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De mal à personne
Bouhier Odile
PRESSES CITE
19,00 €
Épuisé
EAN :9782258092266
« Kolvair poussa un profond soupir, la mine préoccupée. En réalité, il luttait pour ne pas laisser la panique le gagner: la victime avait été retrouvée morte dans la cour intérieure de l?hôtel. Elle n?avait livré à Durieux que de bien minces et trop rares indices. Et encore, Kolvair usait d?hyperbole: en réalité, ils n?avaient rien. La cour pavée avait été lessivée à grande eau, anéantissant les si précieux relevés papillaires. Pour couronner le tout, l?arme du crime restait introuvable. Ils avaient de toute évidence affaire à un professionnel ».Septembre 1920. Firmin Dutard, riche industriel lyonnais, est assassiné dans la cour intérieure du Grand Hôtel à Lyon. Tué à l?arme blanche. Le commissaire Kolvair est chargé de boucler au plus vite cette enquête embarrassante. Au laboratoire scientifique, Durieux supplée tant bien que mal le brillant professeur Salacan, en déplacement à Londres pour un colloque mondial de criminologues. Le jeune assistant est catégorique: selon les mesures du légiste et ses calculs, le meurtrier ne mesure pas plus d?un mètre vingt-huit. Une empreinte accuse un certain Thibaud, né sous X, fiché pour vols dans le dossier anthropométrique de la police judiciaire. Délinquant de onze ans, multirécidiviste: c?est le coupable idéal. Les preuves scientifiques, infaillibles, l?accablent. Pourtant, Kolvair n?est pas satisfait. Malgré les doutes qui subsistent concernant la personnalité fragile de l?accusé, le jeune garçon est envoyé à Mettray. Cette institution pour mineurs délinquants est un bagne pour enfants qui n?avoue pas son nom?
Tokyo. Deux hommes morts empoisonnés par une substance indécelable embarrassent la police japonaise. Paris. Un commandant de la brigade criminelle est chargé d'élucider la mort d'un riche Japonais, lui aussi victime d'un mystérieux produit. Simmeo, commandant au 36 quai des Orfèvres, découvre que ces assassinats ont un lien avec les yakuzas. La brigade criminelle française se retrouve obligée de travailler avec son homologue japonaise - aux méthodes bien différentes - pour coincer celui qui utilise la cuisine moléculaire pour parvenir à ses fins... Entre Paris et Tokyo, une sidérante plongée dans les eaux troubles de la gastronomie, de la science et du crime.
1er août 1915, FontenoyAnesthésié par les coups du soleil qui, toute la journée, avaient boxé la vallée de l'Aisne et aplati le relief calcaire, le 96e régiment d'infanterie établit son campement provisoire dans le secteur ouest, l'ombre y étant plus franche. Un an qu'ils avaient quitté les moissons la bouche en coeur et la fleur au fusil, certains d'être de retour pour les vendanges, pourtant il avait bien fallu se rendre à l'évidence: la guerre prenait ses aises, elle était bien la seule.Depuis des semaines, des mois qu'il parcourait à tâtons Champagne et Picardie - ils avançaient et reculaient, obéissant à une ligne de front dont la logique lui restait un mystère -, le soldat Bertail n'en revenait pas de la platitude de cette région de France. Dans huit heures, son bataillon rejoindrait l'enfer des tranchées et Bertail, contrairement à ses camarades, n'avait pas souhaité profiter des mirages qu'offrait Fontenoy, bourgade ravagée par la hargne, engourdie par l'alcool. Aux ricanements des filles de joie promptes à offrir leurs plaisirs écarlates et propager la syphilis, il préférait le calme, l'isolement et la fraîcheur du soir.Il repensa à la dernière lettre qu'il avait envoyée à sa soeur. La censure ne permettrait pas la lecture de ces phrases, pourtant il s'était entêté à conclure sa missive sans détour: «Nous allons tous crever, l'atmosphère n'est plus qu'un ouragan de fer et de feu.»Pour l'heure et à perte de vue, des champs de betteraves s'étendaient comme des tombeaux, or cet océan de verdure grisâtre et boueuse balayé par la brise n'était pas sans rappeler à Bertail la mer et son ressac près desquels il avait grandi et qui lui manquaient tant.Il ferma les yeux, tentant de se figurer les collines de son village du Sud, sa seule patrie en vérité, mais la moiteur de l'air corrompait sa mémoire.Il repéra un talus façonné par la chance et s'assit enfin. Son pantalon de terrassier en velours côtelé bleu horizon le grattait. La suppression de la déplorable toile rouge garance avait quelques désavantages. Il retira son casque Adrian, laissant apparaître une calotte de fer, sorte de «bourguignotte» du Moyen Age remise au goût du jour. La protection de ces «cervelières» était réelle contre les petits éclats et les balles tirées de loin. Il allongea ses jambes fourbues par les longues heures de marche, puis sortit de sa vareuse son précieux carnet, un journal intime dans lequel il dessinait souvenirs, méandres et promesses.Il le feuilleta pour l'ouvrir au croquis du paysage que toute son enfance il avait admiré depuis la fenêtre de sa chambre et, comme à chaque fois, il eut presque envie de s'incliner devant la bonté de Dieu.Il n'en eut pas le loisir, un des siens approchait, confirmant au soldat qu'en temps de guerre la solitude était une imposture. Avec le sentiment d'être réduit à un appeau, il soupira.
9 mai 1920, Lyon. A l'aube d'une journée qui s'annonçait radieuse, le cadavre putréfié d'une vieille femme est découvert dans un pré, non loin du centre de la ville et de l'hippodrome. Le visage de la victime est tellement abîmé que l'identification est impossible. Pour ne pas ternir la réputation de Lyon, rivale de Paris et de ses brigades du Tigre, le procureur promet une résolution imminente. Le tout nouveau laboratoire de la police scientifique de la ville? le premier au monde? est chargé de l'enquête. Il est dirigé par le professeur Hugo Salacan et le commissaire Victor Kolvair, rescapé des tranchées. Cette enquête va révéler deux visions de la justice, de la police et de la science, deux visions aussi, faut-il le dire, d'une société en pleine mutation. Le Sang des bistanclaques est une plongée dans la société lyonnaise des Années folles. C'est aussi le parcours d'une autre folie, une folie individuelle, le portrait d'un enfant de la Croix-Rousse devenu tueur en série.
Scénariste formée à la Femis-Ensmis (Ecole nationale supérieure des métiers de l'image et du son), Odile Bouhier signe avec Le Sang des bistanclaques son premier roman. Elle poursuit l'écriture des enquêtes du professeur Hugo Salacan et du commissaire Victor Kolvair avec De mal à personne, publié aux Presses de la Cité en mars 2012.
De Tourrettes-sur-Loup, sur les hauteurs de Nice, aux beaux quartiers de la capitale, quatre générations de femmes libres, vibrantes, indépendantes vont se succéder entre 1879 et 1945. Il y a d'abord Rosine, fille de modestes paysans, qui quitte, enceinte, son pays de la violette pour devenir une courtisane en vue à Paris. Sa fille, Eloise, mène une vie plus rangée près de Lyon auprès de son mari instituteur. Suivront Emma aux amours ardentes, créatrice de mode qui traverse intensément les Années folles, et sa fille Béatrice, "nez" de talent dans la ville de Grasse. C'est la culture de la violette, fleur à parfum par excellence, qui scellera le destin de ces quatre héroïnes de coeur et de passion.
Résumé : Quel avenir a-t-on quand le passé vous échappe ? Brillant professeur à Harvard, Alice Howland adore sa vie, qu'elle partage entre les cours, la recherche et sa famille. Peu de temps avant son cinquantième anniversaire, elle s'étonne de ses trous de mémoire, de plus en plus fréquents. Sans doute est-ce le stress. Mais, un jour, Alice se perd dans son quartier en faisant son jogging, et décide de consulter un médecin. Le diagnostic est sans appel : elle est atteinte d'un Alzheimer précoce. A mesure que ses souvenirs s'effacent et que ses repères disparaissent, Alice doit apprendre à vivre au présent. Ecrit du point de vue d'Alice, L'Envol du papillon aborde le sujet de la maladie d'Alzheimer avec force et justesse, et brosse le portrait boule-versant d'une femme qui se bat pour rester elle-même, jusqu'au bout. Cette histoire a été magnifiquement portée à l'écran par Richard Glatzer et Wash Westmoreland, avec julianne Moore, Alec Baldwin et Kristen Stewart dans les rôles principaux.
Résumé : L'épopée continue... Ragnvald de More règne désormais sur le comté de Sogn. Les batailles menées au nom du roi Harald de Norvège l'éloignent cependant la plupart du temps de ses terres, ce dont profitent certains de ses proches pour tenter d'affaiblir son pouvoir. Svanhild, sa soeur, mène quant à elle la vie aventureuse dont elle rêvait aux côtés de Solvi, ennemi juré de Ragnvald. Mais cette liberté à un prix. L'ambition sans limites de Solvi le pousse en effet à reprendre la mer, au détriment de la santé de leur fils. Et tandis que la rébellion gronde face au projet du roi Harald d'unifier le pays, Ragnvald conçoit un plan pour en finir avec leurs opposants et ramener Svanhild à ses côtés...
Résumé : - C'est vrai, Bar, disait-il, ton papa pouvait faire face à n'importe quelle situation, et c'est pour ça que tout le monde l'aimait. Tu te souviens de la fois où il a chanté au Festival international de musique ? Il avait accepté de chanter des chants africains, mais quand il est arrivé, il s'est aperçu que c'était pas n'importe quoi. La fille qui passait juste avant lui était une chanteuse semi-professionnelle, une Hawaiienne qui avait tout un orchestre derrière elle. Un autre se serait dégonflé, aurait expliqué qu'il y avait erreur. Mais pas Barack. Il y est allé et il a chanté devant tous ces gens qui le regardaient, et ça, je te jure, il faut le faire. Il n'a pas été formidable, mais il était si sûr de lui qu'il a récolté autant d'applaudissements que les autres. Mon grand-père secouait la tête et se levait pour aller tripoter les boutons de la télé. - Tu vois, il y a une chose que tu peux prendre chez ton père, me disait-il. La confiance en soi. Le secret du succès.