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L'origine du monde
Boujut Pierre
OLIVIER
14,70 €
Épuisé
EAN :9782879290195
Juin 1940. On annonce la mort de Gilles Perrault, l'auteur de Notre ami le Négus. Pendant ce temps, Serge J. , l'ancien directeur de Paris-Soir, s'apprête à quitter la capitale occupée. Quai des brumes, le dernier film de Patrice Lecomte, avec Catherine Deneuve et Gérard Depardieu, est toujours à l'affiche. On est toujours sans nouvelles du capitaine Bernard-Henri Lévy, dont l'avion aurait été abattu alors qu'il tentait de gagner Londres. Canular ? Science-fiction ? Disons qu'il s'agit d'une fable. Et que cet espace impossible où la France des années 40 rencontre la génération Mittérand recèle encore bien des surprises. Très vite, la fable bascule dans le roman, c'est-à-dire le mystère. Car M. B. , le narrateur, est dévoré par une obsession : il faut à tout prix retrouver l'Origine du monde, ce tableau peint par Courbet et dont tout laisse à penser qu'il a été volé par les Allemands. Il apprendra à ses dépens qu'on ne peut capturer la Beauté.
Michel Boujut a grandi entre deux drames familiaux, insérés dans la tragédie collective des deux guerres mondiales. Celui de son grand-père Maurice, fauché à 26 ans en septembre 1914, et celui de son père Pierre, prisonnier dans un stalag pendant quatre ans et demi. A la troisième génération, Michel, jeune appelé qui doit partir pour l'Algérie, décide de rompre le cycle infernal du casse-pipe: il désertera. La raison de son adieu aux armes, c'est "le refus, radical, d'une guerre sale faite salement." Alors, au lieu de rejoindre son. unité, le soldat Boujut Michel arrive à Paris, le 13 mai 1961, le jour où le monde apprend la mort de Gary Cooper. C'est un signe du destin: en attendant de quitter la France, il se cachera pendant quinze jours dans les salles obscures du Quartier latin. Ainsi naîtra une vocation dont il fera son métier. Critique de cinéma, essayiste et romancier, Michel Boujut revient sur le moment clé qui a fait basculer son existence, son refus d'aller combattre en Algérie. Loin d'être une évocation nostalgique, ce livre plein d'élan nous fait partager des coups de coeur de cinéphile, des passions littéraires, et ouvre les portes d'une réflexion profonde sur la nécessité de l'insoumission face à l'indignité.
Michel Boujut - qui donne chaque samedi depuis quelques années une chronique au journal Charente Libre - en a choisi une cinquantaine pour composer ce tableau tour à tour tendre et ironique de la vie contemporaine. Le cinéma, la littérature et les soubresauts de la société, qui sont la toile de fond de ces pages, n'isolent jamais l'auteur de la vie ordinaire. bans un constant aller-retour entre l'actualité et les souvenirs de son enfance marquée par la guerre finissante, ceux-ci éclairant celle-là ou vice versa, c'est tout un monde d'êtres humains, fameux ou anonymes, qui prend corps sur la scène de ce petit théâtre sans complaisance, où la noblesse de l'âme le dispute constamment à la lâcheté ou à la bêtise. Calme refus des convenances de la pensée, vigilance intellectuelle ou simple bon sens paysan, ces vues, familières mais pas si rapprochées qu'il y paraît d'abord, ont une salutaire liberté de ton qui nous rappelle à notre élémentaire devoir de liberté (tout court).
1939.L'Eden Roc, un palace de la côte d'Azur, abrite un groupe de célébrités. Le romancier allemand Erich Maria Remarque(A l'ouest rien de nouveau), le cinéaste Pierre Chenal sont enfermés dans l'hôtel pour écrire une adaptation de Bruges la morte de Rodenbach. La vedette en sera Marlène Dietrich, maîtresse de Remarque. Le roman s'appuie des confidences de Chenal à Boujut
Résumé : A quarante-trois ans, Barry Cohen, New-Yorkais survolté à la tête d'un fonds spéculatif de 2, 4 milliards de dollars est au bord du précipice. Sous le coup d'une enquête de la Commission boursière, accablé par la découverte de l'autisme de son jeune fils, il prend une décision aussi subite qu'inattendue et embarque dans un car Greyhound. Destination : le Nouveau-Mexique où demeure celle qui fut jadis son premier amour, et avec qui il imagine pouvoir refaire sa vie. Une vie plus simple, plus saine, plus heureuse. Commence alors une folle traversée du continent. D'est en ouest, de highways en freeways, Barry découvre une autre Amérique : celle des pauvres, des marginaux, des déclassés. Pendant que sa femme, Seema, entame une liaison avec un romancier, Barry fonce vers une improbable rédemption. Sans se départir de son humour loufoque, Gary Shteyngart dresse le portrait d'une Amérique déboussolée, à la veille de l'élection de Donald Trump, et nous entraîne dans un road-trip qui tient plus des montagnes russes que du voyage d'agrément.
Résumé : "Le chant glacé et mélodieux de la rivière, sa peur, le poids terrible d'une attente folle entre les remparts des montagnes qui la cernent, mais quelle attente cette épée qu'elle pressent toujours, suspendue dans la nuit des arbres qui l'écrase ? sur son coeur blanc, sa tête rousse de gibier des bois. Oh que tout éclate enfin pour que tout s'arrête". Pour Rosalinde, c'est l'été de tous les dangers. Dans ce village où l'a menée son errance, quelque part en Provence, elle est une saisonnière parmi d'autres. Travailler dans les champs jusqu'à l'épuisement ; résister au désir des hommes, et parfois y céder ; répondre à leur violence ; s'abrutir d'alcool ; tout cela n'est rien à côté de ce qui l'attend. L'amitié ? l'amour ? ? d'une autre femme lui donne un moment le sentiment qu'un apaisement est possible. Mais ce n'est qu'une illusion.
Résumé : Lors d'un été caniculaire marqué par une invasion de mouches, une adolescente connaît ses premiers émois auprès d'un ouvrier australien engagé par son père. Une enseignante explore les vicissitudes des rencontres amoureuses en ligne alors que la fin du monde approche. Un ancien mannequin revient dans sa ville natale pour travailler dans un lieu qui n'a de station-service que le nom... Les huit nouvelles de Dans la joie et la bonne humeur déroutent et interrogent. Si les femmes qu'elles mettent en scène sont souvent cantonnées à des rôles trop étriqués pour elles, elles ne sont pourtant jamais dupes. Nicole Flattery est l'une des grandes voix irlandaises d'aujourd'hui. Elle manie l'humour noir et l'étrange comme personne. Traduit de l'anglais (Irlande) par Madeleine Nasalik.