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Au pays des macarons
Boulouque Clémence
MERCURE DE FRAN
3,60 €
Épuisé
EAN :9782715225688
Les recettes de cuisine ressemblent un peu à une carte d'identité. Il y a là des traits qui se veulent précis mais sont finalement vagues, des renseignements qui décrivent la personne mais n'en disent rien, au fond. Qu'est-ce que cela signifie de s'appeler Boulouque, Clémence, née le 25 juin 1977 à Paris XVIIe, 1,75 mètre, adresse, signes particuliers : néant, yeux : verts ? Qu'est-ce que cela livre de quelqu'un ? Rien. Ou si peu. Signes particuliers : bêtement émotive, très désordonnée, tendance à la nostalgie, incapable de rentrer dans une cuisine dès qu'un produit carné l'y a précédée, adorait sa grand-mère qui était une si belle personne et faisait de si bons gâteaux, écrit un livre sur les macarons pour lui rendre hommage et sans doute pour bien d'autres raisons qu'elle ignore. " A travers l'histoire du macaron, Clémence Boulouque renoue les fils et les affections de sa vie - une mémoire sucrée et voyageuse. Elle est l'auteur de Mort d'un silence (prix Fénéon 2003) et de Sujets libres.
Elle a demandé à d'autres fils et filles d'exilés si leurs parents ont la gorge nouée en évoquant le pays quitté, si cela les empêche de parler. Ils l'ont, souvent. Ils choisissent le silence pour transmettre la mémoire. Parmi leurs enfants, certains s'en privent, d'autres s'en moquent. Quelques-uns, enfin, l'inventent. Sujets libres. " Des parents muets, un grand-père disparu trop tôt - une mémoire familiale occultée. Fille de rapatriés d'Algérie, Violaine Bellassen ne connaît, de ses origines, que le silence. Alors, en réponse, elle s'éloigne des siens. Scénariste, journaliste, elle fait de sa jeune existence une course et une quête éperdues de racines et de reconnaissance. Jusqu'au jour où tout s'effondre. Paris. Le Maroc. New York. Le coupable s'appelle Simenon.
Après avoir été un brillant jeune banquier d'affaire, le narrateur, Frédéric Marquez, est embauché à moins de trente ans dans une société de chasseurs de têtes. Issu d'une famille modeste de la grande banlieue, il est animé d'une implacable soif de réussite. L'argent lui brûle les doigts, les femmes passent dans sa vie sans qu'il sache ni veuille les retenir. Seule Sonia Stepan, recruteuse pour une boîte concurrente, lui fera quitter sa carapace d'égocentrisme cynique ; mais Sonia vit avec un autre homme... Tandis que leur liaison peine à trouver son équilibre, on voit s'agiter autour d'eux le milieu auquel ils ont choisi d'appartenir : jeunes loups sans âme ni scrupules, avides de conquêtes et d'objets inutiles mais hors de prix, emportés par leur propre vitesse dans un vertige qui parfois, lors des moments d'abattement ou de lucidité, peut les amener à la nausée ou au suicide. Cette peinture de moeurs, à la fois féroce et glaciale, donne à voir un milieu rarement pénétré par la littérature. Les jeunes gens décrits par Clémence Boulouque sont efflanqués et amers, il ne connaissent ni la compassion, ni la patience, ni la paix : « La réussite n'est qu'une des facettes de la peur »...
Il a beaucoup été dit combien les catastrophes mettent à jour les inégalités et les maux de nos sociétés. Cependant, envisager le soudain déferlement du mal comme le reflet de profonds dysfonctionnements a des racines anciennes. Et c'est la signification même du mot apocalypse : une révélation. L'une des plus fameuses illustrations de ce dévoilement du monde corrompu est le livre de l'Apocalypse de Jean où l'un des quatre cavaliers de la fin des temps figure la peste et la mort. Mais l'épidémie meurtrière accompagnée de guerre annonce une ère où triompheront vérité et justice. Ce motif ambigu de destruction et de création apparaît dans les textes fondateurs religieux et dans les oeuvres littéraires qui interrogent leur impact. De la Bible à Odipe Roi, des Evangiles au Talmud, de l'Islam au Bouddhisme tibétain, mais aussi dans le Décameron ou Faust, chez Ben Johnson, Pouchkine, Zweig, Camus, Saramago, Butler, on lit les ravages des fléaux, le désarroi des hommes devant un Dieu qui s'absente, la quête de réponse face à des maux qui nous dépassent, la tentation de la haine et les persécutions, mais aussi l'urgence de l'espoir. Si la solution humaine pour donner sens à ces ruptures dans nos vies est d'en faire le récit, relire les textes sacrés qui racontent la catastrophe nous y aide précisément. Ils lient les existences singulières au collectif, les individus aux mythes, le passé au futur, et peut-être même à ce que certains appellent l'éternité. Emerge alors une vision des écrits religieux non pas comme des normes ou des prescriptions mais comme des miroirs tendus, presque comme des romans. A leur suite, des livres qui sont devenus des pierres angulaires de notre littérature racontent comment la proximité entre ce qui tue et ce qui sauve nous constitue, nourrissant instinct de survie et besoin d'espérance. Le double regard qu'elle pose sur la religion et sur l'histoire littéraire donne naissance à cet essai lumineux sur une notion à la fois atemporelle et terriblement actuelle. De la Bible à Octavia Butler, Clémence Boulouque transmet ici des réponses salutaires à des enjeux existentiels.
Connais-toi toi-même" , "deviens ce que tu es" ... Publicités et réseaux sociaux regorgent aujourd'hui de ces aphorismes et on ne compte plus les livres colorés autour du bonheur, de l'amour et de la construction de soi - thèmes philosophiques par excellence. Pourtant la philosophie reste souvent perçue comme une matière aride. Platon, Nietzsche, Descartes, Kant intimident encore. Revenir aux sources, savoir pourquoi et comment les grands auteurs ont décidé de consacrer chaque jour de leur vie à cette discipline pour trouver des sources infinies de consolation et de joie, depuis l'Antiquité, jusqu'à mourir pour elle, telle est l'une des missions de cette anthologie. Les grands philosophes côtoient ici les romanciers, artistes, cinéastes ou chanteurs qui évoquent, à la première personne, le plaisir de philosopher. Balade en compagnie de Socrate, Aristote, Epictète, Voltaire, Bergson, Marcel Proust, Montaigne, Albert Camus, Simone Weil, Charlie Chaplin, René Magritte, Michel Houellebecq, Bob Dylan, Woody Allen et bien d'autres...
Résumé : Le jour baisse déjà lorsqu'ils franchissent un mur de pierres sèches pour se frayer un chemin en direction d'une petite baie. "Ferme les yeux, Martha, et attends que je te dise de les rouvrir". Puis au détour d'un rivage, il dit : "Maintenant". Devant eux, le ciel est en feu, rouge sang et or. Peu à peu il s'assombrit, devenant violet, puis noir, avant que la grande boule de feu ne tombe dans la mer. C'est sur la côte ouest de l'Irlande, au sein d'une nature sauvage, âpre et magnifique à la fois, que Martha, qui vit et enseigne à Londres, est venue faire le point sur sa vie. Son mari, irlandais, brutalement décédé, possédait là-bas un cottage, dans son village natal, face à l'océan et aux inquiétantes îles Skellig. Il y allait souvent - seul ? - et elle plus rarement. Il y a la pluie, les embruns, les feux de tourbe, d'incroyables couchers de soleil, les pubs enfumés où tout le monde chante de vieilles balades. Et des rencontres, souvent inattendues.
4e de couverture : Avec l'ère Meiji (1868), après deux siècles de clôture, le Japon s'ouvre au monde. En octobre 1867, à l'âge de 22 ans, Maurice Dubard s'engage dans la Marine française. La mission militaire à laquelle il participe a pour but de contribuer à doter le Japon d'une armée moderne. Avec l'un de ses collègues, Marcel, le jeune homme sillonne donc les principales villes de l'archipel. Mais son projet d'écriture est loin des armes et des uniformes, loin des bureaux administratifs et des fabriques. À l'instar du célèbre Japoneries d'automne de Pierre Loti, Maurice Dubard s'emploie à peindre en une série de tableaux et de saynètes ce Japon des années 1870. Sa passion se porte aussi bien sur la culture matérielle ancestrale de l'Empire que sur l'énergie débordante de la jeunesse nippone. Conteur formidable, Dubard ne cesse d'osciller entre ce passé et le présent. Son récit de voyage est absolument contemporain du rapprochement entre l'Europe et le Japon.
Mae découvrit à son réveil que Peter avait disparu. Elle s'assit, tendit l'oreille et se heurta au silence qui enveloppe un espace lorsque la personne que l'on attend n'est pas rentrée. Parfois les gens sortent et ne reviennent pas. Parfois les malheurs surviennent. Mae le sait depuis qu'elle a six ans. Peter. Son compagnon... L'homme qu'elle était sur le point d'épouser. Mae va vite découvrir que son "fiancé" est en réalité un redoutable escroc qui a la police à ses trousses. Eplorée, elle retourne chez ses grands-parents, qui l'ont élevée et tiennent une auberge sur les bords du Saint-Laurent. Au sein d'une nature magnifique, mais qui peut se révéler dangereuse quand le fleuve se déchaîne, elle va retrouver et affronter ses souvenirs : la mort inexpliquée de ses parents dans la fonte des glaces, la disparition brutale de son inséparable ami d'enfance, Gabe, les silences de sa grand-mère... Et tenter de trouver des réponses.