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Points de repère. Tome 2, Regards sur autrui
Boulez Pierre ; Nattiez Jean-Jacques ; Galaise Sop
BOURGOIS
26,35 €
Épuisé
EAN :9782267017502
Publié à l'occasion des quatre-vingts ans de Pierre Boulez, ce deuxième volume de l'édition complète de ses articles porte sur les compositeurs (et leurs ?uvres) qui ont jalonné sa carrière de créateur et de chef d'orchestre. Les opéras, tout d'abord la Tétralogie et Parsifal de Wagner, Pelléas et Mélisande de Debussy, Wozzeck et Lulu de Berg. Mais aussi tous ceux qu'il a été amené à diriger en concert et à l'enregistrement: quelques "anciens" (Bach, Berlioz, Mahler), le "cortège des ancêtres" (Debussy, Schoenberg, Bartok, Stravinsky, Webem, Varèse, Berg, Messiaen), ses contemporains (Carter, Maderna, Ligeti, Nono, Berio, Pousseur, Stockhausen et bien d'autres). Ces textes permettent de comprendre comment Pierre Boulez compose les concerts qu'il dirige à la tête des plus grands orchestres (Berlin, Chicago, Cleveland, Londres - London Symphony Orchestra, Orchestre de la BBC -, Los Angeles, New York, Vienne) ou dans le cadre des institutions qu'il a fondées: le Domaine musical, l'Ensemble InterContemporain et l'IRCAM. La moitié des articles présentés ici n'avaient jamais été repris en volume. On découvrira une dizaine d'inédits.
Résumé : C'est toute une époque de la vie musicale française qui revit à travers cette correspondance : celle des années cinquante où une génération de compositeurs en quête de nouvelles références se trouva confrontée aux transformations radicales du langage musical sous l'influence des musiciens de l'Ecole de Vienne. Tel était le cas de Pierre Boulez, alors jeune créateur en pleine recherche, s'essayant également à la direction d'orchestre, désireux de remettre en question les habitudes en cours, tant d'un point de vue esthétique que pratique. Sa rencontre avec André Schaeffiner (1895-1980) va se révéler extrêmement féconde. De trente ans plus âgé que lui, ethnologue de profession, musicien de formation, esthéticien d'une étonnante érudition, ouvert à tous les courants musicaux, celui-ci représentait tout à la fois le savoir et l'ouverture d'esprit dans des domaines alors peu explorés, où il jouait un véritable rôle de précurseur. L'aîné va ainsi remplir la fonction de passeur à l'égard du second, lui faisant découvrir la richesse des musiques non européennes et l'aider à porter un regard neuf sur certaines partitions-phares de la musique du XXe siècle. S'étalant sur quelque vingt années, leurs riches échanges trouvent un large écho à travers cette correspondance très importante pour la connaissance de la gestation de la pensée musicale de Boulez. Abondamment annotée afin qu'elle soit mieux située dans les divers milieux où évoluaient alors les deux correspondants, elle est complétée par les textes de leurs propres articles auxquels leurs textes font souvent référence.
Paul Klee, bien souvent, est perçu comme l'artiste qui a tenté une transposition plastique de la musique. S'il ne fait pas de doute que sa formation musicale était des plus solides, que toute sa vie il a été passionné de musique, est-ce cet aspect de son ?uvre qui peut intéresser un musicien? Le passage de l'une à l'autre technique est-il un leurre? Voilà à quoi répond le livre de Pierre Boulez. II découvre Klee en 1947, pendant le premier festival d'Avignon, alors qu'il a lui-même composé plusieurs ?uvres. Les toiles accrochées dans l'exposition organisée par Christian Zervos l'ont tout de suite impressionné. Ce n'est pas tant les correspondances musicales qui le frappent que les problèmes posés par le peintre et les solutions qu'il y apporte. Quelques années plus tard, lisant les cours du Bauhaus, la particulière intelligence de Klee lui deviendra encore plus évidente. Sans être inspiré le moins du monde par lui, il rencontrera chez Klee une réflexion sur le phénomène de la création qui rejoint ses propres préoccupations.Pierre Boulez ne pense pas qu'une quelconque traduction des formes musicales, surtout celles qui sont régies par les règles les plus strictes, puissent avoir une traduction picturale. Mais il est persuadé que tel type d'approche, telle manière de résoudre une difficulté dans les dimensions d'un tableau peuvent à profit se retrouver dans une autre discipline. Plus que tout, il admire le pouvoir de déduction du peintre, il souligne combien la réflexion à laquelle par là il a été lui-même conduit a, plus d'une fois, été une très efficace leçon de composition. Paule Thévenin
À l?occasion d?une conférence sur l?ironie, qu?il doit donner à Barcelone, un écrivain revient sur ses années de bohème et d?apprentissage littéraire à Paris. Sous la figure tutélaire d?Ernest Hemingway, il dit son amour pour cette ville à travers les souvenirs de ses premiers pas dans l?écriture, tandis qu?il habitait dans une chambre louée par Marguerite Duras à partir de 1974. Maniant en maître l?ironie et la digression, Vila-Matas offre une promenade décalée, à la fois tendre et grinçante, dans la mythique capitale.
Résumé : Dans l'appartement en dessous de Bob et Constance, qui s'aiment malgré une maladie vénérienne les obligeant à se réfugier dans la pratique d'un jeu pervers qui ne tardera pas à avoir des conséquences irrémédiables sur leur relation, John et Patricia sont les propriétaires fortuits de Willard et ses trophées de bowling - Willard, un oiseau de papier mâché créé par un sculpteur particulièrement inspiré. Ces trophées ont autrefois été gagnés par puis volés aux frères Logan, trois sportifs médiocres, dépourvus d'intelligence, qui se mettent alors en tête de ratisser les Etats-Unis afin de récupérer leur dû. Ils arrivent, grâce à un appel téléphonique anonyme, jusqu'à l'immeuble où habitent les deux couples.
Résumé : Suite à la mort des ses parents, Mélanie, une jeune adolescente, quitte sa belle maison de campagne avec son frère et sa soeur pour aller vivre dans le petit appartement londonien de son oncle Philip. Très vite, ce dernier, monteur de marionnettes, va se muer en personnage immense et effrayant, Barbe-Bleue en son château aux portes closes. Récit d'initiation, fable sur la confrontation du mal et de l'innocence, le roman d'Angela Carter est tout cela. Il joue des références littéraires et picturales : Lear, Carroll, mais aussi Coleridge, Melville et Poe sont convoqués dans cette histoire profondément mystérieuse et touchante.
Invité en 1966 à Princeton, à une session du Groupe 47, Peter Handke y fait un éclat en s'opposant à la vogue du "réalisme" en littérature : Une certaine conception normative de la littérature désigne d'une belle expression ceux qui se refusent à raconter encore des histoires, tout en étant à la recherche des méthodes nouvelles pour décrire le monde (...) : elle dit qu'ils "habitent une tour d'ivoire" et les traite de formalistes, d'esthètes. Que les écrivains se réfugient dans leur "tour d'ivoire", c'est ce que revendique paradoxalement Peter Handke. Confrontation avec Brecht, Horvath ou Bernhard, avec les méthodes du théâtre et du cinéma ou avec le discours de la justice, réflexions, critiques, satires, pamphlets..., cet ensemble de textes divers passe du sérieux à l'humour, des méditations austères aux "gais feuilletons". Handke s'attache à y définir sa position par rapport à l'écriture : longtemps, la littérature a été pour moi le moyen, si ce n'est d'y voir clair en moi, du moins d'y voir tout de même plus clair. Elle m'a aidé à reconnaître que j'étais là, que j'étais au monde.