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Les latrines de Délos. Hygiène, salubrité et environnement d'une ville des Cyclades
Bouet Alain ; Etienne Roland ; Prost Francis
AUSONIUS
60,00 €
Épuisé
EAN :9782356134868
Les latrines collectives, avec leur banquette percée courant le long des parois de la pièce, appartiennent à l'image classique de la ville antique, parangon de la propreté de l'espace urbain. Depuis quelques années, elles font l'objet d'un intérêt renouvelé, lié au regard que nos sociétés actuelles portent sur les problèmes d'hygiène et de salubrité, en un mot d'écologie urbaine. Pour la première fois, l'intégralité des latrines d'une agglomération majeure de la Méditerranée orientale est prise en compte. L'ile de Délos, dans les Cyclades, accueille en effet le sanctuaire prestigieux d'Apollon et un port de premier plan. C'est donc une ville densément occupée de la fin de l'époque hellénistique, à la population cosmopolite, qui est saisie au travers de ses lieux d'aisance. Une équipe pluridisciplinaire, forte de plus de dix chercheurs, a étudié, durant presque une décennie, ces espaces indispensables dans tous leurs aspects. Leur architecture est précisément analysée, et au travers des prélèvements réalisés au fond des conduits, c'est une partie de la consommation de la population qui peut être restituée, comme son état sanitaire ou son environnement. A côté des prestigieux monuments de pierre et de marbre, des statues de marbre ou de métal, c'est une toute autre vision de la ville qui se dégage, une ville de crasse, d'excréments et de parasites, une ville dans laquelle l'hygiène et la salubrité n'étaient affaire que de privés et pas encore des autorités publiques.
Bouteloup, l'ancien chirurgien des tranchées de Verdun, est désespéré. Ses deux amours, son père et trop de ses amis ont été tués au cours de la Grande Guerre. Gueule cassée, seul et mis en disponibilité par l'armée, il se sent inutile et songe à en finir. Mais tous n'ont pas renoncé à ses services. D'Avrainville, officier de renseignements attaché au président Clemenceau, le charge d'accompagner la folle équipée du général Jouinot-Gambetta en Orient. Du succès de cette expédition dépend peut-être la défaite de l'Allemagne et de ses alliés. Louis accepte, à condition de reformer l'Ambulance 13.
Francis Tassaux a été professeur d'archéologie romaine à l'université Bordeaux Montaigne, rattaché au laboratoire Ausonius. Spécialiste du monde romain, fin connaisseur de la Gaule comme de l'Adriatique, il est à l'origine d'une bibliographie portant tant sur l'architecture antique que le commerce ou l'occupation du sol. Son oeuvre marque le paysage scientifique européen. Doté de remarquables qualités humaines, il a su s'agréger de nombreuses collaborations et créer un véritable réseau scientifique. Cet ouvrage est l'occasion pour quelques-uns de ses nombreux collègues et amis de lui rendre hommage. La diversité des thèmes abordés témoigne de la multitude de ses centres d'intérêt.
En cette année 1917, le jeune médecin de première ligne Louis-Charles Bouteloup est un officier dérangeant, car il refuse de fermer les yeux sur les aberrations de la hiérarchie. Faute de réussir à lui faire plier la nuque, l'Etat-major l'affecte à un secteur moins sensible, en Alsace, où Bouteloup a pour mission de former les futurs chirurgiens de tranchée américains qui s'apprêtent à entrer dans le conflit. Il a la surprise d'y côtoyer les parias de l'armée, les têtes brillées des corps francs, et les Peaux rouges, arrachés à leur réserve pour tester les défenses ennemies. Bouteloup, une fois encore, ne manquera pas de sujets de rébellion.
Les latrines romaines ont, dans notre imaginaire collectif, une place particulière. Les vestiges bien conservés des villes d'Afrique du Nord ou d'Asie Mineure laissent en effet entrevoir une époque pendant laquelle la pudeur telle qu'on la conçoit actuellement n'existait pas, où le Romain n'hésitait pas à satisfaire ses besoins naturels devant son contemporain. Les chercheurs ont focalisé leur attention principalement sur la belle architecture, les grands bâtiments pouvant accueillir parfois plusieurs dizaines de personnes. Ces constructions ne forment pourtant qu'une minorité des latrines antiques. Le développement de l'archéologie permet désormais d'appréhender les aménagements les plus modestes et les plus fréquents, dont les simples fosses, cuvelées ou non, creusées dans le sol. En prenant en compte tous les types de structures d'une région bien déterminée de l'Empire romain - les provinces gauloises, germaniques et alpines -, cet ouvrage donne un aperçu, le plus complet possible, des lieux d'aisance et de leur utilisation. C'est une image différente de celle généralement admise qui apparaît alors. Les aménagements sont, la plupart du temps, simples et répondent à la stricte utilité. Les belles latrines sont rares et n'apparaissent que tardivement. Un certain nombre de dispositions permettent d'isoler ces lieux de l'extérieur; les latrines apparaissent comme un monde clos, refermé sur lui-même. Parallèlement aux constructions, pour la première fois, ce sont les structures mobiles qui sont considérées, tant sur le plan littéraire qu'archéologique: la matella, l'urinoir masculin, le scaphium, l'urinoir féminin, le lasanum, le pot de chambre, mais également l'amphore qui, en remploi, sert à récupérer l'urine pour les activités artisanales. La gestion des latrines au quotidien, leur financement, leur entretien sont étudiés. La circulation de l'eau usée, utilisée pour évacuer les déjections dans les égouts, est décrite tout comme celle de l'eau propre, servant autant au rinçage de l'éponge destinée à la propreté intime, au lavage des mains qu'au plaisir des yeux lorsqu'elle s'écoule à travers fontaines et bassins. C'est enfin l'attitude des usagers qui est analysée: les règles de bienséance de la société romaine ne s'appliquent pas dans cet espace particulier où se côtoient des populations variées. Si la multiplication des latrines a peut-être rendu la ville ponctuellement plus propre, elle n'en était pas pour autant plus hygiénique. C'est donc à une préoccupation primaire de l'homme de toutes les époques que cet ouvrage est consacré; la gestion des déchets par les Romains rejoint ici l'une des préoccupations de nos sociétés contemporaines. Biographie de l'auteur Alain ROUET, Maître de conférences HDR à l'université Michel de Montaigne-Bordeaux III, est chercheur à l'Institut Ausonius (UMR 5607, CNRS ). Il a participé à de nombreuses fouilles en France comme à l'étranger et e coordonné plusieurs chantiers archéologiques. Actuellement, il dirige, sur l'agglomération de Barzan (port de la ville de Saintes, en Charente-Maritime), le chantier-école de l'université pour le gallo-romain. Spécialiste d'architecture romaine, il a publié une étude sur les matériaux de construction (1999) et deux autres ouvrages sur les thermes (2003), ainsi que de nombreux articles sur différents types de monument.
A la fin de l'âge du Fer, le nord-ouest de la Gaule est subdivisé en plusieurs cités indépendantes. Entre Manche et Atlantique, huit d'entre elles ont fait l'objet d'une attention particulière dans le cadre de cette enquête archéologique, qui vise à comprendre leur organisation et le rôle joué par les différents sites d'habitats. Contrairement à ce qui a longtemps été admis par les chercheurs, cette synthèse, issue d'une thèse de doctorat, met en exergue la pleine intégration de ces régions occidentales dans les processus sociaux qui marquent la fin de l'âge du Fer en Europe celtique et qui conduisent au développement de l'urbanisme et à la formation des territoires entre le IIIe et le Ier siècles a. C. La démarche consiste en une analyse des formes et des fonctions des agglomérations, mais également en un examen des espaces à caractère religieux (sanctuaires), des sites fortifiés et des établissements aristocratiques. Ce dépouillement exhaustif permet aujourd'hui de raisonner sur les liens économiques, voire administratifs, existant entre ces divers types de sites, tout en réfléchissant à la structuration sociale des cités et à l'évolution de leurs organisations jusqu'au Haut-Empire romain.
Souny David ; Boutoulle Frédéric ; Garrigou Grandc
Deuxième ville du Bordelais au temps de son âge d'or au XIIIe siècle, Saint-Emilion conserve de cette période un patrimoine exceptionnel, tant sur terre... que sous terre. A partir de ses origines mythiques liées à un ermite breton venu s'installer en ce lieu au milieu du VIIIe siècle, la petite cité se développe d'abord autour d'un monastère et prospère ensuite grâce à ses bourgeois. Ces derniers élisent une jurade qui veille de près à l'économie de la ville, déjà basée sur le commerce du vin ! Des faubourgs populeux et de multiples couvents se développent bien au-delà des murailles qui nous sont parvenues. La guerre de Cent ans met un coup d'arrêt brutal à cette dynamique... Saint-Emilion a fait l'objet durant près de 10 ans de recherches universitaires qui ont permis de mieux connaître son histoire et mieux comprendre son architecture. Ce livre, richement illustré, s'attache aujourd'hui à partager auprès du grand public les résultats de ces travaux".