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Cadres : la grande rupture
Bouffartigue Paul ; Groux Guy ; Livian Yves-Frédér
LA DECOUVERTE
33,54 €
Épuisé
EAN :9782707134721
Ce livre met un terme au silence relatif de la recherche en sciences sociales à propos des cadres depuis le début des années quatre-vingt. Ce silence était devenu paradoxal, au moment où le groupe des cadres fait l'objet d'interrogations sociales renouvelées. Radicalisant le vieux thème du "malaise des cadres", on a vu apparaître ainsi celui de la "banalisation" des cadres, qui annoncerait l'extinction de cette catégorie sociale. Si les discours les plus alarmistes n'ont plus cours quand la croissance repart et que les entreprises se plaignent de nouveau d'un manque de cadres, ce qui s'est passé dans les années quatre-vingt-dix n'a-t-il pas laissé des traces profondes ? Une "grande rupture" n'est-elle pas intervenue dans l'histoire de cette catégorie ? Les travaux ici rassemblés convergent vers des réponses affirmatives à ces deux questions. Ils balaient les principaux aspects de la situation des cadres dans la société française contemporaine : conditions d'émergence au cours de la première moitié du siècle, modalités actuelles d'emploi et de travail, parcours professionnels, montée des certifications supérieures et de la féminisation, nouvelles orientations syndicales et culturelles. La plupart des auteurs décrivent un double processus : approfondissement des segmentations entre cadres et rapprochement de nombre d'entre eux de la situation de salariés "ordinaires". Et ils montrent que l'évolution du statut des cadres révèle des enjeux sociaux plus larges, tels que la montée du travail "immatériel", ou la féminisation du monde du travail.
David E. Sanger, diplômé de Harvard (School of Law), est le correspondant en chef du New York Times à la Maison Blanche. Il a reçu par deux fois, avec son équipe, le Prix Pulitzer et s est vu attribuer de nombreuses récompenses pour ses articles sur les questions de sécurité nationale et sur la Maison Blanche.Il est l auteur de L Héritage (Belin 2009).
L'histoire vraie d'une jeune femme disparue dans les rues de Tokyo et du démon qui l'a engloutie. Lucie Blackman est grande, blonde et sévèrement endettée. En 2000, l'été de ses 21 ans, cette jeune Anglaise travaille dans un bar à hôtesses de Roppongi - quartier chaud de Tokyo - lorsqu'elle disparaît sans laisser de traces. Ses parents lancent alors une vaste campagne de mobilisation pour la retrouver. L'enquête des autorités japonaises est bien vite sujette à caution. Veut-on vraiment savoir ce qui s'est passé ? Journaliste, Richard Lloyd Parry se passionne pour l'affaire et décide de savoir ce qui est arrivé à Lucie. Il s'immerge donc dans le Tokyo interlope, où il va aller de surprises en surprises. Au terme de ses investigations, il nous rapporte un document époustouflant sur les aspects les plus sombres et les moins connus de l'âme japonaise. Depuis l'industrie du sexe jusqu'au fonctionnement sidérant de la justice, il lève ainsi le voile sur une ville hantée par le mal, aussi fascinante qu'effrayante. Au coeur de cette toile invraisemblable, la figure d'un mystérieux millionnaire, véritable figure du vice sur lequel vont se porter tous les soupçons. Espionné, menacé, attaqué en justice : rien n'arrêtera Richard Lloyd Parry dans sa recherche de la vérité.
Résumé : L'histoire vraie d'une jeune femme disparue dans les rues de Tokyo et du démon qui l'a engloutie. Lucie Blackman a 21 ans en cet été 2000. Elle vit à Tokyo depuis quelques mois et travaille dans un bar à hôtesse pour éponger ses dettes. Le 1er juillet, elle disparaît sans laisser de traces. Ses parents lancent alors une vaste campagne de mobilisation pour la retrouver. L'enquête des autorités japonaises est bien vite sujette à caution. Veut-on vraiment savoir ce qui s'est passé ? Journaliste, Richard Lloyd Parry se passionne pour l'affaire et cette ville hantée par le mal, aussi fascinante qu'effrayante. Il s'immerge dans le Tokyo interlope, où se confrontent industrie du sexe et système judiciaire sidérant. Au coeur de cette toile invraisemblable, un mystérieux millionnaire émerge du fond des ténèbres.
Le café, nous dit l'auteur, est "de l'histoire et de la géographie à l'état liquide"; un liquide délicieux mais obscur, dont l'histoire est intimement liée à des aspects bien sombres de l'humanité - l'esclavage, la colonisation et l'exploitation. Autre "or noir", le café a une histoire vieille de plus de cinq cents ans, que l'auteur retrace ici, mélange d'alchimie et d'anthropologie, de poésie et de politique, de science et d'asservissement... En effet, Antony Wild développe l'idée selon laquelle l'état actuel du marché n'est que la continuation d'une tendance très ancienne de l'Histoire. Ce n'est pas simplement parce que la traite négrière, qui a permis une augmentation considérable de la production de café, a été abolie, que nous, Occidentaux, n'avons pas délibérément contribué à la création de ce qui lui a naturellement succédé, c'est-à-dire l'exploitation des caféiculteurs. Entre outre, l'industrie du café, dont plus d'une centaine de millions de personnes dépendent pour leur subsistance, est maintenant le plus grand employeur mondial et est vitale pour nombre de pays du Tiers Monde. Mais comme les prix sont à un niveau historiquement bas, l'avenir semble incertain. En explorant le sombre passé colonial du café et sa périlleuse dynamique actuelle, comme son exploitation choquante au coeur du Tiers Monde, AntonyWild nous livre ici un mélange aromatique et explosif d'histoire coloniale et de critique de la mondialisation.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.