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Judas Iscarioth, l'apôtre félon
Boulgakov Serge ; Struve Nikita ; Niqueux Michel
DES SYRTES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782940523191
Dans le tissu d'or des hymnes de la Semaine sainte, un fil vient troubler le regard, une douloureuse dissonance fait irruption dans leurs harmonies célestes : l'image de l'apôtre félon. Nous en sommes comme malades pendant ces jours saints. Et l'Eglise ne ménage pas notre sensibilité, en accordant à Judas une place et une attention telles qu'il apparaît comme un des personnages centraux du mystère de la Passion, semblant même occulter les autres apôtres par son opposition au Christ. Judas, "serviteur et fourbe", n'est dans la poésie liturgique qu'un simple avare ayant vendu son Maître pour de l'argent." C'est avec ces mots que le père Serge Boulgakov, l'un des plus éminents théologiens du XXe siècle, débute sa réflexion à propos de la plus terrible trahison de l'Histoire. Mais, comme le note Nikita Struve dans sa préface, "on voit que Boulgakov se refuse à une condamnation sans rémission de Judas. Dans son repentir et dans sa mort volontaire, il voit un acte sacrificiel : seul de tous les apôtres qui se disaient pourtant prêts à mourir avec le Christ, Judas, par le détour de la trahison, n'a pas survécu à la mort du Christ. Et d'envisager une rencontre de Judas avec le Christ dans l'au-delà qui serait "non une éternelle réprobation, mais le triomphe de l'amour"."
Ma terre natale, qui porte le nom, sacré pour moi, de Livny, est une petite ville de la province d'Orel, située sur le plateau qui borde la rivière Soma. Il me semble que si je pouvais la voir maintenant, j'en mourrais, accablé de bonheur. Elle ne se pare d'aucune beauté ; bien plus, elle est enclose dans un environnement fait de laideur et de grisaille ; plus que modestement vêtue, elle est pauvre et même assez sale. Et pourtant, elle possède ce dont n'est dépourvue presque aucune terre de notre Russie centrale : la beauté de l'été et de l'hiver, du printemps et de l'automne, des couchers et des levers de soleil, de la rivière et des arbres. Mais tout cela est si paisible, si simple, si modeste ? on le remarque à peine ?, si beau dans son immobilité ! Ce que j'ai le plus aimé et honoré dans ma vie, la vérité et la modestie empreintes de grandeur et de discrétion, l'éminente beauté et la noblesse de l'intégrité, tout cela m'a été donné à travers la perception de ma terre natale Pleine de Douceur et de Tendresse, comme l'est une mère." Traçant d'une plume mélancolique les grands moments de sa vie, le père Boulgakov livre un témoignage unique sur ce que fut la grande catastrophe communiste pour de nombreux intellectuels expulsés de Russie. Les textes autobiographiques sont ici complétés par un extrait de la correspondance du père Serge révélant un homme accablé par son destin personnel ainsi que par celui de sa terre natale, mais aussi rempli de foi en la Sophia, la Sagesse de Dieu.
Persikov, un savant génial, découvre un certain "rayon rouge" sous l'effet duquel les êtres vivants se reproduisent à un rythme accéléré et deviennent géants dans le cadre d'une sélection naturelle elle aussi accélérée. Un journaliste dévoile prématurément le secret de cette invention, et toute la presse la divulgue aussitôt non sans l'avoir grossièrement déformée. Un apparatchik imbécile imagine d'appliquer le procédé au repeuplement des poulaillers dévastés par une épizootie qui s'est rapidement étendue jusqu'aux confins de "l'Union" ; la gabegie soviétique s'en mêlant, ses commandes d'oeufs de poules étrangères sont interverties avec les colis d'oeufs de reptiles tropicaux commandés par le savant Persikov pour ses expériences... On devine quelles éclosions monstrueuses surviennent alors dans son sovkhoze expérimental, mais on ne saurait imaginer les conséquences en chaîne de ces événements initiaux. Boulgakov mêle ici anticipation scientifique et dénonciation des absurdités de son époque.
C'est à Yalta en 1922 que Serge Boulgakov composa Sous les remparts de Chersonèse, dialogue qu'il choisit de ne pas publier et qui restera dans les archives de l'Institut Saint Serge, à Paris jusqu'en 1991. La thèse principale de l'auteur est que l'écroulement de la Russie et de l'Eglise russe qui a suivi la Révolution est la conséquence lointaine du baptême que la Russie, en la personne du prince Vladimir, reçut à Chersonèse de la main des Byzantins en 988, alors que Rome et Constantinople s'acheminaient déjà vers la séparation. Devant cette situation Serge Boulgakov ne voit pas d'autre issue pour la Russie que de reconnaître la validité des décisions du concile de Florence (1439), où les Eglises d'Orient et d'Occident, légitimement représentées, proclamèrent solennellement leur réunion. Arrivé en Occident, Boulgakov, qui, pendant deux ans, mentionnera secrètement le pape en célébrant la liturgie, se rendra compte des difficultés de la tâche de rapprochement des deux Eglises et finira par rejeter la thèse des Remparts de Chersonèse. Par sa puissance et son recul, la réflexion historique et ecclésiologique de Boulgakov permet de comprendre en profondeur des aspects importants d'événements qui touchent actuellement la Russie et son Eglise.
Résumé : "Le 1er mars. La première minute, sensation de contact sur le cou. Ce contact devient chaud et s'étend. Une minute plus tard, une onde froide passe soudainement dans le creux de l'estomac, ensuite les pensées commencent à se clarifier extraordinairement et la puissance de travail est décuplée. Toutes les sensations désagréables cessent, absolument toutes. C'est le summum de la force spirituelle de l'homme. Si je n'étais pas gâté par ma formation médicale, je dirais que l'homme ne peut travailler normalement qu'après une piqûre de morphine". Le journal halluciné d'une descente aux enfers, dans les affres du manque, aux limites de la folie, par l'auteur du Maître et Marguerite.
Le livre qu'on va lire opère une double résurrection : celle d'une femme russe du XXe siècle hors du commun et celle d'une oeuvre méconnue", selon Etienne Fouilloux, le préfacier. Petite-nièce du témoin du duel de Pouchkine, née à Athènes en 1879, demoiselle d'honneur de la dernière impératrice de Russie, sous-officier d'un escadron de Cosaques pendant la guerre, bibliothécaire et moniale catholique dans le Petrograd révolutionnaire ; collaboratrice de Gorki, arrêtée en 1923 pour ses activités religieuses, condamnée à dix ans de camp (Irkoutsk, Solovki), libérée en 1932 grâce à Gorki et sa femme, rachetée au gouvernement soviétique par son frère pour pouvoir émigrer en France ; tertiaire dominicaine et cheville ouvrière de la revue Russie et Chrétienté (Istina), Julia Danzas part en 1939 pour Rome, où elle meurt en 1942 : en vérité, elle connut, selon son expression, une "existence extraordinairement mouvementée". Julia Danzas laisse une oeuvre philosophique méconnue, un témoignage unique (le premier d'une détenue) sur ses années de Goulag (Bagne rouge, 1935), des études sur l'histoire du christianisme et la pensée religieuse russe. Plusieurs importants écrits inédits sont publiés dans cet ouvrage pionnier : deux journaux intimes (1914-1922) relatant une expérience mystique sans équivalent dans la littérature russe, des autobiographies, une étude sur Raspoutine et l'impératrice. Comparable sur bien des points à ceux d'Etty Hillesum, de Margarete Buber-Neumann ou d'Edith Stein, l'itinéraire de Julia Danzas éclaire non seulement l'histoire de la Russie entre tsarisme et communisme, mais aussi et surtout des trésors inconnus de la vie intellectuelle et spirituelle russes.
La famille Stauffenberg sera détruite jusqu'au dernier membre", a déclaré Hitler après l'attentat manqué du 20 juillet 1944, initié par Claus von Stauffenberg. Nina, son épouse, est arrêtée deux jours plus tard, et commence alors pour elle près d'une année d'isolement : les prisons, puis le camp de concentration de Ravensbrück et, enfin, les hôpitaux. C'est sa grossesse qui l'a sans doute sauvée de l'exécution ; elle a donné naissance à Konstanze, l'auteure de ce livre, en prison. Ses quatre autres enfants sont placés par les nazis dans un orphelinat sous un faux nom, dans le but d'être adoptés. Basée sur des entretiens, de nombreux documents, lettres et archives, mais aussi des histoires orales transmises de génération en génération, cette chronique familiale se confond avec la grande Histoire dans ses moments les plus tragiques. C'est aussi une lettre d'amour de Konstanze von Schulthess à sa mère et un hommage aux héroïnes inconnues et silencieuses de la Seconde Guerre mondiale.
Roman d?aventures dans la plus pure tradition, Le Maître d?armes est une plongée dans les mystères de la Russie de 1825, dans la démesure souveraine de sa nature, dans les passions qui tourmentent sa vie politique et bouleversent son histoire. Dumas y met tout son amour pour ce pays qui le fascine et qu?il s?efforce de comprendre. Le Maître d?armes dévoile une facette surprenante et non moins délectable de son talent de conteur et d?écrivain voyageur.4e de couverture : Roman d?aventures dans la plus pure tradition, Le Maître d?armes est une plongée dans les mystères de la Russie de 1825, dans la démesure souveraine de sa nature, dans les passions qui tourmentent sa vie politique et bouleversent son histoire. Dumas y met tout son amour pour ce pays qui le fascine et qu?il s?efforce de comprendre. Le Maître d?armes dévoile une facette surprenante et non moins délectable de son talent de conteur et d?écrivain voyageur.
Berlin, 9 novembre 1989... Le mur est ouvert. La République démocratique allemande ferme boutique. Son existence ne tenait qu'à un mur. Un mur qui n'était que la partie visible de l'iceberg. Dessous se cachait la Stasi, ce monstre tentaculaire de la guerre froide, cette police secrète à qui rien n'échappait. C'est dans son antre que nous emmène l'auteur. Pendant près de trente ans, il a affronté à Berlin-Ouest et en RFA les agitateurs et désinformateurs stipendiés de la Stasi, déjouant ses traquenards à Berlin-Est et en RDA. Il a vécu aussi l'infiltration du mouvement étudiant des années 1960 et de divers organismes d'Allemagne de l'Ouest ; il a contacté à maintes reprises des dissidents est-allemands et collaboré avec eux, menant sa petite guerre personnelle contre cette dangereuse organisation tout au long de la guerre froide. A partir de son expérience, de témoignages poignants, d'entretiens avec des espions et leurs victimes, il nous entraîne dans les arcanes du " meilleur service d'espionnage de l'histoire ", et nous fait vivre le quotidien d'une dictature, mêlant à la fois l'analyse rigoureuse du politologue et la narration du journaliste. Un document rare.