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Barzan IV. L'entrepôt de La Palisse à Barzan (Charente-Maritime), port des Santons, et les entrepôts
Bouet Alain ; Maurin Louis
AUSONIUS
60,00 €
Épuisé
EAN :9782356133427
Sur la commune de Barzan (Charente-Maritime), se trouve une agglomération romaine qui a été durant l'Antiquité un des principaux ports de la façade atlantique, le port de la capitale provinciale que fut Saintes. Des fouilles réalisées entre 2002 et 2009 par l'université Bordeaux Montaigne ont porté sur la zone située à l'est du grand sanctuaire et fréquentée depuis la seconde moitié du Ier s. a. C. Les premières constructions, de terre et de bois, qui se développent au nord d'un axe viaire, apparaissent modestes. Dans les années 80 p. C. , se met en place un petit ensemble balnéaire en pierre, à rattacher probablement à une habitation située hors de la zone de fouille. Immédiatement à l'est, est édifié, au début du IIème s. , un vaste entrepôt à cour comprenant 30 cellules et une vaste halle. En bordure de la cour, sont creusés trois citernes et, au centre, un puits, répondant aux différents besoins en eau du complexe (nettoyage, lutte contre les incendies, alimentation du personnel, etc). A l'ouest des bains, en bordure de la voie, à proximité immédiate du péribole du grand sanctuaire, un puissant bâtiment constitué de deux pièces et d'un portique indépendant est édifié. Si sa fonction demeure un mystère, sa nature publique ne pose guère problème. Quelques dizaines d'années plus tard, l'entrepôt est profondément restructuré. Agrandi vers l'ouest, il englobe les bains antérieurs qui servent probablement alors au personnel du complexe. La halle est subdivisée en une série de cellules ouvrant vraisemblablement sur la voie. L'ensemble est détruit dans la seconde moitié du IIème s. ou au début du siècle suivant. Démantelé rapidement, il disparaît du paysage alors qu'est édifié -au sud de la zone étudiée ici-, un gigantesque portique qui aboutit au grand sanctuaire. Une équipe pluridisciplinaire, constituée de plus de vingt chercheurs, reconstitue l'évolution de ce quartier, tant au travers des données architecturales que des mobiliers archéologiques ou des indices paléoenvironnentaux. Le type d'entrepôt à cour correspond à des édifices de grande taille dont on retrouve des exemples en Italie -particulièrement à Rome et à Ostie-, comme ailleurs en Occident romain. L'édifice barzanais est mis en perspective grâce à un catalogue qui rassemble, pour la première fois, les lieux de stockage publics urbains et périurbains des provinces gauloises. Il met en lumière, par sa taille, l'importance de ce monument-qui ne devait être, dans l'agglomération, qu'un parmi d'autres, témoignage de la vigueur du commerce atlantique et de la grandeur du Port des Santons. Après les vastes thermes publics, le grand sanctuaire, un quartier d'habitations, c'est une autre facette de cette importante agglomération romaine que fait découvrir le quatrième volume de la série "Barzan" .
L'Aquitaine romaine, limitée au nord par la Loire, au sud par les Pyrénées, à l'ouest par l'Océan et à l'est par les derniers contreforts du Massif central, est créée par Auguste quelques dizaines d'années après la conquête césarienne de l'ensemble de la Gaule chevelue. Elle regroupe, entre Pyrénées et Garonne, l'aire des "vrais Aquitains" qui se définit par une forte identité ethnique et culturelle, à laquelle a été ajoutée une partie de la Celtique jusqu'à la Loire afin de créer une province identique par sa taille à celle des deux autres provinces gauloises. Elle prend en compte ainsi plus de vingt cités ayant à leur tête un chef-lieu qui se dote d'une parure monumentale de qualité. L'occupation du sol y tient une place de choix et témoigne d'évolutions dès le Haut-Empire. Il s'agit d'une province riche autant que diverse : extraction minière, exploitation des carrières, productions de la mer, productions artisanales de masse la caractérisent. Cet ouvrage d'Alain Bouet vient combler une lacune sur cette grande province romaine qui couvre une trentaine de nos départements actuels. Il offre une synthèse sur ce sujet rarement traité ainsi qu'une iconographie riche et en couleurs. Cette publication complète celles sur La Lyonnaise et la Narbonnaise aux éditions Picard.
Francis Tassaux a été professeur d'archéologie romaine à l'université Bordeaux Montaigne, rattaché au laboratoire Ausonius. Spécialiste du monde romain, fin connaisseur de la Gaule comme de l'Adriatique, il est à l'origine d'une bibliographie portant tant sur l'architecture antique que le commerce ou l'occupation du sol. Son oeuvre marque le paysage scientifique européen. Doté de remarquables qualités humaines, il a su s'agréger de nombreuses collaborations et créer un véritable réseau scientifique. Cet ouvrage est l'occasion pour quelques-uns de ses nombreux collègues et amis de lui rendre hommage. La diversité des thèmes abordés témoigne de la multitude de ses centres d'intérêt.
Souny David ; Boutoulle Frédéric ; Garrigou Grandc
Deuxième ville du Bordelais au temps de son âge d'or au XIIIe siècle, Saint-Emilion conserve de cette période un patrimoine exceptionnel, tant sur terre... que sous terre. A partir de ses origines mythiques liées à un ermite breton venu s'installer en ce lieu au milieu du VIIIe siècle, la petite cité se développe d'abord autour d'un monastère et prospère ensuite grâce à ses bourgeois. Ces derniers élisent une jurade qui veille de près à l'économie de la ville, déjà basée sur le commerce du vin ! Des faubourgs populeux et de multiples couvents se développent bien au-delà des murailles qui nous sont parvenues. La guerre de Cent ans met un coup d'arrêt brutal à cette dynamique... Saint-Emilion a fait l'objet durant près de 10 ans de recherches universitaires qui ont permis de mieux connaître son histoire et mieux comprendre son architecture. Ce livre, richement illustré, s'attache aujourd'hui à partager auprès du grand public les résultats de ces travaux".