
Utopie
Alors que le mot " utopie " est au mieux paré des vertus du doux rêve, au pire rangé pour certains non loin des totalitarismes, l'historien Thomas Bouchet s'en empare, dans un voyage au sein de la littérature et de la théorie politique, afin de le recharger. " Les six lettres d'utopie nous sont assez familières. Pourtant, il est difficile de déterminer quelle place le mot tient dans nos vies. Il paraît à la fois proche et lointain. Il est déroutant en lui-même car si en grec " topos " signifie " lieu ", le " u " initial peut être l'équivalent d'un " ou " et l'utopie serait alors le non-lieu (le lieu de nulle part), ou bien l'équivalent d'un " eu " et l'utopie serait alors le bon lieu (le lieu du bonheur). Il déroute aussi parce qu'il est environné d'une petite nébuleuse de mots dérivés, de qualificatifs, d'expressions apparentées. Utopie, mais aussi utopiste ou utopique. Utopie, pure utopie, belle utopie, folle utopie. Ceci est une utopie, cela n'est pas une utopie ou n'est qu'une utopie. Il y a aussi anti-utopie ou contre-utopie (mais quel lien entre ces deux-là ? ), qui peuvent aussi accompagner utopie, ou s'y confronter, ou s'y substituer. Accommodée à toutes les sauces, l'utopie a été parée dans l'histoire de couleurs diverses voire inconciliables. Cela reste le cas aujourd'hui - on peut s'en convaincre en faisant le test auprès de proches ou de passants. Orange sur le mur de la Croix-Rousse, mais aussi rose ou rouge ou brune ou noire, verte comme l'écologie, jaune comme l'opposition populaire au président Macron et à son gouvernement. Ou arc-en-ciel. Certains la voient transparente, d'autres opaque. Ici claire, sombre là. Elle peut être désirée ou bien dénigrée, prisée ou bien méprisée. Elle peut s'employer avec le U majuscule de l'admiration ou de la peur, ou avec un u minuscule motivé par la confiance, l'attendrissement, la moquerie. Elle donne lieu à toutes sortes de parallèles, rapprochements, télescopages, mises à distance : avec idéologie (Karl Mannheim, Paul Ricoeur), rêve, mythe, réalité, fiction et aussi science-fiction, et même totalitarisme. Car utopie est aussi - et peut-être même surtout - ce qu'en font celles et ceux qui s'en saisissent. Ce mot-caméléon prend les teintes de ce qui l'entoure. " Vive l'utopie " pour les unes, " à bas l'utopie " pour les autres : le mot est davantage polémique que descriptif et l'effet de brouillage n'en est que plus marqué. En bref : utopie est un mot vif et vivant, un mot qui ne tient pas en place et qui pour cette raison même nous est précieux. " Thomas Bouchet
| SKU: | 9782381910017 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | Yes (In Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | Yes (In Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782381910017 |
|---|---|
| Titre | Utopie |
| Auteur | Bouchet Thomas |
| Editeur | ANAMOSA |
| Largeur | 102 |
| Poids | 92 |
| Date de parution | 20210121 |
| Nombre de pages | 94,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

L'aiguille et la plume. Jules Gay, Désirée Véret, 1807-1897
Bouchet ThomasRésumé : Grand spécialiste du bouillonnant XIXe siècle, Thomas Bouchet questionne ici l'écriture biographique. Il propose un " pas de deux ", nous faisant approcher au plus près de ses " personnages " (l'ouvrière de l'aiguille Désirée Véret et l'éditeur Jules Gay), de leurs engagements politiques et sociaux, des " paysages changeants " qui colorent les vies - les leurs, les nôtres. Elle était femme d'aiguille, il était homme de plume. Elle et lui ont formé un couple pendant un demi-siècle. Les longues existences des socialistes Jules Gay et Désirée Véret invitent à se demander, à hauteur d'expériences souvent fragmentaires, ce que pouvait signifier vivre, vivre à deux, vivre en société, être animée par la soif de changer la vie durant le bouillonnant xixe siècle. Leurs parcours engagés résonnent avec certains des plus âpres combats de l'époque, sur plusieurs fronts, dans leurs milieux respectifs et au-delà : socialismes en tout genre, féminisme, éducation des enfants, liberté de la presse, anticléricalisme, pacifisme, internationalisme. Placer en dialogue leurs trajectoires, montrer proximités et dissemblances dans leurs pensées et agissements, observer leurs relations avec leurs contemporaines, c'est une façon de faire osciller le genre biographique entre le solo, le duo et un foisonnant pluriel, de s'essayer à écrire une-deux-plusieurs vies. Pour ce faire, plutôt qu'une trame en ligne droite, l'historien Thomas Bouchet propose ici un dispositif en " morceaux " et tisse ensemble son récit, les voix de Désirée et de Jules, d'autres voix qui se font entendre à leur propos. Et ce sont bien des " éclats de vie " qui restent en tête, une fois que l'on a cheminé avec Désirée ou Jules, avec Désirée et Jules. Leur " pas de deux " nous fait nous approcher au plus près de leurs silhouettes et des " paysages changeants " qui colorent en profondeur les vies - les leurs, les nôtres.ÉPUISÉVOIR PRODUIT28,01 € -

Noms d'oiseaux. L'insulte en politique de la Restauration à nos jours
Bouchet ThomasBlessantes côté pile, futiles côté face, les insultes semblent incarner les petitesses du débat politique. Elles méritent pourtant mieux que l'anathème, le sourire ou le mépris. Au-delà de leur impact immédiat, les "menteur", "ruraux", "chiens couchants", "juif" et autres "lâche" exigent, bien davantage que le très pauvre "Cass'toi alors, pauv'con" de Nicolas Sarkozy, un patient décodage. Au fil de cette étude d'une douzaine de situations d'insultes extraites de l'histoire française, on croise des groupes d'ultra royalistes, de boulangistes ou de communistes en colère, mais aussi Honoré Daumier à sa table de travail, Victor Hugo à l'assaut de "Napoléon le Petit", Georges Clemenceau pistolet au poing, Jean Jaurès frappé à la nuque, Léon Blum ou Simone Veil estomaqués par l'abjection de ce qu'ils entendent, Dominique de Villepin les deux index pointés sur François Hollande. De la Restauration à nos jours, en passant par l'affaire Dreyfus, le Front populaire ou la guerre froide, Noms d'oiseaux nous livre une histoire inédite des enjeux et batailles politiques de la France contemporaine.ÉPUISÉVOIR PRODUIT26,95 € -

Usages politiques de l'animalité
Guichet Jean-Luc ; Bouchet Thomas ; Hardouin-FugieJean-Luc Guichet est directeur de programme au Collège international de philosophie (Paris), membre de l'UMR-CNRS 5605 Georges Chevrier (Université de Bourgogne, Dijon), du groupe d'études du matérialisme rationnel (Paris) et du Comité régional d'éthique expérimentation animale (Paris 1- Ile-de-France). Ses recherches portent essentiellement sur le XVIIIe siècle et le lien homme-animal de l'âge classique à nos jours. Il a publié La liberté, Paris, Quintette, 1988; Le pouvoir, Paris, Quintette, 1995; un commentaire du traité des animaux de Condillac, Paris, Ellipses, 2004; Rousseau, l'animal et l'homme, Paris, éditions du cerf, 2006.ÉPUISÉVOIR PRODUIT28,50 € -

Le roi et les barricades. Une histoire des 5 et 6 juin 1832
Bouchet ThomasSoldats et gardes nationaux face aux barricades sur le pavé de Paris, au soir du 5 juin 1832 ; à la morgue, le spectacle des corps sans vie de dizaines de victimes ; l'ordre donné aux médecins, le 9 juin, de dénoncer tout insurgé blessé ; un discours vibrant de François Guizot sur la mort des émeutes ; un monument aux victimes de juin dans le cimetière du Père-Lachaise ; les larmes du vétéran Rossignol, en juin 1848 ; dans Les Misérables, le petit Gavroche fauché par une balle. Aussi divers soient-ils, tous ces moments - tant d'autres encore - tissent une seule et même histoire. Celle de vingt-quatre heures d'affrontements, celle aussi d'une séquence temporelle conduisant de juin 1832 à nos jours. Ce retour sur les 5 et 6 juin 1832 fait remonter en surface des aspects mal connus de l'histoire de la capitale au XIXe siècle. Il invite à s'interroger sur les formes de la contestation, entre agitation et révolution. Les pratiques du pouvoir en temps de crise y sont dévoilées, tandis qu'apparaît au grand jour la multiplicité des relations qu'entretiennent individus et collectivités avec leur temps. Au-delà, une question récurrente alimente ce livre : est-il possible d'élaborer une écriture totale de l'événement ?ÉPUISÉVOIR PRODUIT22,90 €
Du même éditeur
-
Journalisme
Villepreux OlivierQui est journaliste ? Qu'est-ce que le journalisme ? Ces questions traversent la société française qui s'interroge sur la légitimité des médias à bien rendre compte de la réalité du monde. Répondre à cette interrogation, c'est aussi s'intéresser au système de financement de la presse et aux lois qui menacent l'exercice de sa liberté. Quatrième pouvoir, voix de son maître ou contestataire, support de publicité ou de propagande, la presse (ou " les médias ") est, au même titre que le monde politique, soumise à la musique sournoise des soupçons, des critiques désordonnées. A tel point que les journalistes enquêtent sur les pratiques de leurs confrères. Ce qui en démocratie n'est pas pour rassurer le lecteur dans la mesure où, par ailleurs, il doute du politique. Cela induit aussi le risque d'un désintérêt pour l'information dûment produite. Dès lors, dans une profession qui est peu ou pas réglementée, il s'avère de plus en plus difficile pour les lecteurs d'identifier le vrai journalisme du faux, alors qu'ils subissent des torrents de messages numériques livrés sur menu déroulant. Etre journaliste, est-ce un statut ? Une position ? Un métier ? Une carrière ? Un laissez-passer ? Juste le résultat d'une technique de formation professionnelle ? Ou la mise en commun de compétences et savoirs personnels exogènes à cette profession et ponctuellement mises au service de la pluralité de l'information ? Le journalisme concerne chacun. Il relèverait plutôt à l'évidence de la capacité d'un individu à se montrer imperméable à un certain nombre de pressions, d'hésitations, ou à se sentir libre d'approcher autant que se peut une vérité ou une opinion sans crainte.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,00 € -
Révolution
Bantigny LudivineAlors que le mot " révolution " sert à vendre à peu près n'importe quoi et n'importe qui, ce livre fort et joyeux montre comment il a été domestiqué par tous les pouvoirs depuis le xixe siècle et comment, en le prenant de nouveau au sérieux là où il veut dire quelque chose, il est possible de renouer avec la puissance et la promesse imaginatives des processus révolutionnaires. Le mot " révolution " se prête désormais à tout. Il sert à vendre des yaourts ou des chaussures aussi bien que les idées de campagne, pourtant très libérales, du président Macron. Il est temps de lutter contre ces détournements. Ludivine Bantigny, spécialiste renommée et engagée de l'histoire des luttes contemporaines, et notamment de Mai 68, montre ici combien les révolutions ont été l'objet d'un intense travail de domestication. Les élites du XIXe siècle se sont montrées obsédées d'en finir avec elles, d'en dompter les élans et d'en effacer les traces. Celles du XXe siècle, en les célébrant, en les commémorant avec faste, n'ont pas cessé de les apprivoiser au point qu'elles n'inquiètent plus personne. Mais arracher le mot à la langue feutrée du pouvoir, qu'il soit économique ou politique, ne suffit pas. Il faut en retrouver le sens en acte. En prenant pour appui les mouvements de lutte contre le capitalisme, comme ceux du Chiapas, ce livre vigoureux libère avec bonheur la force des espérances, des rencontres et des potentialités que font naître les révolutions.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,00 € -
Histoire
Mazeau GuillaumeComment lutter dans un monde — le nôtre — qui n'aime rien tant que décréter le bouleversement de tout ? Même les mots paraissent devoir perdre leur sens. La "révolution" est devenue l'étendard des conservateurs, la régression se présente sous les atours du "progrès", les progressistes sont les nouveaux "réactionnaires", le salaire est un coût, le salariat une entrave, la justice une négociation et le marché une morale. Tout ce détournement n'est pas le travail secret d'une propagande. Il appartient à la dérégulation générale qui fait l'ordre d'aujourd'hui, vidant les mots de leur sens, les euphémisant et prenant appui sur l'ombre creuse qu'il met à leur place. Pour aller contre ce monde, il n'est alors peut-être pas de meilleur moyen que de le prendre aux mots, que de refuser, comme disait Orwell, de capituler devant eux. C'est toute l'ambition de cette série d'ouvrages courts et incisifs, animés d'un souffle décapant : chaque fois, il s'agit de s'emparer d'un mot dévoyé par la langue au pouvoir, de l'arracher à l'idéologie qu'il sert et à la soumission qu'il commande pour le rendre à ce qu'il veut dire.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,00 € -
Voir les savoirs. Lieux, objets et gestes de la science
Lamy Jérôme ; Bert Jean-FrançoisOù, comment et avec quoi les intellectuels, savants et scientifiques pensent-ils ? Cet ouvrage de synthèse vise à saisir les traits principaux d'une recherche qui ne se concentre pas seulement sur les thématiques classiques de l'histoire des sciences ou des savoirs, mais qui envisage la matérialité comme un élément déterminant dans la production de nouvelles connaissances. Que serait Michel Foucault sans ses bibliothèques, Galilée sans sa lunette, Jules Maciet sans ses ciseaux, James Prescott Joule sans sa science tactile des températures, Jean Antoine Nollet sans ses expériences mondaines, Pascal sans sa machine arithmétique, Jean Piaget sans son bureau-collection de coquillages, Umberto Eco sans ses déambulations ou encore Marcel Jousse sans ses basculements de chaise ? Ces savants et scientifiques le montrent : manipuler, observer, ordonner, hiérarchiser, catégoriser, sélectionner, citer ne sont pas des actes uniquement mentaux, intellectuels, discursifs, ils sont aussi pleinement matériels. Ils se déploient dans des lieux dédiés (bibliothèques, laboratoires, observatoires). Ils impliquent des objets et des instruments qui ont été pensés, inventés, fabriqués, pour être manipulés. Ils imposent des gestes, produisent des habitudes corporelles, convoquent des sensations. Voir les savoirs de la sorte, en prenant en compte cette matérialité, c'est ouvrir la boîte noire de l'ordinaire des manières de faire science, hier et aujourd'hui.EN STOCKCOMMANDER24,99 €
De la même catégorie
-
Rêver grand. Ces enfants s'engagent pour la planète
Grangier ElsaRésumé : " Ensemble, nous avons rêvé grand ! Et nos rêves nous ont conduits bien au-delà de nos espérances : jusqu'au Parlement européen et aux Nations unies. Il nous aura fallu un an pour fédérer 310 jeunes de 10 pays d'Europe et écrire la première Déclaration européenne des droits de la planète et du vivant. " Ils s'appellent Soujoud, Maélys, Thomas, Rémy, Osswa, Yasmin, Noémi, Elmezoir, Bilal, Sana, Kati, Houcine, Léon... Ils ont aujourd'hui 12 ans pour la plupart d'entre eux. Ils habitent le quartier de Beauregard à Poissy et veulent sauver la planète. En octobre 2018, ils se constituent en lobby en réaction à la démission de Nicolas Hulot. Ils travaillent, rencontrent des experts et des responsables politiques, font des propositions concrètes et... déplacent des montagnes. Tout cela hors du temps scolaire, avec le soutien indéfectible de leur ancienne enseignante de CM2, Anaïs Willocq, et d'Elsa Grangier, réalisatrice, qui raconte cette extraordinaire aventure éducative et citoyenne. Ce récit est celui d'une jeunesse qui s'engage pour l'environnement. Une jeunesse qui se mobilise, dans la rue, dans les écoles, sur les réseaux sociaux. Une jeunesse qui déborde d'énergie et d'intelligence pour agir. Une jeunesse qui se lève, encouragée par des adultes décidés à mettre leurs compétences et leur temps à leur service. Une jeunesse qui nous réveille et nous redonne espoir ! Elsa Grangier, révélée dans l'émission Les Maternelles sur France 5, est journaliste. Coordinatrice de cette aventure hors du commun, elle l'a aussi filmée et coproduite. Sa série documentaire, Le Lobby de Poissy, primée au Green Award Festival de Deauville, est visible sur Lumni.ÉPUISÉVOIR PRODUIT17,00 € -
Une écologie décoloniale. Penser l'écologie depuis le monde caribéen
Ferdinand MalcomRésumé : Une colère rouge recouvre le ciel. Les vagues s'agitent, l'eau monte, les forêts tombent et les corps s'enfoncent dans ce sanguinaire gouffre marin. Les cieux tonnent encore devant ce spectacle : le monde est en pleine tempête. Derrière sa prétention d'universalité, la pensée environnementale s'est construite sur l'occultation des fondations coloniales, patriarcales et esclavagistes de la modernité. Face à la tempête, l'environnementalisme propose une arche de Noé qui cache dans son antre les inégalités sociales, les discriminations de genre, les racismes et les situations (post)coloniales, et abandonne à quai les demandes de justice. Penser l'écologie depuis le monde caribéen confronte cette absence à partir d'une région où impérialismes, esclavagismes et destructions de paysages nouèrent violemment les destins des Européens, Amérindiens et Africains. Le navire négrier rappelle que certains sont enchaînés à la cale et parfois jetés par-dessus bord à la seule idée de la tempête. Tel est l'impensé de la double fracture moderne qui sépare les questions coloniales des destructions environnementales. Or, panser cette fracture demeure la clé d'un "habiter ensemble" qui préserve les écosystèmes tout autant que les dignités. Telle est l'ambition d'une "écologie décoloniale" qui relie les enjeux écologiques à la quête d'un monde au sortir de l'esclavage et de la colonisation. Face à la tempête, ce livre est une invitation à construire un navire-monde où les rencontres des humains et non-humains sur le pont de la justice dessinent l'horizon d'un avenir commun.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,50 € -
L'aigle, le dragon et la crise planétaire
Valantin Jean-MichelTandis que les effets du changement climatique sont ressentis de plus en plus violemment en Chine comme aux Etats-Unis, avec une multiplication des phénomènes climatiques extrêmes, une guerre commerciale sans précédent oppose ces deux pays depuis mars 2018. L'interdépendance profonde et complexe qui unit en les opposant ces deux puissances depuis le XIXe siècle est aussi l'un des principaux moteurs de la crise écologique et climatique planétaire. Cette croissance "chinaméricaine" émet près de 45 % des gaz à effet de serre, exerce une pression phénoménale sur la biodiversité et induit une compétition toujours plus féroce pour l'accès aux ressources naturelles et énergétiques. La "Chinamérique" est ainsi une force tellurique qui verrouille la Terre dans une trajectoire d'aggravation permanente, tout en se déchirant elle-même. Allons-nous vers un long conflit entre l'Aigle et le Dragon ? Et, si c'est le cas, la Terre s'en remettra-t-elle ?ÉPUISÉVOIR PRODUIT22,00 € -
On ne joue plus ! Manuel d'action climatique et de désobéissance civile
Julliard Jean-FrançoisCe livre est un appel à l'audace et un encouragement à passer à l'action. Nous sommes la dernière génération d'êtres humains à pouvoir agir pour endiguer les dérèglements du climat. Nous devons tout tenter au cours de la prochaine décennie. L'urgence est telle que ni les rapports alarmants des scientifiques, ni les changements de comportement individuels, ni même les interpellations habituelles de la société civile ne semblent suffisants. Face à l'ampleur et à l'accélération de cette crise, il faut aller plus loin, hausser le ton et contraindre nos gouvernements à agir pour transformer en profondeur nos sociétés et nos modes de vie. Deux millions de personnes qui soutiennent un recours juridique contre l'Etat, c'est un bon début, mais ce n'est pas suffisant. Une population qui consomme de manière plus responsable, c'est nécessaire, mais il faut aller plus loin. Un million de jeunes qui marchent dans les rues et des actions de désobéissance civile qui se multiplient, ce sont d'excellentes nouvelles. Quand les rapports et les rendez-vous dans les ministères ne suffisent plus, il faut savoir désobéir et multiplier les actions pour s'opposer à tous les projets incompatibles avec l'urgence climatique. Utilisons la loi pour attaquer en justice les entreprises les plus polluantes et les gouvernements qui n'agissent pas assez. Boycottons les biens produits d'une manière totalement irresponsable. Mettons-nous en grève s'il le faut et ne respectons plus des règles du jeu qui nous conduisent dans le mur. Nous devons urgemment panser les plaies de la Terre, et bâtir un nouveau monde, un monde plus juste pour les humains, et plus respectueux de la biodiversité. Jean-François Julliard , journaliste, ancien secrétaire général de Reporters sans frontières, est le directeur général de Greenpeace France, association qui lutte contre les crimes environnementaux sur tous les continents. Il est l'auteur des Veilleurs du ciel (Don Quichotte).ÉPUISÉVOIR PRODUIT13,00 €








