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L'ami inconnu
Bounine Ivan
MERCURE DE FRAN
14,00 €
Épuisé
EAN :9782715221024
Un femme seule écrit des lettres à un écrivain dont le dernier roman a déclenché en elle un besoin d'aimer furieusement. Une lycéenne d'une beauté troublante charme tous les garçons qui l'approchent mais choisit, pour l'initier à l'amour, un homme plus âgé et bien médiocre. Un ancien marin tient des propos virulents sur le meurtre et l'absence de repentir chez les assassins, tout en ayant lui-même un comportement criminel. Une femme mariée, mère de deux filles, voit sa vie bouleversée, le jour où elle rencontre un jeune homme immature en qui elle reconnaît le fils qu'elle n'a jamais eu. Un poète, plongé dans la méditation, est persuadé de contenir en lui une parcelle de Dieu. Voilà quelques-uns des personnages que l'on peut croiser tout au long des huit nouvelles, teintées d'étrange et de fantastique, qui composent ce recueil.
Sans doute y a-t-il peu de points communs entre Sania Diespérova, qui, après trente années de désillusions, décide de boire la goutte de miel qui reste dans le calice de la vie, et la belle Véra qui rompt paisiblement avec son compagnon de quinze ans. Et peu de relations entre ces femmes et le berger Ignace, assassin amoureux, ou Paracha, trouvée folle sur le bord de la route. Du moins ont-ils tous dû, un jour, confronter les rêves qu'ils avaient fomentés avec la sèche réalité des choses. Hommes et femmes d'une Russie ancienne, prérévolutionnaire, ils sont tous, pour nous, comme les gens du domaine aujourd'hui désert de Soukhodol : ils sont morts, ceux qui figure en cette relation, et leur passé, de plus en plus, prend figure de légende, et a cette tonalité, douce-amère, d'un murmure grave et mélodieux.
A travers le personnage d'Arséniev, Ivan Bounine, décrit sa jeunesse russe passée à la campagne dans la région des steppes. Roman du destin, de l'émotion et de la quête du bonheur, La Vie d'Arséniev nous plonge d'emblée dans l'univers intime d'un enfant solitaire élevé dans une nature nue et sans bornes. L'immensité du domaine familial, la terre, les animaux, les premières expériences de la mort façonneront une intelligence intuitive, comme habitée par une prescience des être et du monde. Intense travail de mémoire, canevas précis d'une enfance passée au temps d'une extrême déchéance de la noblesse russe, un père oisif, une mère douce, deux frères, deux sœurs, les périples au cœur d'une Russie poétique, chaude, interlope, la rencontre avec les figures insolites à jamais enfuies, la vie sentimentale violente d'un homme aussi despote que séduisant, forment la trame de ce magnifique et puissant exercice de réminiscence et d'écriture. Sur la toile de fond d'un monde destiné à disparaître, alternent le charme et la jouissance, puis dans l'abandon la solitude et le déclin.
Issu d'un milieu noble, Ivan Bounine assiste dès son plus jeune âge à la pauvreté croissante de sa famille qui aboutira à la ruine complète et à la vente du domaine familial. Sa grande connaissance de la nature et des paysans aura une forte influence sur son oeuvre. "Dès sept ans, dira-t-il, ma vie a été liée aux champs et aux isbas des moujiks." Le servage est aboli mais le milieu qui l'entoure est encore plein de souvenirs de cette époque révolue. Bounine se décide alors à écrire une trilogie dont le premier volet est Le Village, publié en 1910 en Russie (traduit pour la première fois en français en 1934 puis publié chez Stock en 1985), un tableau de la paysannerie et de la misère des moujiks. En 1912, il fait paraître le deuxième volet, Soukhodol (nom évoquant les versants du lit d'une rivière asséchée). A la fois chronique captivante de l'âme russe et tableau des beautés et des laideurs de la vie, ce roman est la saga d'une famille de nobles provinciaux, les Khrouchtchov, dont on devine en arrière-plan la famille de l'auteur. A travers les souvenirs désordonnés de Natalia, une ancienne servante secrètement amoureuse d'un des fils du maître, on découvre une noblesse appauvrie, en voie de disparition. On vit le déclin de cette famille aisée et de son domaine, Soukhodol, qui sombre peu à peu à l'abandon, où se croisent une tante qui devient folle à la suite d'un amour manqué, le grand-père qui est assassiné par un valet, les enfants du maître avec leur gouvernante et leur répétiteur français... La puissance d'évocation de Bounine est forte, sans complaisance aussi envers un milieu dont il est issu lui-même, la petite noblesse provinciale, avec en toile de fond la nature, toujours présente : le jardin, couvert de gelée blanche, la terrasse, envahie par les mauvaises herbes... Empreinte de réalisme, l'écriture, rehaussée de symboles, est lyrique, Bounine ayant un extraordinaire sens du mot : "Pour nous, dit Natalia, la narratrice, Soukhodol était seulement un monument poétique au passé." Soukhodol fait partie, selon les critiques russes du début du XXème siècle, des grands chefs-d'oeuvre de la littérature russe. Gorki dira de ce court roman qu'il est le plus accompli mais aussi le plus terrible de la littérature russe moderne.
Résumé : Le jour baisse déjà lorsqu'ils franchissent un mur de pierres sèches pour se frayer un chemin en direction d'une petite baie. "Ferme les yeux, Martha, et attends que je te dise de les rouvrir". Puis au détour d'un rivage, il dit : "Maintenant". Devant eux, le ciel est en feu, rouge sang et or. Peu à peu il s'assombrit, devenant violet, puis noir, avant que la grande boule de feu ne tombe dans la mer. C'est sur la côte ouest de l'Irlande, au sein d'une nature sauvage, âpre et magnifique à la fois, que Martha, qui vit et enseigne à Londres, est venue faire le point sur sa vie. Son mari, irlandais, brutalement décédé, possédait là-bas un cottage, dans son village natal, face à l'océan et aux inquiétantes îles Skellig. Il y allait souvent - seul ? - et elle plus rarement. Il y a la pluie, les embruns, les feux de tourbe, d'incroyables couchers de soleil, les pubs enfumés où tout le monde chante de vieilles balades. Et des rencontres, souvent inattendues.
Résumé : Laure avait des mots d'amour mais pas les preuves : Vincent n'évoquait jamais de date pour une prochaine rencontre. Et ce décalage entre les paroles et les actes la perturbait. Les messages maintenaient un lien entre eux, mais ils rendaient aussi la distance plus palpable et transformaient Vincent en une divinité inaccessible. Laure est tombée amoureuse de Vincent en discutant avec lui sur Facebook. Depuis des mois, ils échangent aussi des SMS à longueur de journée. Elle sait tout de lui, de ses goûts, de ses habitudes mais tout reste virtuel. Si Vincent tarde à lui répondre, l'imagination de Laure prend le pouvoir et remplit le vide, elle s'inquiète, s'agace, glisse de l'incertitude à l'obsession. Quand une rencontre réelle se profile, Laure est fébrile : est-ce le début d'une histoire d'amour ou bien une illusion qui se brise ? Subtile analyste du sentiment amoureux, Stéphanie Dupays interroge notre époque et les nouvelles manières d'aimer et signe aussi un roman d'amour intemporel sur l'éveil du désir, l'attente, le doute, le ravissement.
4e de couverture : Avec l'ère Meiji (1868), après deux siècles de clôture, le Japon s'ouvre au monde. En octobre 1867, à l'âge de 22 ans, Maurice Dubard s'engage dans la Marine française. La mission militaire à laquelle il participe a pour but de contribuer à doter le Japon d'une armée moderne. Avec l'un de ses collègues, Marcel, le jeune homme sillonne donc les principales villes de l'archipel. Mais son projet d'écriture est loin des armes et des uniformes, loin des bureaux administratifs et des fabriques. À l'instar du célèbre Japoneries d'automne de Pierre Loti, Maurice Dubard s'emploie à peindre en une série de tableaux et de saynètes ce Japon des années 1870. Sa passion se porte aussi bien sur la culture matérielle ancestrale de l'Empire que sur l'énergie débordante de la jeunesse nippone. Conteur formidable, Dubard ne cesse d'osciller entre ce passé et le présent. Son récit de voyage est absolument contemporain du rapprochement entre l'Europe et le Japon.
Textes choisis et présentés par Jean-Claude Perrier4e de couverture : De toute éternité l'homme a cru en quelque chose. Avec le temps, sa foi s'est sophistiquée, dotée d'instruments concrets : sanctuaires, ministres dévoués, cérémonies cultuelles, sacrifices, offrandes, chants, totems et tabous... Chacune des principales religions ou sagesses (hindouisme, polythéismes, bouddhisme, confucianisme, judaïsme, christianisme, islam¿) possède ses propres textes sacrés qui permettent d'approcher l'idée de dieu. Un dieu, des dieux que l'on retrouve dans les textes d'écrivains - croyants pour la plupart -, lesquels témoignent que la foi est aussi l'une des plus riches et belles sources d'inspiration - de conflits aussi. Sans oublier le contrepoint des sceptiques, voire des athées, qui revendiquent leur non-croyance. Dans les pas de Dieu, balade au pays du sacré comme du doute, en compagnie de Victor Hugo, Voltaire, Chateaubriand, Nietzsche, Claudel, Péguy, Bernanos, Mauriac, Jean-Marie Kerwich, Salman Rushdie, Christian Bobin et bien d'autres¿