée de façon indélébile, est menée ici de la façon la plus détaillée et scrupuleuse qui soit. De la défaite des armées de Napoléon III à l'armistice de juin 1940, toutes les armes, tous les chefs de corps, toutes les évolutions tactiques sont passés en revue. André Bourachot est général de corps d'armée, breveté de l'enseignement militaire supérieur, ancien auditeur du Centre des hautes études militaires et de l'Institut des hautes études de la défense nationale. Il est l'auteur de nombreux ouvrages d'histoire militaire.
2014 est l'année de la commémoration du centenaire du début de la Grande Guerre ; mais on oublie que deux siècles plus tôt, année pour année, Paris était envahi par les armées étrangères. Le 31 mars 1814, les Coalisés entrent dans la ville par la porte Saint-Martin. Après l'intermède des Cent-Jours, l'épopée impériale s'achèvera définitivement à Waterloo le 18 juin 1815 et les Alliés entreront à nouveau dans Paris le 6 du mois suivant. Depuis cette époque, presque jusqu'à nos jours, tous les pouvoirs : la Monarchie restaurée, le Second Empire et la IIIe République voudront mettre Paris à l'abri de toute nouvelle insulte ". À partir de 1840, Paris s'entourera de fortifications qui connaîtront le blocus de 1870 et la Commune. Réparées et complétées par les ouvrages Séré de Rivières, elles seront à la base du plan de défense de Paris mis en oeuvre par les généraux Michel et Gallieni à partir d'août 1914. Ce camp retranché sera intimement associé à la bataille de la Marne qui verra le reflux de l'armée allemande début septembre. Cette étude a pour ambition de relater l'histoire du Camp Retranché de Paris et de montrer comment pendant deux siècles, on a essayé, pas toujours avec succès, pas toujours à bon escient, de protéger Paris de l'invasion, en oubliant parfois que vouloir sauvegarder Paris n'était pas toujours sauvegarder la France.
Le général d'armée Bourret a été l'un des principaux représentants de la gauche militaire entre les deux guerres. Initié très tôt en franc-maçonnerie, il a été en permanence aidé dans sa carrière par les puissants réseaux maçonniques consubstantiels à la IIIe République, réseaux qui s'étaient reconstitués après l'épreuve de la Grande Guerre. Il a été choisi par les présidents du Conseil ou les ministres de la Guerre radicaux et socialistes, notamment Edouard Daladier, comme chef de leurs cabinets militaires. Ces réseaux républicains n'ont pourtant pas toujours ignoré des hommes catalogués de droite comme de Lattre ou de Gaulle. La défaite va exacerber les clivages. Certains individus basculeront dans la collaboration, tacite ou assumée, avec l'Allemagne. D'autres, à la Libération, incarneront la répression de cette même collaboration sans pour autant en avoir une légitimité avérée. Les chemins des idéologues, quels qu'ils soient, sont toujours tortueux. Mais au-delà du destin des uns et des autres, cette étude offre le tableau d'une armée française tirée à hue et à dia par des politiciens aux idéologies opposées. Elle ne saura pas s'en préserver et sombrera avec eux en 1940 André Bourachot est général et auteur de nombreux ouvrages d'histoire militaire.
Murray Douglas ; Funnaro Julien ; Nogaret Anne-Sop
Ce livre est le récit d'une longue enquête. Depuis la fin des années soixante, des vagues migratoires successives touchent de façon continue les pays d'Europe occidentale. Pour en mesurer l'impact, tant démographique que culturel, Douglas Murray a voyagé pendant deux ans dans la quasi-totalité des pays de l'Union. De Malmö à Lampedusa et de Londres aux îles grecques, il a rencontré et interrogé migrants, policiers, juges, médecins, responsables politiques et humanitaires. Non seulement le continent change à grande vitesse mais Murray constate partout le même phénomène : en matière migratoire, les responsables européens préfèrent toujours les positions généreuses, compatissantes et ouvertes car elles leur rapportent des bénéfices médiatiques immédiats. Ils savent bien pourtant qu'elles conduisent, partout, à des problèmes nationaux à long terme. Et comme Murray a pu le constater, ces problèmes commencent à se voir dangereusement. D'ici la moitié de ce siècle, il est plus que probable que la Chine ressemblera encore à la Chine, l'Inde à l'Inde... Mais, au rythme auquel elle change, l'Europe ne pourra plus ressembler à ce qu'elle était il y a juste quelques décennies. Douglas Murray pose donc la question : faut-il faire de l'Europe le seul endroit au monde qui appartienne à tout le monde ? Est-ce la volonté des Peuples et est-ce raisonnable du point de vue du "bien commun" ? Le compte à rebours a commencé.
Alexandre del Valle fut précurseur en évoquant dès 1997 le totalitarisme islamiste et en annonçant la dérive de la Turquie néo-ottomane. Trente ans après la dissolution de l'ex-URSS, il montre que les pays de l'OTAN n'ont pas toujours changé leurs "logiciels" hérités de la Guerre froide, désignant la Russie comme l'Ennemi suprême. A cette erreur sur l'Ennemi correspond une erreur sur l'Ami, l'Occident demeurant allié aux "pôles de l'islamisme sunnite" (Arabie saoudite, Qatar, Koweit, Pakistan, Turquie, OCI, Frères musulmans) qui oeuvrent, dans le cadre d'un projet d'expansion planétaire, à saper de l'intérieur les valeurs des sociétés ouvertes sous couvert de défense de la religion. Del Valle dresse un bilan des "révolutions de couleurs" appuyées par nombre d'ONG américaines en Europe de l'Est et les relie à l'interventionnisme occidental en Irak ou en Libye puis au printemps arabe, devenu "hiver islamiste" . Il dévoile de façon détaillée les stratégies et buts de guerre des islamistes, qu'il s'agisse des pôles " institutionnels " et étatiques, véritables ennemis, ou des djihadistes, simple face immergée de l'iceberg. Après avoir exposé leur double matrice théocratique et totalitaire, l'auteur démontre que pour résister à cette offensive bien plus planifiée et massive qu'on l'imagine, l'Occident doit de toute urgence définir la Menace et l'Ennemi dans leur globalité puis revoir totalement ses alliances et visions stratégiques. L'enjeu n'est autre que de préserver les valeurs des sociétés ouvertes sans renier leurs racines civilisationnelles. La priorité est de les défendre chez nous avant de donner des leçons de droits de l'homme ou de démocratie au reste du monde
Fournir des clés de compréhension ", "faire de la pédagogie", "éclairer les lecteurs", "décrypter les enjeux", autant de termes que les journalistes utilisent volontiers pour décrire leur métier. Et pourtant, en dépit de ces généreuses intentions, les citoyens montrent une méfiance toujours plus grande à l'égard des médias. Interrogés à ce sujet, les journalistes jugent que les grands responsables de ce désamour à leur égard sont les "complotismes" de toutes sortes, les "populismes", la recrudescence des "fake news" et aussi internet. Spécialiste de la langue et observatrice rigoureuse des médias, Ingrid Riocreux se demande au contraire si cette perte de confiance ne viendrait pas du comportement des médias eux-mêmes. En scrutant attentivement leurs mots et leurs choix, elle met en lumière leur permanente tentation de défendre un hygiénisme moralisateur, leur volonté têtue de sauvegarder des vérités officielles. Quand les biais de la langue médiatique sont démasqués, l'objectif apparait dans toute sa nudité: non seulement, bien sûr, dire aux gens ce qu'ils doivent penser, mais même, à quoi ils doivent penser. De là l'idée d'une emprise totalitaire. Dans l'emballement de la vie quotidienne, nous sommes tous vulnérables aux constructions et aux orientations véhiculées par la langue. Ce livre se propose de donner au lecteur quelques moyens pour se protéger et ainsi ne pas demeurer naïf face aux "marchands de nouvelles".
Le communisme n'a jamais été un idéal de progrès et ses crimes monstrueux ne furent pas le fruit d'une malencontreuse dérive. Telle est la démonstration que fait ici Bruno Riondel, un siècle après la naissance de l'Internationale léniniste. Détruire la superstructure culturelle traditionnelle des sociétés par l'élimination de millions de personnes a toujours été le préalable obligé à la mise en oeuvre des révolutions marxistes-léninistes. Partout, celles-ci permirent à des minorités violentes d'exercer une emprise totale sur des populations terrorisées. Bruno Riondel démontre que le communisme avait prémédité chacun de ses actes, y compris le crime de masse. Il montre également que le combat communiste se déroula toujours à un double niveau, exotérique, à destination des masses, et ésotérique, pour les initiés, les partis communiste du monde entier ayant eu, à l'instar du PCF, une double structure : le parti engagé que chacun connaissait, et sa face cachée, contrôlée en sous-main par les hommes de l'Internationale soviétique. Pour déstabiliser les sociétés de l'intérieur, le communisme instrumentalisa les luttes sociales, utilisant le relativisme moral et le mensonge tactique, avec la complicité de nombreux intellectuels fascinés par sa force ou simplement opportunistes. L'auteur estime que le communisme n'est pas mort. Ses réseaux dissimulés sous le masque du progressisme ont conservé, notamment, la capacité d'étouffer le scandale de la mort des dizaines de millions d'innocents sacrifiés sur l'autel de la révolution prétendue prolétarienne.