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Au coeur des autres. Journal d'un travailleur social
Bouchereau Xavier
SCIENCES HUMAIN
12,00 €
Épuisé
EAN :9782361060435
Une fillette meurt sous les coups de son beau-père après des années de calvaire. Ils sont tous les trois mineurs, le plus jeune n?a pas 14 ans et un visage d?ange, il est en larmes, le juge vient d?ordonner leur mise en examen pour viol sur mineure de moins de 15 ans. Ces histoires font régulièrement les gros titres des journaux, ou la rubrique des faits divers. À chaque fois, un cri d?indignation s?empare de l?opinion publique. Comment a-t-on pu laisser faire ça ? Que fait la protection de l?enfance ? "Je travaille pour la protection de l?enfance depuis bientôt 15 ans. Des situations dramatiques, parfois sordides, j?en ai connu quelques-unes, elles font partie de notre univers professionnel. Ce sont les risques du métier. Mais celui-ci est surtout fait de petites choses. C?est un art du quotidien qui s?apprend au plus près des personnes, loin du regard de tous, dans les banalités d?une rencontre, dans les pépites d?une parole. On accuse souvent les travailleurs sociaux de ne pas avoir vu, malheureusement c?est parfois vrai. Il nous arrive d?être aveugles, il nous arrive même de détourner le regard. Mais c?est peut-être parce que tous les jours nous regardons en face ce que plus personne ne veut voir, la face cachée de notre société, la souffrance sous toutes ses formes : la misère, la maltraitance, l?isolement, l?exclusion, la violence conjugale, la maladie? Non seulement nous regardons la souffrance dans les yeux mais nous essayons d?y déceler une raison d?y croire. Et c?est généralement là que pour nous tout commence, sans espoir démesuré mais avec la conviction profonde de pouvoir être utiles. Les éducateurs ne peuvent pas tout, mais ils doivent essayer. Beaucoup de professions partagent cette promiscuité avec la souffrance ordinaire, les médecins, les policiers, les pompiers? mais peu, je crois, la vivent comme nous, de l?intérieur, au sein même des familles, en franchissant les frontières de l?intime. J?ai passé des heures chez les personnes, assis autour de la table du salon à les écouter, un café à la main, debout dans la cuisine à tenter d?apaiser des conflits conjugaux. J?ai maîtrisé un adolescent en crise dans le couloir devant sa soeur médusée, je me suis recueilli devant la photo d?une mère disparue, accroché au mur du salon, sa fille de deux ans dans les bras, ses grands frères à mes côtés, j?ai réconforté une femme, le visage meurtri par les coups d?un mari jaloux, en me demandant comment j?allais bien pouvoir m?occuper de son fils le temps d?une hospitalisation. Ce sont des moments qu?on n?oublie pas, des histoires de tous les jours, des histoires passées sous silence, dont on ne ressort pas indemne mais qui vous construisent professionnellement et humainement. C?est toute la richesse de ce métier, il bat au coeur des autres. Chaque professionnel s?arrange comme il peut pour dépasser les embarras du métier, pour ne pas se laisser submerger par ce qu?il voit. Depuis mes premières années, j?écris. Quelques mots griffonnés à la va vite sur un carnet après un entretien difficile, des pages entières de réflexion pour essayer de comprendre ce qui m?arrive, une phrase qui ramasse ce qui m?encombre. Je livre ici quelques-unes de ces pages, elles couvrent plus d?une décennie passée à accompagner l?enfance en danger. Elles échouent souvent à décrire tout ce que j?ai vécu, à en saisir toute la singularité, mais ces pages lèvent cependant un coin du voile".
Né au tout début de la Seconde Guerre mondiale, l’auteur choisit de retracer ses premières années à travers ses yeux d’enfant. Il relate ses souvenirs de la vie quotidienne et ses aventures à Baignolet, un petit village au cœur de la Beauce, en les replaçant dans le contexte géopolitique de l’époque. Les événements locaux et régionaux y sont racontés avec beaucoup d’humour. Le récit mentionne également l’exode de sa famille, l’occupation allemande ainsi que le sort du père de l’écrivain, alors prisonnier.
Paris 2024?: les JO célèbrent la diversité linguistique, mais où est le français, la langue de ses origines?? Dans un contexte international où l’anglais est de plus en plus présent, cet ouvrage attire l’attention sur l’importance de maintenir la place de la langue française. Il met en lumière les défis posés par l’adoption croissante de l’anglais en France, depuis le système éducatif jusqu’aux instances de l’Union européenne, tout en soulignant les enjeux liés au respect de la Loi Toubon. L’auteur partage ses réflexions sur l’évolution linguistique et culturelle, et encourage une prise de conscience collective.
A l'aide de très nombreuses illustrations, l'auteur déplie les multiples facettes de la posture éducative. Au fil des pages, il en dévoile toute la complexité mais aussi et surtout la cohérence et donc le professionnalisme. Il n'évite aucune question, n'élude aucun paradoxe. Au contraire, il s'en saisit pour mieux les penser et les réintégrer au coeur des pratiques. C'est une réflexion menée sous les auspices de l'éthique et de la responsabilité : une éthique de la parole qui accepte les silences, une éthique du renoncement qui abandonne la maitrise et le savoir sur l'autre pour mieux s'ouvrir à la vérité du sujet et ne pas sombrer dans la résignation, une éthique de l'implication enfin qui fait de l'engagement subjectif du professionnel le coeur de son métier.
Trably Laurianne ; Bouchereau Lise ; Podeur Rozenn
Résumé : La Vague sud-coréenne (hallyu) de produits culturels (K-pop, séries, cinéma, gastronomie, etc.) déferle depuis plusieurs années sur l'Hexagone et touche désormais un public de plus en plus large et jeune. Nombreux sont ceux qui veulent partir à la découverte de la culture coréenne sur place - encore faut-il avoir quelques repères dans ce pays lointain et encore si méconnu ! Ce guide illustré propose de partager tous les bons plans pour un séjour réussi (de courte ou de longue durée) : restaurants, hébergement, shopping, transports, communication, escapades... Tout ce qu'il faut savoir pour voyager et résider pas cher, mais pas cheap ! Régulièrement mis à jour, illustré, collaboratif et rédigé par des jeunes ayant vécu à Séoul, Gomawo n'est pas un guide de voyage traditionnel ni un guide culturel : c'est plus que cela, c'est le compagnon du quotidien en Corée. "Gomawo" : merci, tout simplement !
L?évolution de notre conception aussi bien des animaux que de la morale entraîne la société moderne, malgré elle, vers le végétarisme. Au XXIe siècle, la société moderne est arrivée à un tournant dans sa relation avec les animaux. D?abord, ces êtres sensibles nous apparaissent de moins en moins privés des qualités que nous, les êtres humains, possédons (capacité à souffrir, à avoir des émotions, à raisonner, à élaborer une culture). La zoologie et l?éthologie nous ont également appris à regarder beaucoup d?animaux comme des individus à part entière. Ensuite, depuis au moins deux siècles, la société n?a cessé d?élargir ses horizons moraux. Elle a commencé par accorder les mêmes droits à tous les hommes. Puis elle a fait de la femme l?égale de l?homme. Elle est également de plus en plus soucieuse des intérêts de diverses "minorités" (homosexuels, transsexuels, handicapés, etc.). Elle a enfin commencé à intégrer certains animaux à la sphère juridique en interdisant de les maltraiter sans raison. Pourtant, chaque année, des milliards d?animaux, censés être protégés par la loi, sont élevés et tués dans des conditions abominables pour être mangés, alors que la nourriture carnée n?est nullement nécessaire pour être en bonne santé. Manger des produits d?origine animale revient donc à faire souffrir des animaux juste pour son plaisir gustatif. Cette cruauté, qui va à l?encontre des grandes avancées de la société moderne, ne perdure que par ignorance ou hypocrisie. Mais la situation est trop paradoxale pour durer en l?état. Comme l?abolition de l?esclavage en son temps, l?abolition de l?alimentation carnée est en train de devenir une des questions majeures du XXIe siècle. Alors, demain, tous végétariens? L?issue de ce grand débat n?est pas certaine. La société moderne va-t-elle trouver les moyens d?occulter encore longtemps les souffrances effroyables qu?elle inflige à ces animaux dont elle reconnaît de plus en plus la sensibilité, l?émotivité et l?intelligence? Où va-t-elle opter pour une grande révolution culturelle en entrant dans l?ère du végétarisme? Quelle que soit l?option choisie, les grandes articulations de ce débat à venir méritent d?être explicitées dès maintenant. C?est ce qu?entend faire cet ouvrage, à la lumière des enseignements de l?histoire, de l?éthologie et de l?éthique animale.
Marmion Jean-François ; Baecque Antoine de ; Caste
Une mauvaise fée aux mille visages s'est penchée sur le berceau de l'humanité : la connerie. Elle chemine avec nous, fidèle entre les fidèles, se réinventant au fil des siècles et des cultures. Elle fustige les différences, réduit en esclavage, attise la violence, cultive la cruauté, dévoie les avancées technologiques, trahit les espoirs politiques, gangrène les idéologies, et saccage la planète. Elle suivra notre espèce jusqu'à la tombe, et la creusera peut-être. Le pire, c'est que nous en sommes plus souvent les complices que les victimes ! Du Néolithique à nos jours, plus de trente historiens nous dévoilent la vérité nue et biscornue sur la connerie.
La maternité n’est pas une course à la perfection ! L’autrice, docteure en psychologie et jeune maman, nous offre un livre à la fois personnel et critique au sujet des premières expériences de maman. Ce faisant, elle remet la relation parent-enfant au cœur de la parentalité, la dénuant ainsi de fioritures superficielles ou d’injonctions contradictoires. Une œuvre déculpabilisante et pleine de bienveillance !
Toutes les cultures admettent généralement que notre univers est constitué d'entités matérielles et immatérielles. Participant de cet univers, les humains n'échapperaient pas à cette double constitution puisqu'ils disposeraient d'un corps mais aussi d'un esprit. Cette conception de l'humain, héritière d'une longue tradition philosophique, joue un rôle considérable dans notre perception de la vie, de la société, du libre arbitre ou de la souffrance psychique, y compris pour ceux qui se disent athées ou agnostiques. Pourtant, la révolution des sciences cognitives, impliquant la psychologie, les neurosciences, l'intelligence artificielle et la philosophie, a totalement renouvelé cette conception du rapport esprit/cerveau et montre que cette dualité n'existe pas, nous ne serions que le résultat d'une activité complexe de milliards de neurones.
Résumé : Quel point commun entre les Hébreux, Martin Eden, Romain Gary, la muse de Baudelaire Jeanne Duval, Modigliani, Hercule Poirot ou les rôles interprétés par Ava Gardner ? Tous sont des métèques. Un mot qui, en Grèce antique, désigne simplement celui qui a changé de cité, avant de devenir une insulte sous la plume de Charles Maurras puis d'être réhabilité par la chanson de Georges Moustaki en 1969. Le métèque prend alors cette signification d'autre par essence, d'étranger générique. C'est ce mot, aujourd'hui un peu désuet, qu'Abnousse Shalmani vient revaloriser. Car le métèque est en réalité bien plus qu'un mot. C'est la figure de transfuge par excellence : cet autre aux semelles de vent, qui sait qu'il devra repartir un jour, celui qu'on ne peut jamais enfermer dans un seul lieu ou une seule identité, voué à intriguer, voire à effrayer, à trouver une embuche dans le regard de l'autre. Celui qui vit dans une identité mouvante, perpétuellement en exil, qui procure une authentique liberté pour peu qu'on se donne la peine d'essayer de l'habiter. Cet essai élève le métèque au rang d'esthétique à part entière, celle du pas de côté. Dans ce voyage littéraire et cinématographique, l'auteure nous fait visiter son Panthéon personnel, d'Hérode à Salman Rushdie, d'Esmeralda à Albert Camus. Un éloge au souffle ample, qui résonne particulièrement aujourd'hui dans son "amour des sans-frontières, des sans-pays, des sans-terres" , une ode à l'imaginaire.
Puis-je vous parler ?..." "Vous avez un peu de temps ?" ... Parler, se dire, est vital pour chacun. On ne se trouve vraiment qu'en parlant à un autre. Parler suppose donc d'être accueilli par quelqu'un qui se rend compte de ce qu'écouter veut dire. Ecouter, c'est se taire, ne pas juger, c'est accepter l'autre tel qu'il est, comme il est, différent de soi, sans pourtant se renier soi-même. C'est permettre à l'autre d'aller aussi loin qu'il veut, qu'il peut, dans l'expression de ce qu'il vit. Intervenir ? Oui, mais comment ? L'écoute ne s'improvise pas. Elle exige d'être réfléchie, travaillée, sans quoi l'autre très vite de parler retombe dans le silence. L'écoute est sans prix pour celui qui la pratique comme pour celui qui en bénéficie. Elle ouvre sur une richesse autre, sur le plaisir de l'échange, de la rencontre.
Un monde du travail toujours plus sélectif laisse souvent sur la touche les jeunes que la vie, en raison de difficultés ou d'échecs répétés, a rendus plus vulnérables. Comment, dès lors, les aider à mobiliser leurs ressources pour qu'ils reprennent confiance en eux et croient, à nouveau, en la possibilité d'apprendre un métier ? Un accompagnement individualisé peut, en fait, contribuer à les soutenir dans la définition et la concrétisation d'un projet de vie. Cet ouvrage est le résultat d'une étude effectuée en Suisse romande auprès de travailleurs sociaux spécialisés dans le domaine de l'insertion sociale et professionnelle. Il recense une quarantaine d'outils utilisés en entretien, ainsi que des propositions de résolution de situations concrètes illustrant les difficultés que rencontrent ces jeunes. Ces différents éléments sont ensuite discutés afin de mieux comprendre les caractéristiques de cette forme d'intervention. Les professionnels actifs dans l'insertion des jeunes adultes trouveront dans ce livre matière à alimenter leur réflexion sur leur propre pratique. Il s'adresse, plus généralement, à toute personne concernée par cette question sociale.
Vous êtes professionnel de santé ou vous souhaitez vous perfectionner dans l'art de devenir véritablement aidant au quotidien ? Ce livre est fait pour vous. Il vous permettra d'acquérir l'ensemble des notions de base de la relation d'aide, comme : ses fondamentaux (conditionnements, croyances limitantes, jeux psychologiques, signes de reconnaissance, sens de la vie...) ; l'entretien d'aide (la structure, l'écoute, la reformulation, les messages non communicatifs...) ; la déontologie de l'aidant ; la psychothérapie, la psychanalyse, le développement de l'enfant, les mécanismes de défense, les objections... ; la psychopathologie et ses différents types de personnalité (paranoïaque, schizoïde...) ; les maladies de société (dépression, mélancolie, troubles du comportement alimentaires, Alzheimer...) ; l'approche transgénérationnelle et systémique de la relation d'aide ; les compléments à la relation d'aide (méditation, coaching...). Vous trouverez ce livre facile et agréable à lire bien qu'il situe d'emblée l'élan de ceux qui veulent prendre soin des autres au plus haut niveau des relations humaines. Dans un monde de plus en plus égocentré, l'urgence veut que nous fassions l'effort d'ouvrir notre coeur et de retrouver la voie du bon sens, ce qui implique une connaissance réelle de ses limitations autant que de ses points forts, et surtout une forte intention de contribuer à devenir un facteur de paix dans l'univers qui est le nôtre. Un livre à se procurer de toute urgence.