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La promenade du critique
Boujut Michel
ACTES SUD
14,20 €
Épuisé
EAN :9782742706747
Qu'est-ce qu'il fait, le critique (et qu'est-ce qui le fait critiquer ?). A quoi peut-il bien servir, entre le marteau (des films) et l'enclume (du public) ? A faire voir et à faire entendre, prétendait Bory. A prolonger, le plus possible dans l'intelligence et la sensibilité de ceux qui le lisent, le choc de l'?uvre d'art, affirmait Bazin. Mais, s'il est lu, est-il sûr d'être entendu ? Son activité ordinaire et sa raison sociale, c'est d'écrire dans un journal ou de causer dans le poste. Mais il lui prend aussi parfois l'envie de lever la plume et de fermer le micro. De prendre du recul. Que voit-il alors dans le miroir ? Consignés dans son carnet à spirale, voici les impressions et les aphorismes d'un critique de son temps qui nous propose une promenade dans son " petit cinéma sentimental ".
Tout part d'une photo, découpée en 1959 dans Sud-Ouest et retrouvée quarante-cinq ans plus tard entre les pages d'un polar de Goodis. Une jeune femme y apparaît aux côtés du bluesman Big Bill Broonzy. La légende est bien dans l'esprit du temps: "Coïncidence? Marie-Thérèse Désormeaux bifurqua dans la vie à partir du moment où sa passion pour le jazz prit une forme excessive." Dérapage qui la mènera en une de détective avec une autre légende: "J'étais une chatte sur un toit brûlant." Fasciné par ces photos, Michel Boujut enquête à Toulouse sur le fait divers sanglant auquel a été mêlée Marie-Thérèse, croisant en chemin quelques figures de contemporains qu'il ne s'attendait pas à trouver là. Entre fiction et réalité, ce "roman-vérité" en noir et blanc raconte le destin contrarié d'une héroïne sous influence, à l'époque où le jazz, en plein essor, était encore considéré comme "la musique du bas-ventre". Dans une prose lumineuse et sensible, l'auteur reconstitue le mécanisme d'un engrenage et d'un procès. Révélateurs des tabous et des hypocrisies d'une époque. Biographie de l'auteur Critique de cinéma, essayiste et romancier, Michel Boujut a déjà publié Souffler n'est pas jouer dans la collection Rivages/noir.
Michel Boujut - qui donne chaque samedi depuis quelques années une chronique au journal Charente Libre - en a choisi une cinquantaine pour composer ce tableau tour à tour tendre et ironique de la vie contemporaine. Le cinéma, la littérature et les soubresauts de la société, qui sont la toile de fond de ces pages, n'isolent jamais l'auteur de la vie ordinaire. bans un constant aller-retour entre l'actualité et les souvenirs de son enfance marquée par la guerre finissante, ceux-ci éclairant celle-là ou vice versa, c'est tout un monde d'êtres humains, fameux ou anonymes, qui prend corps sur la scène de ce petit théâtre sans complaisance, où la noblesse de l'âme le dispute constamment à la lâcheté ou à la bêtise. Calme refus des convenances de la pensée, vigilance intellectuelle ou simple bon sens paysan, ces vues, familières mais pas si rapprochées qu'il y paraît d'abord, ont une salutaire liberté de ton qui nous rappelle à notre élémentaire devoir de liberté (tout court).
Armstrong a inspiré des milliers de trompettes, suscité des vocations innombrables, enchanté des millions d'amis qui, simplement, l'écoutaient. Il est pour moi l'image même de l'Américain qui a su briser le conformisme, l'image de l'homme profondément grand et profondément original. " Duke Ellington
Après avoir perdu un procès en diffamation, Mikael Blomkvist, brillant journaliste d'investigation, démissionne de la revue Millénium et ressasse son dépit. Il est contacté par un magnat de l'industrie qui lui confie une enquête vieille de quarante ans: sur l'île abritant l'imposante propriété familiale, sa nièce, Harriet Vanger, a naguère disparu, et il reste persuadé qu'elle a été assassinée. Si ce n'est pas exactement le hasard qui réunit Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, réchappée des services sociaux et génie de l'informatique, c'est une vraie chance, car la jeune femme va bien vite s'imposer comme le meilleur atour du journaliste pour élucider l'affaire. L'intolérance, l'hypocrisie, la violence et le cynisme de notre monde contemporain - aux niveaux politique, économique, social, familial - sont les ressorts de ce polar addictif, au suspense insoutenable, qui a enthousiasmé des millions de lecteurs.
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !
Biographie de l'auteur Née en 1962, Yoko Ogawa a obtenu en 1988 le prix Kaien pour son premier roman, puis le prestigieux prix Akutagawa en 1991. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud.