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Noms d'oiseaux. L'insulte en politique de la Restauration à nos jours
Bouchet Thomas
LGF
7,40 €
Épuisé
EAN :9782253157458
Blessantes côté pile, futiles côté face, les insultes semblent incarner les petitesses du débat politique. Elles méritent pourtant mieux que l'anathème, le sourire ou le mépris. Au fil de situations d'insultes extraites de l'histoire française, on croise des groupes d'ultra-royalistes, de boulangistes ou de communistes en colère, mais aussi Honoré Daumier à sa table de travail, Victor Hugo à l'assaut de « Napoléon le Petit », Léon Blum ou Simone Veil estomaqués par l'abjection de ce qu'ils entendent, Dominique de Villepin, pointant du doigt François Hollande. De la Restauration à nos jours, en passant par l'affaire Dreyfus, le Front populaire ou la guerre froide, Noms d'oiseaux nous révèle un aspect inédit des batailles politiques de la France contemporaine. Thomas Bouchet décrypte avec talent, dans un essai à la fois drôle et cruel, l?usage de l?insulte de la Restauration à nos jours dans l?enceinte parlementaire. Michel Noblecourt, Le Monde.
Bouchet Thomas ; Bourdeau Vincent ; Castleton Edwa
Résumé : "Le socialisme donc paraît, et l'aube du jour c'est 1830." Ces mots de Pierre Leroux ont guidé le projet de cet ambitieux ouvrage collectif : cartographier les grandes figures, idées et controverses du premier socialisme français, aujourd'hui largement méconnu et pourtant incroyablement inventif et actuel. Dans les années qui suivent les Trois Glorieuses de Juillet, le mot "socialisme" est forgé et sert graduellement de bannière à toute une génération née aux lendemains de 1789 et qui ne peut se résumer aux seuls noms d'Etienne Cabet, Pierre-Joseph Proudhon ou Louis Blanc. Observant une "société en poussière", tous ces socialistes ambitionnent alors de développer une nouvelle connaissance du lien, de la solidarité et de l'union, et cette connaissance prendra la forme indistincte d'une science, d'une philosophie et d'une religion. Tous revendiquent également un droit à l'action et à l'expérience pour fonder cette nouvelle association des hommes. Tous s'opposent à un présent libéral qui a consacré le règne des "satisfaits" et des grands notables, que résument les mots (apocryphes) de Guizot, "Enrichissez-vous !". Pour la période allant de la toute fin de la Restauration à l'installation du Second Empire, la littérature concernée est immense, livres, pamphlets, brochures, journaux. Elle couvre tous les champs du savoir et de la culture. Comment redonner un accès à cet océan de textes et à cette foultitude d'expériences, d'échanges et d'événements ? Comment brosser un tableau, certes forcément incomplet, subjectif, sélectif, mais livrant une image et une interprétation d'ensemble ? Quels traits adopter et quel fil directeur suivre ? Cet ouvrage a choisi de privilégier une entrée originale : la presse socialiste. Il montre ainsi, au fil de textes consacrés aux grandes figures et aux journaux qu'ils ont créés, à quel point ceux-ci furent un vecteur bouillonnant et indispensable des idées révolutionnaires de ce temps...
Soldats et gardes nationaux face aux barricades sur le pavé de Paris, au soir du 5 juin 1832 ; à la morgue, le spectacle des corps sans vie de dizaines de victimes ; l'ordre donné aux médecins, le 9 juin, de dénoncer tout insurgé blessé ; un discours vibrant de François Guizot sur la mort des émeutes ; un monument aux victimes de juin dans le cimetière du Père-Lachaise ; les larmes du vétéran Rossignol, en juin 1848 ; dans Les Misérables, le petit Gavroche fauché par une balle. Aussi divers soient-ils, tous ces moments - tant d'autres encore - tissent une seule et même histoire. Celle de vingt-quatre heures d'affrontements, celle aussi d'une séquence temporelle conduisant de juin 1832 à nos jours. Ce retour sur les 5 et 6 juin 1832 fait remonter en surface des aspects mal connus de l'histoire de la capitale au XIXe siècle. Il invite à s'interroger sur les formes de la contestation, entre agitation et révolution. Les pratiques du pouvoir en temps de crise y sont dévoilées, tandis qu'apparaît au grand jour la multiplicité des relations qu'entretiennent individus et collectivités avec leur temps. Au-delà, une question récurrente alimente ce livre : est-il possible d'élaborer une écriture totale de l'événement ?
Résumé : Grand spécialiste du bouillonnant XIXe siècle, Thomas Bouchet questionne ici l'écriture biographique. Il propose un " pas de deux ", nous faisant approcher au plus près de ses " personnages " (l'ouvrière de l'aiguille Désirée Véret et l'éditeur Jules Gay), de leurs engagements politiques et sociaux, des " paysages changeants " qui colorent les vies - les leurs, les nôtres. Elle était femme d'aiguille, il était homme de plume. Elle et lui ont formé un couple pendant un demi-siècle. Les longues existences des socialistes Jules Gay et Désirée Véret invitent à se demander, à hauteur d'expériences souvent fragmentaires, ce que pouvait signifier vivre, vivre à deux, vivre en société, être animée par la soif de changer la vie durant le bouillonnant xixe siècle. Leurs parcours engagés résonnent avec certains des plus âpres combats de l'époque, sur plusieurs fronts, dans leurs milieux respectifs et au-delà : socialismes en tout genre, féminisme, éducation des enfants, liberté de la presse, anticléricalisme, pacifisme, internationalisme. Placer en dialogue leurs trajectoires, montrer proximités et dissemblances dans leurs pensées et agissements, observer leurs relations avec leurs contemporaines, c'est une façon de faire osciller le genre biographique entre le solo, le duo et un foisonnant pluriel, de s'essayer à écrire une-deux-plusieurs vies. Pour ce faire, plutôt qu'une trame en ligne droite, l'historien Thomas Bouchet propose ici un dispositif en " morceaux " et tisse ensemble son récit, les voix de Désirée et de Jules, d'autres voix qui se font entendre à leur propos. Et ce sont bien des " éclats de vie " qui restent en tête, une fois que l'on a cheminé avec Désirée ou Jules, avec Désirée et Jules. Leur " pas de deux " nous fait nous approcher au plus près de leurs silhouettes et des " paysages changeants " qui colorent en profondeur les vies - les leurs, les nôtres.
Résumé : 1832 : tandis que Paris vibre, vacille et gronde sous les coups redoublés de l'épidémie et de la guerre des rues, Adélaïde s'ennuie. Elle frémit dans son salon à la lecture des journaux, se délecte du chocolat que sa domestique lui rapporte de chez Marquis, s'émerveille en recluse des oiseaux du Jardin des Plantes où elle vit, loin des barricades (où Gavroche meurt). Emilie la saint-simonienne se bat du côté de Ménilmontant pour faire entendre la cause féministe. Louise, marchande ambulante du centre de Paris, atteinte du choléra et soupçonnée d'avoir participé à l'insurrection, est soumise à l'interrogatoire du commissaire, du juge et du médecin. Lucie, la mystique en extase, jouit du corps de Jésus, derrière les murs d'un couvent puis le choléra l'emporte. Comment situer ce texte inclassable ? " Tout est vrai, mais rien n'est vrai " nous dit Thomas Bouchet, historien talentueux du sensible et amoureux rigoureux de littérature. Ces femmes sont fictives, mais leur incarnation aux accents hyperréalistes se développe à travers l'usage minutieux des archives. Ce sont le corps et ses humeurs, l'expérience sexuelle, les maux de dents, le goût du chocolat ou celui de l'eau de vie dans les estaminets. La girafe du Jardin des Plantes, les indigènes qui traversent le paysage ou la rubrique des faits divers sont autant d'éclats de réel. Mais le tour de force littéraire et politique réside aussi et surtout dans la voix des femmes. Toutes sont recluses, c'est leur condition, que ce soit dans " l'île " du Jardin des Plantes, le couvent de la rue Neuve Sainte-Geneviève, la colline de Ménilmontant et la prison la vraie, Saint-Lazare, pour Louise. Thomas Bouchet relaie la parole des femmes, alors que les voix des hommes sont ici inaudibles. Chacune a un mode d'expression qui s'accorde avec sa condition : la bourgeoise a accès à la correspondance et se prête à des essais littéraires, pour la religieuse c'est le journal intime, pour la militante, le discours, la harangue, et la marchande, la plus précaire de toutes, parle à travers les minutes des interrogatoires. L'effet de réel est saisissant.
Résumé : Il y a cinq ans, Timmy a été témoin du meurtre de son père. Avant de s'enfuir, l'assassin, aux yeux très bleus, ce dont le garçon se souvient précisément, lui a lancé : "Dis à ta mère qu'elle est la prochaine". Depuis, l'enfant et sa mère, Laurie, vivent sous cette menace. La jeune femme, célèbre productrice télé, démarre une série choc sur les affaires non résolues. Le premier épisode revient sur l'affaire du "Gala des lauréates" : il y a vingt ans, Betsy Powell et son mari organisaient une grande soirée en l'honneur du diplôme de leur fille. La nuit même, Betsy mourait étouffée. Alors qu'on s'apprête à reconstituer la scène du crime dans la splendide demeure des Powell, quelqu'un épie Laurie dans l'ombre, quelqu'un qui a les yeux d'un bleu éclatant. Commence alors un huis clos haletant.
Résumé : A la suite d'une enquête sur une tuerie de masse, Kay Scarpetta reçoit un appel des plus troublants. Le corps d'une jeune femme a été découvert sur le campus du Massachusetts Institute of Technology à Boston. La victime, jeune et riche diplômée du MIT, est morte moins de deux semaines avant son procès contre la très confidentielle société fiduciaire Double S. Son corps est positionné de manière particulière et recouvert d'un résidu fluorescent de couleur rouge sang, vert émeraude et bleu saphir. Ces deux indices semblent lier l'affaire à une série d'homicides sur lesquels travaille Benton, agent du FBI et mari de Kay. Le docteur Scarpetta est entraînée dans un univers sordide de corruption et de meurtres. Avec, comme seul fil conducteur pour traquer le meurtrier, quelques traînées de poudre.
Cyrulnik Boris ; Bustany Pierre ; Oughourlian Jean
Résumé : On savait que le cerveau était l'entité la plus complexe de l'univers connu. Mais de récentes découvertes montrent que ses capacités sont bien plus étonnantes qu'on ne le croyait : non seulement le cerveau est élastique (âgé ou handicapé, il peut se reconstruire, apprendre, inventer) mais aussi social (il n'existe qu'en résonance avec d'autres). La combinaison de ces facultés laisse supposer que l'homme peut d'agir sur l'évolution de son cerveau. Patrice Van Eersel, rédacteur en chef du magazine Clés, présente ces recherches fascinantes sous la forme d'entretiens avec cinq médecins-chercheurs réputés (ethnologue, psychiatres, neurologue) : plasticité neuronale, nouvelles techniques d'imagerie cérébrale, mise en pratique des avancées des neurocognitivistes sur les moines en méditation, apport de la médecine orientale.