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Hammamiya et autres histoires
Boughanemi Mohamed
NIRVANA
15,00 €
Épuisé
EAN :9789938530599
Par petites touches impressionnistes, ciblées et bien croquées, Soufiane Ben Farhat nous présente dans ce roman un portrait de la société tunisienne post 2011. L'analyse sans complaisance d'une société en crise, malade et désabusée, sans repères où tous les dévoiements sont permis : le bilan d'une décennie de chambardements. Le narrateur, n'échappant pas à la crise de la cinquantaine, est un homme solitaire, tourmenté, désespéré de voir l'intelligence et ses références culturelles balayées par la bêtise, l'imposture et les certitudes. La vraie réussite romanesque tient aux deux personnages féminins, la princesse berbère terrienne et la femme de la mer en rupture de ban par lesquelles le narrateur se dévoile. Ces deux femmes libres lui donnent l'occasion de nous révéler sa vérité. Seule l'écriture peut tenter de surmonter la folie actuelle. Ce roman du désenchantement est une belle tentative de rester vivant.
Ouled Ahmed est parti rejoindre le paradis d'Abou l-Ala' al-Ma'arri, inspirateur de Dante. Il est parti y retrouver des poètes et des prosateurs élus tels que Moutanabbi, al-Moutanakhkhal, ibn Khaldoun, Chabbi, Darwich et… Rimbaud. Des artistes qu'il a aimés sur terre. Dans ce livre, l'auteur a voulu montrer le degré de fidélité et d'attachement que le poète tunisien leur vouait à travers ses écrits. C'est ainsi qu'il l'avait qualifié respectivement de khaldounien, darwichien, chabbien, rimbaldien… La connaissance de la poésie arabe et ses structures, l'amour porté aux grands poètes et aux grands prosateurs, le talent, l'élégance, l'esthétisme et la capacité à sertir les mots, l'engagement et la générosité ont fait d'Ouled Ahmed un poète fahl, majeur.
Des meÌmoires ? Pas conventionnels ou plutoÌt informels en une succession de nouvelles ou de digressions. Ouâ l'auteur eÌvoque les amis disparus, ses gouÌts litteÌraires, artistiques, cineÌmatographiques, ses plaisirs gastronomiques, la sensualiteÌ des paysages qui l'eÌmeuvent. C'est aussi l'itineÌraire d'un homme libre et mobile qui aime la vie. LibeÌreÌ des conventions et des steÌreÌotypes, il s'insurge contre la reÌgression et le fanatisme. Ce Tunisien qui fait rayonner la langue française est un baÌtisseur de ponts. Il fait des liens entre les deux rives, entre Occident et Orient. Tout cela fourmille de reÌfeÌrences culturelles acquises tout au long d'une riche expeÌrience. Cet ouvrage est celui d'un auteur cineÌphile qui sait voir et regarder le monde dans une perspective humaniste et sage. Une oeuvre profitable actuellement.
Je me souviens quand mon ami Mohamed m'avait montré la photo de sa bien-aimée la première fois. Il n'arrêtait pas de me répéter : " Ne trouves-tu pas qu'elle est belle ? Ne trouves-tu pas qu'elle est jolie ? " Mon ami ne savait pas qu'il synthétisait Montesquieu dans ses Lettres Persanes. Ce dernier y estimait qu'en Orient, les femmes étaient plus belles que celles en France. Mais en France, elles étaient plus jolies. Mais, après son retour de France, les gens le raillaient pour son amour, sa passion. Et cela le renvoyait douloureusement à une séparation terrible qu'il n'arrivait pas à s'expliquer, car Isabelle avait disparu du jour au lendemain, sans laisser la moindre trace. Elle qui lui avait appris le goût et le sens de la tendresse, ne pouvait pas le laisser choir. Il se demandait si elle était morte, violé ; assassinée et cela le rendait fou. Il décida alors de se suicider lentement, comme s'il devait espérer qu'un jour Isabelle réapparaisse. C'était pour lui un suicide... d'attente.
Un jeune peintre vole des tableaux par fantaisie, dans l'unique but de les modifier. Ce jour-là, le tableau montre sept personnages habitant un désert de nulle part, depuis mille ans et mille fois mille ans. Le peintre ne l'aime pas. D'un coup de pinceau, il blanchit les yeux d'une fille. La petite est aveugle et tous se trouvent dérangés dans leur éternité. Pendant toute une journée, ils vont affronter ce changement insoutenable, dans une cacophonie de réactions entre décadence et enthousiasme, ridicule et colère. Que va-t-il se passer demain ?
Ce contre-portrait de Jugurtha que nous offrons dans ce roman se veut avant tout l'illustration d'une éthique de conviction contre l'arbitraire de l'Histoire et des intérêts particuliers.
Résumé : L'auteur de ce livre est une des figures de la gauche tunisienne. les témoignages qu'il nous livre ici racontent une tranche de vie qui tourne autour de la parole : donnée, tenue, lancée comme une bouteille à la mer, enseignée, hurlée à la face des pouvoirs, jamais reprise, jamais tue... C'est l'histoire d'une conversion à l'idée démocratique solidement amarrée à l'engagement premier. le projet en filigrane de ce témoignage c'est l'émergence d'une autre subjectivité, d'un autre paradigme : ni les douces chimères, ni l'utopie forcenée mais l'attachement à deux exigences complémentaires et indissolubles : la liberté pour chacun et l'égalité pour tous.
Ben Amor Ridha ; Rachdi Nabil ; Naceur Loued Moham
Le code pénal Tunisien est plus que centenaire, il fût en effet promulgué le 9 juillet 1913, c'est dire la nécessité voire l'urgence, non seulement de le dépoussiérer mais surtout de proposer une nouvelle approche normative plus adaptée à notre époque.