Le surréalisme est à la portée de tous les inconscients. " Tract surréaliste En collectionnant des oeuvres rares comme des objets naturels, des expressions artistiques autodidactes ou issues de la folie, les surréalistes s'affranchissent des hiérarchies et posent un regard autre sur le monde. C'est une véritable révolution qui est à l'oeuvre pour réenchanter un quotidien marqué par deux guerres mondiales. L'art brut se trouve au coeur de cette réinvention des possibles. L'exposition, dans un parcours chronologique depuis les années 1920 jusqu'à la fin des années 1960, propose de regarder notre société par ses marges : une traversée du siècle qui prône l'égalité devant le rêve et la décolonisation des esprits. Elle sera accompagnée d'un catalogue, d'une journée d'études et d'un numéro thématique de la revue Demeter. Un important travail de recherche est en effet à l'oeuvre pour relire et relier les histoires du surréalisme, de l'art brut et de leurs prolongements selon une approche de l'art qui serait le fait de forces irrationnelles ou (sur)naturelles
Résumé : Ce livre accompagne et prolonge l'exposition "Habiter poétiquement le monde", proposée par le LaM à l'occasion de sa réouverture, qui dessine un parcours transversal de l'art entre la seconde moitié du XXe siècle et l'époque contemporaine. Un habiter poétiquement qui se tient dans une multiplicité de liaisons entre l'art et l'existence, au sein desquelles des artistes, des écrivains ou des cinéastes interprètent et transfigurent leur quotidien. Une prise de mesure du monde, où la mesure même devient poème. Gestes et oeuvres deviennent indissociables, relatent des archives de soi, des cartographies et des traces d'expérience, constituent enfin des formes de performance de la vie même, des dispositifs de transmission et de communication, ouverts et néanmoins constitués en systèmes et langages propres, parfois complexes à déchiffrer. Les processus et contextes de création que l'on prête communément à l'art brut et l'Outsider Art, tels la compulsion et la répétition, l'isolement, la pensée magique ou les " espaces-charge ", sont à l'origine du regard posé par l'exposition sur la création contemporaine. Dérives dans les villes, traversée des paysages, accumulation et fragmentation, décompte des jours : autant de pratiques qui ont en commun de révéler la normativité comme l'étrangeté du quotidien, et qui sont à l'origine de la constitution d'espaces, réels ou imaginaires ; des constructions aux lois singulières où se pose, entre autres questions, celle de la valeur d'usage de l'oeuvre d'art.
Boissière Anne ; Boulanger Christophe ; Faupin Sav
A partir des notions de "mythologie individuelle" et de" mythe individuel ", il s'agit d'interroger les caractéristiques prêtées à l'art brut, renouvelées par leur extension ou déplacement dans le champ de la création moderne et contemporaine, ainsi que leur rapport à l'histoire. Ce qu'on nomme " l'art brut ", en incluant ses extensions dans l'Outsider Art, mérite une considération nouvelle. On doit se garder de réifier ou d'essentialiser cette notion: l'art brut, en vérité, est une question. Le point de départ de la recherche se trouve dans l'intitulé " Mythologie individuelle ", désignation par Harald Szeemann d'une section de la Dokumenta 5 de Kassel en 1972, réunissant des oeuvres d'artistes contemporains dont Etienne-Martin ; dans leur immédiate proximité étaient exposées des oeuvres principalement issues du contexte asilaire. C'est ce sens initial qui s'est vu enrichi, déployé et déplacé d'une manière qui rencontre les champs de l'histoire et de la critique de l'art, de la psychanalyse, de l'anthropologie et de la philosophie. L'objectif général de la démarche est de questionner les déterminations profondes des oeuvres : l'histoire, la fable et l'intrigue, selon une orientation susceptible de dialectiser les rapports entre l'individuel et le collectif, entre la structure et l'activité dynamique, entre l'écrit/dessin et l'oral. C'est non seulement la catégorie d'art brut mais le concept d'art, inclus le statut des processus créatifs, qui sont mis à l'épreuve.
Boulanger Christophe ; Faupin Savine ; De Boodt Ku
Corps et esprit. Maîtrise et spontanéité. A l'intérieur et à l'extérieur de la ligne. Hors de soi. Danser brut propose une vision atypique de la danse, du corps et du mouvement : de la ronde à l'épidémie de danse, de la transe à l'hystérie, de l'asile à la scène. A travers un mélange intrigant d'art brut, d'art moderne et contemporain, d'archives médicales et d'extraits de films, Hors de soi. Danser brut analyse différentes expressions du corps, du visage et des mains, en tant que traduction de notre présence au monde.
Que se joue-t-il dans l?espace psychique de l?échange entre soignant et patient, qui ouvre à la création ? Quelles formes différentes les oeuvres qui en sont issues peuvent-elles prendre ? Quelles significations leur donner ? Ce livre interroge les frontières entre art et thérapie au travers d?une réflexion globale, mobilisant différentes disciplines : littérature, histoire et histoire de l?art, psychologie et arts plastiques. Ce livre permet d?approfondir notre connaissance de l?oeuvre de Lionel et offre un éclairage nouveau sur le roman L?enfant bleu d?Henry Bauchau. Il permet de découvrir d?autres exemples de rencontres entre patient et soignant, conduisant à la création d?oeuvres. Au niveau théorique, il conduit à repenser les relations entre les concepts d?art-thérapie et d?art brut.
Le Musée des Beaux-Arts de La Boverie, à Liège, compte plusieurs milliers d'oeuvres d'art dans ses collections, depuis la Renaissance jusqu'au XXIe siècle, couvrant essentiellement la peinture, la sculpture et les arts graphiques. Ce beau livre d'art invite à une promenade passionnante, vivante et riche en découvertes, à travers une sélection inédite de chefs-d'oeuvre, belges et internationaux, rassemblés depuis plus d'un siècle dans les collections publiques de la Ville de Liège. Ce nouvel ouvrage constitue le deuxième volume du Catalogue des collections du Musée des Beaux-Arts de Liège. Il contient 100 notices d'oeuvres, une vingtaine de textes et études, et plus de 160 illustrations. Il intéressera tous ceux qui souhaitent acquérir une meilleure connaissance des collections du Musée des Beaux-Arts de Liège. Mais il passionnera également celui qui, simple amateur, historien d'art ou chercheur chevronné, désire parcourir, grâce à des images de qualité et un langage accessible, les pages de l'histoire de l'art en Europe, ses influences et ses prolongements. De Lambert Lombard à James Ensor, d'Eugène Fromentin à Théo Van Rysselberghe, de Joseph Csaky à Jean Arp, en passant par Sonia Delaunay, Paul Delvaux ou le mouvement Cobra, cet ouvrage offre une vue en profondeur sur l'une des plus riches collections publiques de Belgique.
Le présent ouvrage retrace le parcours exceptionnel de Brancusi qui, par un long travail de sublimation de la forme, s'est attaché à saisir l'essence des êtres et des choses. Il met en valeur la singularité d'un artiste reconnu comme le père de la sculpture moderne par nombre de créateurs venus de tous les horizons. Ce catalogue apporte aussi un éclairage particulier sur la pratique de la photographie à laquelle Brancusi s'est adonné avec passion et grâce à laquelle il a pu imposer sa propre vision esthétique.
La Mésopotamie, le pars "entre les deux fleuves" Tigre et Euphrate, est le berceau de l'écriture avec laquelle commence l'histoire. C'est aussi le pays des premières villes et des plus anciens systèmes politiques et administratifs connus. A la recherche des origines de nos civilisations, de nos mythes ou de notre imaginaire, c'est eu Mésopotamie que l'on retrouve les plus anciens témoins concernant les villes, l'Etat, l'écriture, la comptabilité, les mathématiques, l'astronomie ou l'astrologie, dont nous ayons notamment hérité le découpage du temps, et bien d'autres inventions fondamentales. Elargissant une formule de Samuel Noah Kramer, l'exposition "L'histoire commence en Mésopotamie" présente ce qu'a pu être l'antique Mésopotamie depuis l'apparition de l'écriture à la fin du 4e millénaire jusqu'à la conquête d'Alexandre le Grand au IVe siècle avant notre ère. Trois mille ans d'histoire y sont racontés pour découvrir ses croyances, son économie, son cadre de vie urbain, ses rois, ses dynasties et ses empires mais encore son écriture et ce qu'elle nous dit, aussi bien de la société au quotidien, que des plus hautes sciences et lettres. C'est également l'occasion d'évoquer l'aventure de la redécouverte relativement récente de l'histoire mésopotamienne. L'exposition rappelle à la fois l'importance universelle du patrimoine mésopotamien et l'imaginaire plus ou moins fantasmé autour de cette vénérable civilisation, à qui nous devons tant et qui finit pas de fasciner.