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Les Noms divins
Boulnois Olivier ; Tambrun Brigitte
CERF
29,00 €
Épuisé
EAN :9782204104210
Dieu peut-il être nommé ? Si Dieu est créateur, au-delà de l'espace et du temps, comment l'appeler sans nier sa transcendance ? Entre le silence et l'idolâtrie, une troisième voie est-elle possible ? Les "Noms divins" répondent à ces questions : ils recouvrent les termes désignant une divinité, mais dans la mesure où ces noms se justifient eux-mêmes par leur origine divine (ce sont les fruits d'une révélation ou d'un oracle). Ce volume fait la part belle à la dimension pragmatique des noms divins. Celle-ci va de l'efficacité magique à la libre réponse d'un Dieu ému par la demande de l'orant. Elle a pour limite la crainte et le silence devant sa grandeur ineffable. Les travaux réunis ici explorent les grandes religions du pourtour méditerranéen (hellénisme, judaïsme, christianisme, islam), de l'Antiquité à l'époque moderne. Ils recouvrent des méthodes d'approche variées : histoire, philosophie, exégèse, musicologie. Ils s'appuient sur des comparaisons avec des aires culturelles différentes (Egypte ancienne, bouddhisme japonais, taoïsme). Ces études reflètent la diversité et la cohérence du Laboratoire d'Etudes sur les Monothéismes (CNRS, UMR 8584).
Comment la " science théologique ", qui accomplissait par excellence le désir de savoir et constituait le sommet de la métaphysique d'Aristote, a-t-elle intégré dans un système rationnel (le néoplatonisme) les symboles et les rites du polythéisme grec ? Comment, chez les stoïciens, la théologie physique (philosophique) a-t-elle appris à rendre compte des rites de la théologie politique et des symboles de la théologie mythique ? Comment le christianisme s'est-il emparé du projet, au point de construire à son tour une rationalité discursive à partir des images et des récits contradictoires de l'Ecriture ? Comment, en terre d'islam, la théologie métaphysique s'est-elle alliée à la théologie politique pour régler l'interprétation des mythes et rejeter l'apologétique religieuse ? Comment et pourquoi la théologie mystique et la théologie symbolique ont-elles été refoulées hors du champ de la théologie spéculative ? Enfin, comment et pourquoi, à partir de Galilée, la théologie a-t-elle cessé d'être la science suprême, et dû reconnaître l'autonomie critique de la science ? — Telles sont les questions auxquelles cet ouvrage s'efforce de répondre.
Boulnois Olivier ; Lebiez Marc ; Trémolières Franç
Jadis les voies du sacré étaient réputées impénétrables. Vers la fin du siècle dernier, elles apparaissaient plutôt délaissées, abandonnées à quelques essayistes paradoxaux. Mais en ce début du XXIe siècle, ce qui frappe, c'est au contraire la richesse des travaux philosophiques, littéraires et historiques, qui se ressaisissent de la question. Quatre auteurs, venus de disciplines et de cultures différentes, nous proposent ici leurs analyses de ce sacré revisité. Olivier Boulnois commente le livre important de Jean-Pierre Batut sur la notion d'un Dieu Pantocrator et sur les contresens et oublis dont elle a été l'objet dans la tradition chrétienne. Marc Lebiez retrace pour nous la forte figure de Jacob Taubes et d'une singulière tentative d'eschatologie pour les temps modernes. François Trémolières évoque le dernier ouvrage de Jacques Le Brun, consacré aux abdications en leur dimension sacrificielle, et associe à son commentaire une relecture d'un beau livre de Pierre Pachet récemment réédité. Serge Zenkine, enfin, fin connaisseur et traducteur en russe de l'?uvre bataillienne, analyse les nouveaux usages, post-modernes et inattendus, qui sont faits outre-Atlantique de l'?uvre, décidément plus vivante que jamais, du fondateur de Critique.
Résumé : Au Moyen Age, " métaphysique " cesse d?être le nom d?une série de livres d?Aristote, pour devenir celui de la science la plus haute, dont cet ouvrage explore les diverses formes. Science théologique, la métaphysique conserve d?abord une dimension d?exercice spirituel. Tournée vers la considération rationnelle de Dieu, elle rivalise avec le kalam musulman comme avec la théologie chrétienne. Mais la genèse n?est rien sans une interrogation sur les structures : peut-on ramener le jaillissement infini des métaphysiques du Moyen Âge à une forme d?unité générale ? Ce livre souhaite d?abord faire droit à la " diversité rebelle " des métaphysiques médiévales. Il montre comment se croisent et se diffractent de multiples manières l?ontologie et la théologie. Il les regroupe donc autour de trois structures : entre la multiplicité infinie des positions historiques et l?unité abstraite d?une " essence de la métaphysique ", il aperçoit une diversité médiatrice. On y lit que le concept d?" onto-théologie " est trop vaste pour être pertinent, et en filigrane s?y dessinent quelques pistes pour renouveler la question de la métaphysique aujourd?hui.
Duns Scot Jean ; Boulnois Olivier ; Arbib Dan ; Po
Résumé : L'un des plus importants traités de métaphysique en occident est constitué par les Questions sur la métaphysique de Duns Scot (XIVe siècle). Dans cet original commentaire par questions, Duns Scot dépasse le projet encore contradictoire d'Aristote et construit la métaphysique comme une science. En une série d'analyses à la fois minutieuses et libres, il n'hésite pas à critiquer Aristote et à l'harmoniser avec d'autres pensées (arabes et chrétiennes). Pour la première fois dans l'histoire, la métaphysique devient une science transcendantale de l'être, univoque et incluant toutes choses, y compris Dieu. Il était nécessaire d'en donner une traduction française rigoureuse. Cette édition en quatre volumes est bilingue (latin-français), avec des notes légères et un bref commentaire synthétique de chaque question. Le volume I, traduit par Olivier Boulnois et Dan Arbib, comprend les livres 1 (Expérience et science), 2 (Sur l'infini) et 3 (Genre et différence).
On oublie vite. Est-ce que déjà ne s'efface pas, en moi, la trace de ces jours-là ?J'écrivais, sur mon lit, de petites notes. Ça me venait comme ça, comme une parole qui m'était dite en même temps que je la disais. C'était une parole de consolation. Peut-être touche-t-elle, en moi, en chacun, à des choses trop proches pour qu'on ait envie de discourir dessus. Pudeur oblige.Il ne reste qu'à dire simplement, sans rien ôter ni ajouter, sans réfléchir ni arranger.En peu de mots.Maurice Bellet (1923-2018) est l'auteur d'ouvrages bien connus qui ont contribué à renouveler le vocabulaire et la méthode de l'interrogation chrétienne : Le Dieu pervers, La Peur ou la foi, Naissance de Dieu. Il est également l'auteur de petits traités sur l'expérience chrétienne, comme La Force de vivre, La Voie et enfin L'Épreuve, écrit sur un lit d'hôpital.Notes Biographiques : Prêtre du Diocèse de Bourges (ordonné en 1949). Enseigne à l'Institut catholique de Paris (en 1990).
Des prêtres sont coupables de pédophilie. Il faut donner la parole aux victimes. C'est justice. Des prêtres se suicident. Le silence recouvre leur geste. Hors de l'Eglise mais aussi dans l'Eglise. Une crise ne saurait effacer un abandon. La souffrance qu'elle cause vient s'ajouter à d'autres, devenues l'ordinaire des vies consacrées. Quelle est leur source ? La dureté de l'institution ? La dureté de l'adhésion ? La dureté de la mission ? Quel est l'impact de la sécularisation ? Comment exprimer la solitude du sacerdoce ? Peut-on se contenter de dénoncer le cléricalisme ? Ou le prêtre n'est-il pas fils engendré et accompagné par l'évêque pour se faire père à son tour ? C'est l'amour paternel qui fait la prêtrise et le manque de paternité reçue et donnée, qui la vide de son sens. A rebours des idées reçues, cette crise nous appelle à une redécouverte de l'autorité spirituelle. Un livre-choc sur certains aspects du sacerdoce en France. Docteur en droit canonique, prêtre du diocèse de Metz, le père Cédric Burgun est vice-doyen de la Faculté de droit canonique de l'Institut catholique de Paris et directeur au Séminaire des Carmes.
Carnet de l'âme et chronique de l'actualité, voici le journal de bord, puissant et impétueux, prophétique surtout, qu'a tenu Véronique Lévy de l'été 2016 à l'automne 2018. La ferveur de la prière y illumine les drames et les conflits ravageant le monde. La convocation de l'Evangile et des saints y dévoile les affres du nihilisme contemporain. Le visage du Christ y recouvre l'abîme d'une humanité livrée aux maîtres de la robotique, aux sorciers de la génétique et aux idolâtres de la nouvelle Babel. Mais ce décryptage sans tabou et sans concession, où l'aphorisme alterne avec le commentaire, est aussi une épreuve incarnée de la compassion. Paradoxe de la foi vivante, c'est en toute liberté que Véronique Lévy entre en dialogue avec les Femen, les rappeurs ou les djihadistes, en interrogeant la signification ultime de leurs provocations ou de leurs dérives. Sommes-nous condamnés au narcissisme d'une autodéification qui tuera l'amour ? Le Dieu qui s'est fait chair n'a-t-il pas visité les enfers ? L'éclipse que nous traversons est-elle définitive ? Révélant les signes cachés de la transcendance, réveillant l'espérance d'une authentique délivrance, Véronique Lévy s'inscrit ici dans la tradition de la littérature catholique portée par un Bloy, un Claudel, un Bernanos, un Mauriac. Un ouvrage d'adoration et de combat. Un traité de révolution mystique.
Livrant sa propre expérience, le patron de La Vie éclaire la déchristianisation de la France. Se racontant et nous racontant, il en appelle à un catholicisme sans peur et sans arrogance à même de réenchanter le monde. Un manifeste qui va faire du bruit. On aurait pu croire éteintes les grandes voix catholiques. En voici une qui sort des décombres pour tonner que Dieu est Dieu dans ce livre qui répond enfin à la crise spirituelle que traversent l'Eglise, la France et l'Europe. Rompant avec la logique de l'excuse, récusant la dissolution comme la crispation, révoquant les tentations de la naïveté et de la médiocrité, Jean-Pierre Denis dresse le plus lucide et le plus implacable des constats sur la déchristianisation. Et y voit une chance pour l'Evangile qui jamais ne s'impose et qu'il faut sans cesse apprendre à recevoir. C'est à une foi attestataire, tissée dans le témoignage intime de sa vie, qu'il en appelle ici. Une attestation qui fait fi des préjugés établis, qui se nourrit des rencontres improbables, qui sait être attentive aux signes prophétiques. Et qui, sans être donneuse de leçons, en revient immanquablement à l'unique testament du Golgotha et de Pâque, source de la seule contre-culture qui soit réellement subversive.