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SOUKHODOL
BOUNINE IVAN
DES SYRTES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782845451179
Issu d'un milieu noble, Ivan Bounine assiste dès son plus jeune âge à la pauvreté croissante de sa famille qui aboutira à la ruine complète et à la vente du domaine familial. Sa grande connaissance de la nature et des paysans aura une forte influence sur son oeuvre. "Dès sept ans, dira-t-il, ma vie a été liée aux champs et aux isbas des moujiks." Le servage est aboli mais le milieu qui l'entoure est encore plein de souvenirs de cette époque révolue. Bounine se décide alors à écrire une trilogie dont le premier volet est Le Village, publié en 1910 en Russie (traduit pour la première fois en français en 1934 puis publié chez Stock en 1985), un tableau de la paysannerie et de la misère des moujiks. En 1912, il fait paraître le deuxième volet, Soukhodol (nom évoquant les versants du lit d'une rivière asséchée). A la fois chronique captivante de l'âme russe et tableau des beautés et des laideurs de la vie, ce roman est la saga d'une famille de nobles provinciaux, les Khrouchtchov, dont on devine en arrière-plan la famille de l'auteur. A travers les souvenirs désordonnés de Natalia, une ancienne servante secrètement amoureuse d'un des fils du maître, on découvre une noblesse appauvrie, en voie de disparition. On vit le déclin de cette famille aisée et de son domaine, Soukhodol, qui sombre peu à peu à l'abandon, où se croisent une tante qui devient folle à la suite d'un amour manqué, le grand-père qui est assassiné par un valet, les enfants du maître avec leur gouvernante et leur répétiteur français... La puissance d'évocation de Bounine est forte, sans complaisance aussi envers un milieu dont il est issu lui-même, la petite noblesse provinciale, avec en toile de fond la nature, toujours présente : le jardin, couvert de gelée blanche, la terrasse, envahie par les mauvaises herbes... Empreinte de réalisme, l'écriture, rehaussée de symboles, est lyrique, Bounine ayant un extraordinaire sens du mot : "Pour nous, dit Natalia, la narratrice, Soukhodol était seulement un monument poétique au passé." Soukhodol fait partie, selon les critiques russes du début du XXème siècle, des grands chefs-d'oeuvre de la littérature russe. Gorki dira de ce court roman qu'il est le plus accompli mais aussi le plus terrible de la littérature russe moderne.
Ecrites entre 1900 et 1949, les nouvelles réunies dans ce recueil nous projettent dans un univers où la nature imprime aux hommes ses paradoxes et ses débordements. Pris dans la tourmente de la guerre, dévorés par les passions amoureuses, ou en proie aux souvenirs cruels, les personnages de Bounine affrontent les épreuves par le biais d'un imaginaire incandescent. Leur sincérité et leur force d'âme nous les rendent étonnamment proches dans leur étrangeté même. Leur solitude est un exil intérieur, miroir de la condition de l'auteur.
Mitia, jeune étudiant moscovite, est épris de Katia, une apprentie comédienne à peine plus âgée que lui. Vive, ravissante, elle semble très amoureuse, elle aussi, mais Mitia souffre d'une jalousie morbide, folle, qui empoisonne leur relation. Brusquement, il décide de partir à la campagne, dans la propriété de sa mère, et y attend Katia. Attente torturante de la lettre qui ne vient pas, qui vient enfin, mais qui n'est pas celle qu'il attendait...
Un femme seule écrit des lettres à un écrivain dont le dernier roman a déclenché en elle un besoin d'aimer furieusement. Une lycéenne d'une beauté troublante charme tous les garçons qui l'approchent mais choisit, pour l'initier à l'amour, un homme plus âgé et bien médiocre. Un ancien marin tient des propos virulents sur le meurtre et l'absence de repentir chez les assassins, tout en ayant lui-même un comportement criminel. Une femme mariée, mère de deux filles, voit sa vie bouleversée, le jour où elle rencontre un jeune homme immature en qui elle reconnaît le fils qu'elle n'a jamais eu. Un poète, plongé dans la méditation, est persuadé de contenir en lui une parcelle de Dieu. Voilà quelques-uns des personnages que l'on peut croiser tout au long des huit nouvelles, teintées d'étrange et de fantastique, qui composent ce recueil.
Leontiev Konstantin ; Lepekhine Mikhaïl ; Roure Ne
En retraçant le parcours mystique du père Clément Zederholm, protestant allemand converti à l'orthodoxie et tardivement consacré moine, Constantin Leontiev nous fait découvrir le célèbre monastère d'Optino, près de Moscou, où Zederholm s'était retiré, et nous conduit jusqu'au mont Athos en Grèce, haut lieu de la spiritualité orthodoxe universelle. À travers la monographie de son grand ami et interlocuteur, l'auteur nous livre le portrait complexe et passionné d'un intellectuel brûlant d'une foi exigeante jusqu'à l'excès, rompu au débat théologique et nourri de ses contacts avec les célèbres personnalités orthodoxes, grecques et slaves, de la seconde moitié du XIXe siècle. Quiconque s'intéresse à l'expérience humaine, à la question slavophile ou au débat dogmatique, trouvera ici matière à enrichir ses connaissances du monde orthodoxe, du monachisme et de ses starets, et des pères de l'Église. Leontiev rédigera cet ouvrage après avoir lui-même pris ardemment part au débat philosophique, politique et religieux qui a marqué la Russie de son époque. Libre-penseur, visionnaire, convaincu du rôle messianique de la Russie orthodoxe, il mènera une vie agitée avant de finir ses jours au monastère de la Trinité-Saint-Serge, près de Moscou. C'est là qu'il prendra lui aussi l'habit monacal sous le nom de Clément, ultime hommage à celui qui fut son guide spirituel. Foi et raison, Orient et Occident, temporel et éternel, personnel et universel... Autant d'interrogations auxquelles cette biographie permettra de donner réponse.
Par une nuit d'hiver, sur une côte sauvage du Lac Baïkal, Michka tente d'échapper à ses poursuivants. Son peuple est celui des Evenks, de l'antique famille sibérienne des Toungouses. Le jeune fugitif a été élevé à L'école de la taïga par la chamane Rata, sa grand-mère, qui incarne La sagesse de la communion avec la nature, sait parler aux animaux et lire la forêt comme un livre... Bientôt, Michka est rattrapé. Et pourtant sa cavale ne s'arrête pas là. Le Toungouse entame en effet une quête de ses origines qui, d'une spirale à l'autre, dans un mélange poétique de souvenirs, de songes et d'action, le ramène invariablement à l'univers baïkalien. Véritable déclaration d'amour au lac Baïkal et à sa nature envoûtante, Le Cantique du Toungouse est aussi une fable écologique et poétique qui nourrit La pensée en plongeant le lecteur dans une ambiance magique.
La famille Stauffenberg sera détruite jusqu'au dernier membre", a déclaré Hitler après l'attentat manqué du 20 juillet 1944, initié par Claus von Stauffenberg. Nina, son épouse, est arrêtée deux jours plus tard, et commence alors pour elle près d'une année d'isolement : les prisons, puis le camp de concentration de Ravensbrück et, enfin, les hôpitaux. C'est sa grossesse qui l'a sans doute sauvée de l'exécution ; elle a donné naissance à Konstanze, l'auteure de ce livre, en prison. Ses quatre autres enfants sont placés par les nazis dans un orphelinat sous un faux nom, dans le but d'être adoptés. Basée sur des entretiens, de nombreux documents, lettres et archives, mais aussi des histoires orales transmises de génération en génération, cette chronique familiale se confond avec la grande Histoire dans ses moments les plus tragiques. C'est aussi une lettre d'amour de Konstanze von Schulthess à sa mère et un hommage aux héroïnes inconnues et silencieuses de la Seconde Guerre mondiale.
Berlin, 9 novembre 1989... Le mur est ouvert. La République démocratique allemande ferme boutique. Son existence ne tenait qu'à un mur. Un mur qui n'était que la partie visible de l'iceberg. Dessous se cachait la Stasi, ce monstre tentaculaire de la guerre froide, cette police secrète à qui rien n'échappait. C'est dans son antre que nous emmène l'auteur. Pendant près de trente ans, il a affronté à Berlin-Ouest et en RFA les agitateurs et désinformateurs stipendiés de la Stasi, déjouant ses traquenards à Berlin-Est et en RDA. Il a vécu aussi l'infiltration du mouvement étudiant des années 1960 et de divers organismes d'Allemagne de l'Ouest ; il a contacté à maintes reprises des dissidents est-allemands et collaboré avec eux, menant sa petite guerre personnelle contre cette dangereuse organisation tout au long de la guerre froide. A partir de son expérience, de témoignages poignants, d'entretiens avec des espions et leurs victimes, il nous entraîne dans les arcanes du " meilleur service d'espionnage de l'histoire ", et nous fait vivre le quotidien d'une dictature, mêlant à la fois l'analyse rigoureuse du politologue et la narration du journaliste. Un document rare.