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Géopolitique du goût. La guerre culinaire
Boudan Christian
PUF
25,36 €
Épuisé
EAN :9782130540755
L'inquiétante progression de l'obésité, des maladies cardiovasculaires et de certains cancers est aujourd'hui associée aux changements qui affectent l'alimentation, la famille et les modes de vie du monde urbanisé. Cette progression incite à accorder une plus grande attention à la dimension géopolitique de l'alimentation, car celle-ci voit s'opposer aujourd'hui la culture consumériste occidentale du prêt-à-manger industriel, et les cultures culinaires traditionnelles beaucoup moins touchées par ces pathologies. La situation actuelle ne fait cependant que révéler la scène internationale du goût pour ce qu'elle est depuis longtemps dans l'histoire : un espace de forces où s'affrontent des puissances poussant leurs productions, leurs techniques, leurs conceptions culinaires et leurs idées diététiques. Ce livre présente une vision nouvelle de la planète culinaire. Il en propose une interprétation historique, suggérée par l'examen critique d'autres grands mouvements d'expansion du passé la poussée ancienne de l'Orient vers l'Europe, la colonisation espagnole de l'Amérique, l'islamisation de la cuisine orientale, l'avancée des Turcs en Méditerranée, l'influence de la cuisine décorative française de l'Ancien Régime, ou encore la progression du modèle moral et éphémère de la cuisine anglo-américaine.
Salué par la critique lors de sa parution, cet ouvrage est aussi proche du traité que du dictionnaire. L'explication du terme "critique" est double : il correspond à une démarche qui s'écarte des courants dominants en sociologie - structuralisme et fonctionnalisme - et n'hésite pas à souligner la pertinence de la théorie de l'individualisme méthodologique. Dans ce cas, il s'agit d'expliquer les phénomènes sociaux par référence aux actions individuelles qui en sont à l'origine, sans refuser a priori toute forme de rationalité aux acteurs. Grâce à des articles thématiques de plusieurs pages comportant chacun une bibliographie, les auteurs analysent toutes les grandes notions de la sociologie dans un style relevé et précis. Raymond Boudon et François Bourricaud dominent leur sujet et éclairent des concepts dont les significations éparpillées posent souvent problème. La lecture d'un premier article choisi au hasard suffit à faire de vous un inconditionnel de ce dictionnaire. --Gery Dumoulin
Comment décrire les phénomènes sociaux ? Comment les expliquer ensuite ? Les méthodes dont le sociologue dispose répondent de manière différente à ces questions, selon l'angle sous lequel elles les abordent. L'analyse causale, l'individualisme méthodologique et la rationalité cognitive constituent les trois grandes méthodes sociologiques, décrites avec clarté et illustrées par de nombreux exemples dans cet ouvrage de référence.
La guerre de Trente Ans est née en Bohême, de l'antagonisme entre l'alliance des princes allemands protestants et l'autorité impériale catholique représentée par Ferdinand II. Ce conflit local prit une ampleur européenne quand s'y joignirent les grandes puissances protestantes du Nord (Danemark et Suède), soutenues financièrement par Richelieu et Louis XIII, qui avaient intérêt à la défaite de l'empereur Ferdinand II. C'est en 1634 que la France intervint ouvertement, en attaquant l'Espagne, elle-même en conflit avec les Pays-Bas. Dès lors, les hostilités s'étendirent à l'Europe. Les traités de Westphalie en 1648 mirent fin à une guerre dévastatrice et meurtrière, notamment pour l'Allemagne et pour la Lorraine, et qui apporta un profond bouleversement démographique et politique. Il est indispensable d'en connaître l'histoire si l'on veut comprendre l'évolution de l'Europe jusqu'à nos jours. Biographie: Henry Bogdan, agrégé d'histoire, diplômé de l'Ecole des langues orientales vivantes, enseigne à l'EMSST (Ecole militaire), a publié de nombreux ouvrages, dont plusieurs ont paru dans la collection tempus: Les Chevaliers teutoniques, Histoire de l'Allemagne de la Germanie à nos jours, Histoire des Habsbourg des origines à nos jours.
Puisant dans les ressources de son terroir et de la France entière, largement ouverte aux apports étrangers, Paris diffuse depuis des siècles la nouveauté culinaire dans le monde entier. Paris fut une ville boueuse de marais, entourée de plateaux céréaliers, mais heureusement bordée de vignobles. Elle en a gardé le goût des légumes primeurs, du bon pain et de la cuisine piquante au vin blanc et au vinaigre. L'entassement des pauvres lui donna ses préparations simples de potages et de purées. Le spectacle affiché du pouvoir et de la richesse fit briller une cuisine de grandes sauces et magnifier l'art décoratif des buffets de pâtisseries et d'entremets. C'est ici qu'apparut il y a deux siècles la gastronomie, ce mot nouveau qui voulait instituer la science du bien manger, sans se soucier de diététique ou de santé. Prise dans le mouvement de l'histoire, la cuisine de Paris se transforme au gré des mondialisations. Bien avant le prêt-à-manger de l'Amérique, l'Espagne du Siècle d'Or souffla des techniques nouvelles, et l'Angleterre de la révolution industrielle installa la mode de la viande saignante, des condiments exotiques ou des légumes bouillis servis au beurre fondu. L'ouverture au monde amène aussi à Paris les cuisines des migrants. Hier ce fut celle des pâtes, de la tomate ou de l'ail, aujourd'hui ce sont celles du Proche-Orient et du Maghreb, ou encore celles de la cuisson au wok et des goûts de l'Asie. Ce livre de cuisine parisienne propose des recettes pour ceux qui veulent manger sain et léger au quotidien. Ce sont les recettes d'une cuisine attachée à son histoire, mais enrichie de cette nouvelle diversité.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.