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Techniques d'écriture et enjeux esthétiques. Avec 1 CD-ROM
Boulez Pierre ; Leleu Jean-Louis ; Decroupet Pasca
CONTRECHAMPS
35,50 €
Épuisé
EAN :9782940068258
Dans cet ouvrage collectif placé sous la direction de Jean-Louis Leleu et Pascal Decroupet, la musique de Pierre Boulez est approchée de façon à la fois analytique et esthétique: l'approche rigoureuse du langage musical conduit à des réflexions sur sesenjeux. Les différents auteurs nous font entrer dans l'atelier du compositeur, éclairant ses procédés d'élaboration, les mutations d'une ?uvre à l'autre, l'évolution de sa pensée, les projets inaboutis et certains éléments qui l'ont influencé. Sont étudiées en détail des pièces comme le Livre pour quatuor, Le Marteau sans maître, la Troisième Sonate pour piano, Figures, Doubles, Prismes, Eclat/Multiples ou Rituel, mais aussi des pièces retirées. Il s'agit decontributions originales qui apportent une somme d'informations nouvelles et décisives pour la compréhension d'une pensée musicale ayantmarqué en profondeur les cinquante dernières années. Pour qu'ils soient plus lisibles et plus faciles à consulter, les exemples musicaux et les fac-similés des manuscrits de Boulez ont été gravés sur leCD-ROM joint.
Pierre Boulez n'est pas seulement le compositeur d'oeuvres marquantes du XXème siècle, Le Marteau sans maître, Pli selon Pli, Répons, Sur Incises... C'est aussi un des plus grands chefs d'orchestre de sa génération : de l'Opéra de Paris à Covent Garden et Bayreuth, du Domaine Muscial à l'Ensemble InterContemporain, il aura aussi dirigé les orchestres les plus prestigieux : l'orchestre de la BBC, le London Symphonic Orchestra, et les orchestres de Berlin, Chicago, Cleveland, Los Angeles, Vienne, New York... Dans ces entretiens avec Cécile Gilly sur la direction d'orchestre, il évoque non seulement les grands moments de sa carrière comme chef, mais pénètre les arcanes du métier : l'apport des grands compositeurs-chefs d'orchestre (Berlioz, Wagner, Mahler, Strauss), le rapport entre son expérience de compositeur, la partition et le geste du chef et l'enseignement de la direction.
Abolir la frontière entre l'inachevé et le fini', suggère Pierre Boulez, n'est-ce pas"le désir d'affirmer que l'oeuvre réelle, définie par des limites spatiales et temporelles, ne pouvait être, d'une certaine façon, que le fragment plus ou moins volontaire d'un grand oeuvre imaginaire, virtuel, dont nous ne voudrions connaître ni l'origine ni la fin?"Portrait du compositeur et chef d'orchestre, cet ouvrage, publié à l'occasion de l'exposition Pierre Boulez oeuvre: fragment, conçue et présentée au musée du Louvre, évoque l'itinéraire d'une pensée créatrice où le fragment s'affirme comme forme majeure de la modernité. Faisant suite au Pays fertile, que le compositeur a consacré à l'oeuvre de Paul Klee, il offre un nouveau chapitre de son regard sur les arts plastiques. De la musique à la peinture, les va-et-vient sont nombreux, méandres nécessaires d'une réflexion qui s'intéresse à l'héritage du romantisme dans les formes les plus innovantes de l'art du XXe siècle."
Résumé : C'est toute une époque de la vie musicale française qui revit à travers cette correspondance : celle des années cinquante où une génération de compositeurs en quête de nouvelles références se trouva confrontée aux transformations radicales du langage musical sous l'influence des musiciens de l'Ecole de Vienne. Tel était le cas de Pierre Boulez, alors jeune créateur en pleine recherche, s'essayant également à la direction d'orchestre, désireux de remettre en question les habitudes en cours, tant d'un point de vue esthétique que pratique. Sa rencontre avec André Schaeffiner (1895-1980) va se révéler extrêmement féconde. De trente ans plus âgé que lui, ethnologue de profession, musicien de formation, esthéticien d'une étonnante érudition, ouvert à tous les courants musicaux, celui-ci représentait tout à la fois le savoir et l'ouverture d'esprit dans des domaines alors peu explorés, où il jouait un véritable rôle de précurseur. L'aîné va ainsi remplir la fonction de passeur à l'égard du second, lui faisant découvrir la richesse des musiques non européennes et l'aider à porter un regard neuf sur certaines partitions-phares de la musique du XXe siècle. S'étalant sur quelque vingt années, leurs riches échanges trouvent un large écho à travers cette correspondance très importante pour la connaissance de la gestation de la pensée musicale de Boulez. Abondamment annotée afin qu'elle soit mieux située dans les divers milieux où évoluaient alors les deux correspondants, elle est complétée par les textes de leurs propres articles auxquels leurs textes font souvent référence.
Dans ses textes, Klaus Huber (né en 1924) s'attache avant tout à clarifier le contenu de ses oeuvres, qui renvoient à des positions éthiques et possèdent une dimension tout à la fois religieuse et politique. Compositeur engagé, Huber refuse en effet la conception de "l'art pour l'art" , l'idée de la musique pure. Pour lui, la modernité doit être chargée d'un sens qui dépasse la seule sphère esthétique ; elle est solidaire des plus démunis, dénonçant l'injustice, l'oppression, l'asservissement et la réification. Proche des mystiques ainsi que des tenants de la théologie de la libération, Huber veut provoquer par sa musique une prise de conscience, un retournement. En se solidarisant avec les formes de résistance en Amérique latine ou au Moyen Orient, il a fait la rencontre de figures telles que celles du prêtre et poète nicaraguayen Ernesto Cardenal ou du poète palestinien Mahmoud Darwich, qui lui ont inspiré des oeuvres importantes, mais aussi du poète russe Ossip Mandelstam, auquel il a consacré un opéra. Son intérêt pour la musique arabe, au moment où éclatait la première Guerre du Golfe, l'a conduit à utiliser des échelles avec tiers et quarts de ton et à expérimenter de nouvelles conceptions harmoniques, polyphoniques et formelles. Ce recueil d'écrits comporte un choix d'essais et l'intégralité des notices que le compositeur a écrites sur ses oeuvres, ainsi que deux entretiens et un appareil critique.
Résumé : Luigi Dallapiccola (1904-1975) appartient à une génération intermédiaire entre celle de Webern, Stravinski ou Bartok, et celle de Boulez, Nono ou Berio. Comme son contemporain Bernd Alois Zimmermann, il a forgé son style au gré d'une évolution solitaire, rompant dans les années trente à la fois avec le vérisme et le néoclassicisme qui dominaient la scène musicale italienne, et dans le domaine politique avec le fascisme. La modernité de l'écriture, chez lui est inséparable d'un engagement humaniste - l'?uvre est témoignage. Par sa position historique, son indépendance et son exigence tant humaines que stylistiques, il fut le modèle de toute une génération de compositeurs italiens de l'après-guerre. Mais en même temps, son ?uvre est restée marginale, et elle demeure mal connue. Significativement, ce livre est le premier en français sur Dallapiccola ; Pierre Michel y replace le compositeur dans son contexte historique avant d'aborder certains aspects de son style ; cet ouvrage comporte de nombreux documents inédits, ainsi qu'un catalogue détaillé des ?uvres.