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Le suicide ou le divan intrigué
Bouhlal Ahmed
L'HARMATTAN
43,50 €
Épuisé
EAN :9782343244792
Le suicide ou le divan intrigué présente un recueil de cas cliniques tous absolument réels, malgré leur étonnante bizarrerie. Ils nous sont exposés par un psychiatre, narrateur passablement loufoque et sans prétention aucune, toujours à la recherche d'un café. Ainsi, le livre se construit sur deux plans : les cas cliniques et le micro-monde des urgences où le narrateur pérégrine, épaulé d'une équipe un peu spéciale car elle se déploie en corolle autour d'un grand maître, tout aussi présent qu'absent, Mabrouk. C'est en effet Mabrouk qui donne toutes les clefs, parfois énigmatiques, pour approcher au mieux les différents cas. Seulement, voilà, Mabrouk a une particularité : non seulement on ne sait rien de lui, mais sa voix s'élève haut et fort d'un corps constitué de planches et de clous. Et oui ! Mabrouk est un divan : un divan qui parle ! Un psychiatre, ô combien névrosé, et un divan, abreuvé par définition de psychanalyse, sont les deux pôles entre lesquels se dessine une grande fresque...
Durand Claude ; Bouhlal Siham ; Balaban Mary ; Dur
Résumé : D?origine marocaine, Mahi Binebine est un artiste éclectique. Né en 1959 à Marrakech, il s?y est réinstallé définitivement en 2002 après avoir longtemps vécu et travaillé à Paris et New York. Le parcours de cet artiste est atypique : professeur de mathématiques à Paris, il quitte l?enseignement à la fin des années 1980 pour se consacrer à l?écriture, la peinture et, depuis peu, la sculpture. Ses romans, traduits en une dizaine de langues, l?ont confirmé comme l?un des écrivains marocains les plus talentueux. Exposée notamment en France, en Allemagne ou aux États-Unis, son oeuvre remarquée des critiques d?art et des collectionneurs fait partie de nombreuses collections publiques et privées dont celle du Musée Guggenheim de New York. Cette monographie commentée par une quinzaine d?auteurs retrace la richesse de son parcours et les différentes strates de sa démarche picturale. Binebine manie le chalumeau, travaille la cire, creuse des dessins dans la matière, plante des clous, ligote et mélange des silhouettes, répand des pigments magiques. Une oeuvre protéiforme se donne à voir et à toucher au fil des ans et des pages, et son unicité frappe immédiatement malgré les différents matériaux auxquels il se confronte. On y lit une maîtrise de la lumière dans la mélancolie, l?histoire d?un pays et de toute forme d?oppression à travers ses figures d?une humanité en résistance, l?universalité de la condition humaine en souffrance. Empreint de modernité, nourri de traditions, Mahi Binebine, d?oeuvre en oeuvre, accorde une attention humaniste à ce qui est inhumain.
A première vue, tout sépare l arabe et le français. Nous avons d une part une langue sémitique flexionnelle à l alphabet phénicien, à l écriture monocamérale, s écrivant de droite à gauche, et de l autre une langue indo-européenne, à caractères latins, non flexionnelle (du moins systématiquement), s écrivant de gauche à droite. En dépit de ces divergences, de nombreuses similitudes sont à signaler entre l arabe et le français, tant morphologiques, sémantiques que syntaxiques. L auteur se focalise ici sur la place des fonctions syntaxiques dans ces deux langues."
N'épargnez pas les enfants!"... la formule fut maintes et maintes fois répétée durant le génocide des Tutsi au Rwanda d'avril à juin 1994. En plus d'être lapidaire, elle fut pédagogique et efficace: plus d'un million de Tutsi furent exterminés par le régime "hutu power" rwandais. Des vieillards abattus à la machette, de femmes violées, des bébés écrasés au pilon, des églises effondrées, des maisons incendiées, des biens pillés, etc. Leur tort? Exister comme Tutsi. La dimension donne le vertige: comment près d'un million de personnes ont pu être décimées en l'espace de cent jours à peine?! La réalité est dramatiquement simple: le génocide des Tutsi était un génocide de proximité... Qu'est-ce qu'un génocide? Comment le génocide des Tutsi a-t-il pu se produire dans la totale indifférence de la communauté internationale? L'ONU est-elle responsable? Et la Belgique? Qui cherche aujourd'hui à nier la réalité de ce génocide? Par quels procédés? Faut-il pénaliser le négationnisme? En quoi le génocide des Tutsi est-il indivisible de celui des Arméniens et des Juifs? Pourquoi faire ?uvre de mémoire? Un livre-évènement incontournable pour répondre à ces questions, pour en comprendre bien d'autres et pour commémorer le 15e anniversaire du génocide des Tutsi.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.