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Pierre Boulez. Oeuvres : fragments, avec 1 DVD
Boulez Pierre ; Loyrette Henri ; Lista Marcella
GALLIMARD
12,00 €
Épuisé
EAN :9782070123001
Abolir la frontière entre l'inachevé et le fini', suggère Pierre Boulez, n'est-ce pas"le désir d'affirmer que l'oeuvre réelle, définie par des limites spatiales et temporelles, ne pouvait être, d'une certaine façon, que le fragment plus ou moins volontaire d'un grand oeuvre imaginaire, virtuel, dont nous ne voudrions connaître ni l'origine ni la fin?"Portrait du compositeur et chef d'orchestre, cet ouvrage, publié à l'occasion de l'exposition Pierre Boulez oeuvre: fragment, conçue et présentée au musée du Louvre, évoque l'itinéraire d'une pensée créatrice où le fragment s'affirme comme forme majeure de la modernité. Faisant suite au Pays fertile, que le compositeur a consacré à l'oeuvre de Paul Klee, il offre un nouveau chapitre de son regard sur les arts plastiques. De la musique à la peinture, les va-et-vient sont nombreux, méandres nécessaires d'une réflexion qui s'intéresse à l'héritage du romantisme dans les formes les plus innovantes de l'art du XXe siècle."
Paul Klee, bien souvent, est perçu comme l'artiste qui a tenté une transposition plastique de la musique. S'il ne fait pas de doute que sa formation musicale était des plus solides, que toute sa vie il a été passionné de musique, est-ce cet aspect de son ?uvre qui peut intéresser un musicien? Le passage de l'une à l'autre technique est-il un leurre? Voilà à quoi répond le livre de Pierre Boulez. II découvre Klee en 1947, pendant le premier festival d'Avignon, alors qu'il a lui-même composé plusieurs ?uvres. Les toiles accrochées dans l'exposition organisée par Christian Zervos l'ont tout de suite impressionné. Ce n'est pas tant les correspondances musicales qui le frappent que les problèmes posés par le peintre et les solutions qu'il y apporte. Quelques années plus tard, lisant les cours du Bauhaus, la particulière intelligence de Klee lui deviendra encore plus évidente. Sans être inspiré le moins du monde par lui, il rencontrera chez Klee une réflexion sur le phénomène de la création qui rejoint ses propres préoccupations.Pierre Boulez ne pense pas qu'une quelconque traduction des formes musicales, surtout celles qui sont régies par les règles les plus strictes, puissent avoir une traduction picturale. Mais il est persuadé que tel type d'approche, telle manière de résoudre une difficulté dans les dimensions d'un tableau peuvent à profit se retrouver dans une autre discipline. Plus que tout, il admire le pouvoir de déduction du peintre, il souligne combien la réflexion à laquelle par là il a été lui-même conduit a, plus d'une fois, été une très efficace leçon de composition. Paule Thévenin
Boulez Pierre ; Nattiez Jean-Jacques ; Goldman Jon
Pierre Boulez est un des créateurs les plus importants du XXe siècle et un véritable penseur de la musique. De 1976 à 1995, il a occupé au Collège de France la chaire "Invention, technique et langage". Publié à l'occasion de son quatre-vingtième anniversaire, le présent volume réunit l'ensemble des leçons que le compositeur et chef d'orchestre y a présentées. Comment naît l'idée musicale? Comment passe-t-on de l'idée à sa réalisation? Quels sont, dans l'acte d'invention, les rapports entre le métier et l'imagination? La mémoire risque-t-elle d'occulter la création? Peut-on parler d'authenticité en musique? Dialoguant souvent avec ses "ancêtres", les grands compositeurs de la modernité (Bartok, Berg, Debussy, Varèse, Stravinsky entre autres), mais aussi avec ses classiques de prédilection (Bach, Wagner), il tient à haute voix, dans Leçons de musique, le journal de son métier de compositeur et lève un coin du voile sur le "noyau infracassable de nuit" d'où surgit la composition musicale.
Résumé : C'est toute une époque de la vie musicale française qui revit à travers cette correspondance : celle des années cinquante où une génération de compositeurs en quête de nouvelles références se trouva confrontée aux transformations radicales du langage musical sous l'influence des musiciens de l'Ecole de Vienne. Tel était le cas de Pierre Boulez, alors jeune créateur en pleine recherche, s'essayant également à la direction d'orchestre, désireux de remettre en question les habitudes en cours, tant d'un point de vue esthétique que pratique. Sa rencontre avec André Schaeffiner (1895-1980) va se révéler extrêmement féconde. De trente ans plus âgé que lui, ethnologue de profession, musicien de formation, esthéticien d'une étonnante érudition, ouvert à tous les courants musicaux, celui-ci représentait tout à la fois le savoir et l'ouverture d'esprit dans des domaines alors peu explorés, où il jouait un véritable rôle de précurseur. L'aîné va ainsi remplir la fonction de passeur à l'égard du second, lui faisant découvrir la richesse des musiques non européennes et l'aider à porter un regard neuf sur certaines partitions-phares de la musique du XXe siècle. S'étalant sur quelque vingt années, leurs riches échanges trouvent un large écho à travers cette correspondance très importante pour la connaissance de la gestation de la pensée musicale de Boulez. Abondamment annotée afin qu'elle soit mieux située dans les divers milieux où évoluaient alors les deux correspondants, elle est complétée par les textes de leurs propres articles auxquels leurs textes font souvent référence.
Pierre Boulez n'est pas seulement le compositeur d'oeuvres marquantes du XXème siècle, Le Marteau sans maître, Pli selon Pli, Répons, Sur Incises... C'est aussi un des plus grands chefs d'orchestre de sa génération : de l'Opéra de Paris à Covent Garden et Bayreuth, du Domaine Muscial à l'Ensemble InterContemporain, il aura aussi dirigé les orchestres les plus prestigieux : l'orchestre de la BBC, le London Symphonic Orchestra, et les orchestres de Berlin, Chicago, Cleveland, Los Angeles, Vienne, New York... Dans ces entretiens avec Cécile Gilly sur la direction d'orchestre, il évoque non seulement les grands moments de sa carrière comme chef, mais pénètre les arcanes du métier : l'apport des grands compositeurs-chefs d'orchestre (Berlioz, Wagner, Mahler, Strauss), le rapport entre son expérience de compositeur, la partition et le geste du chef et l'enseignement de la direction.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.