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Vues rapprochées. Chroniqe de Charente Libre 2000-2005
Boujut Michel
TEMPS IL FAIT
15,00 €
Épuisé
EAN :9782868534347
Michel Boujut - qui donne chaque samedi depuis quelques années une chronique au journal Charente Libre - en a choisi une cinquantaine pour composer ce tableau tour à tour tendre et ironique de la vie contemporaine. Le cinéma, la littérature et les soubresauts de la société, qui sont la toile de fond de ces pages, n'isolent jamais l'auteur de la vie ordinaire. bans un constant aller-retour entre l'actualité et les souvenirs de son enfance marquée par la guerre finissante, ceux-ci éclairant celle-là ou vice versa, c'est tout un monde d'êtres humains, fameux ou anonymes, qui prend corps sur la scène de ce petit théâtre sans complaisance, où la noblesse de l'âme le dispute constamment à la lâcheté ou à la bêtise. Calme refus des convenances de la pensée, vigilance intellectuelle ou simple bon sens paysan, ces vues, familières mais pas si rapprochées qu'il y paraît d'abord, ont une salutaire liberté de ton qui nous rappelle à notre élémentaire devoir de liberté (tout court).
Résumé : A partir d'un portrait célèbre, celui d'un jeune paysan en salopette dont le regard fulmine, Michel Boujut est allé à la recherche du modèle anonyme et de l'auteur de la photographie, l'Américain Paul Strand. De rencontres en coïncidences, son enquête l'a conduit sur les chemins de son enfance, dans un village au bord de la Charente, là où l'écrivain Claude Roy, ami de son père, avait accueilli Paul Strand durant l'été 1951. Lejeune Homme en colère est l'histoire d'une photo, un flash-back à plusieurs voix.
1939.L'Eden Roc, un palace de la côte d'Azur, abrite un groupe de célébrités. Le romancier allemand Erich Maria Remarque(A l'ouest rien de nouveau), le cinéaste Pierre Chenal sont enfermés dans l'hôtel pour écrire une adaptation de Bruges la morte de Rodenbach. La vedette en sera Marlène Dietrich, maîtresse de Remarque. Le roman s'appuie des confidences de Chenal à Boujut
Résumé : Dans le présent ouvrage, Michel Boujut invite Claude Sautet à se tourner sur son passé : d'assistant d'abord, de scénariste, puis de réalisateur tout particulièrement reconnu aussi pour sa direction d'acteurs tels que Romy Schneider (avec qui il a tourné cinq films), Michel Piccoli (quatre films) ou Yves Montand (trois films, dont Garçon ! au scénario taillé dès l'origine à sa mesure). Claude Sautet, né en 1924, tourne son premier film personnel Classe tous risques en 1960. Puis en 1965, L'Arme à gauche. Simultanément, il se fait une image de scénariste efficace, collaborant à plusieurs dizaines de films, souvent sans que son nom apparaisse au générique : il est celui qu'on va chercher quand une situation se bloque. Ce n'est qu'avec Les Choses de la vie (1969) qu'il devient réellement célèbre et se forge, dans les années soixantes-dix, une réputation de cinéaste de la bourgeoisie. De fait, les films qui ont suivi ont toujours à voir avec la société française du temps, et souvent mettent en scène le groupe : Max et les ferrailleurs en 1971, César et Rosalie en 1972, Vincent, François, Paul et les autres en 1973, Mado en 1976, Une histoire simple en 1978, Un mauvais fils en 1980, Garçon ! en 1983, Quelques jours avec moi en 1987 et Un coeur en hiver en 1991.
Un récit-enquête sur les traces d'un fanatique au temps de la guerre froide, Jean Kanapa (1921-1978). Ancien élève de Sartre, intellectuel du PCF suspicieux et austère. archétype du stalinien redoutable et redouté, son histoire se confond avec celle du parti pendant plus de trente ans: aveuglement, mensonge, négation de soi et repentir. Michel Boujut nous entraîne, cinquante ans après, dans l'autopsie sentimentale d'un cadavre encombrant. II se passionne pour Kanapa. l'inquisiteur porté par une idée communiste aujourd'hui disparue, l'interroge à distance, lui demande des comptes. Faut-il sauver le soldat Kanapa? Et comment a-t-on pu être stalinien? Autour de cette sombre figure, le récit de Boujut emprunte des chemins de traverse et des souvenirs personnels pour se propulser du trop-plein idéologique d'hier au vide du sauve-qui-peut libéral actuel. Au fil du voyage se dessinent l'imaginaire et la culture communistes. Et, en contrepoint, ce que cette Histoire fait résonner en nous: rejet radical ou fascination trouble? Biographie de l'auteur Journaliste, critique de cinéma, Michel Boujut a publié des essais et des romans dont, chez Flammarion, Un ange passe (2002).
Belles têtes d'Irlandais dans les rues de Killarney. D'un certain âge. Des têtes conformes à la tradition et qui, au-delà du folklore touristique, donneraient à n'importe qui manie vaguement le crayon l'envie d'écrire et de conserver ces personnages dans les mots. On ne s'attache pas à repérer d'abord les faces qui affichent leur alcoolisme. Ici, c'est un penchant qui ne s'avoue pas, mais se clame et se trompette. Il met tant de sincérité dans la laideur que là encore, parce qu'on est en Irlande, on se sent en confiance. Des trognes aussi évidentes et qui témoignent d'une impeccable assiduité au pub ne savent plus mentir. La caricature est une innocence brute." Dans ce récit de voyage fort peu héroïque - camping et vélo -, l'auteur s'attache à montrer des spectacles qui n'ont pas lieu et des êtres sans grandeur dont, en amoureux comblé de la langue, il sait faire une véritable matière littéraire.
Mécompris, censuré, tout ensemble adoré et haï, le recueil des Petites pièces philosophiques (Operette morali) apparaît comme le revers implacable du lyrisme des Canti. Leopardi, négligeant dédaigneusement l'arsenal romantique, y déploie les ressources d'une prose à la fois délicieuse et terrifiante, dont la littérature européenne offre bien peu d'exemples. Dans ce petit théâtre philosophique, fiévreusement élaboré au début du XIXe siècle, le nihilisme moderne semble naître tout armé. Schopenhauer, Nietzsche, grands lecteurs de Leopardi, creuseront ce sillon ; d'autres suivront celui du Désir. Grosses d'un désespoir qui est déjà le nôtre, ces pièces témoignent aussi de la littérature comme activité frivole et nécessaire, comme exercice presque joyeux du sens contre le rien.