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LES THEORIES DE L'INTEGRATION ENTRE UNIVERSALISME ET DIFFERENTIALISME. Des débats sociologiques et p
Boucher Manuel
L'HARMATTAN
35,00 €
Épuisé
EAN :9782738488763
Il paraît nécessaire aujourd'hui de clarifier le débat polémique tournant autour des modèles d'intégration dans une société française concernée d'une part, par les bouleversements de la globalisation économique, et d'autre part, par les dynamiques d'affirmations identitaires. En effet, cette transformation profonde suscite des discussions passionnelles. Ainsi, aux deux extrémités de la diversité des discours tenus, s'opposent des défenseurs d'un modèle d'intégration classique pensé au sein d'un espace national et républicain fort et ceux, qui, prenant acte de la globalisation des échanges des marchandises et des personnes revendiquent un rôle et une place primordiales aux " communautés ". Dans ce cadre, l'ensemble des tensions opposant les tenants d'un universalisme à toute épreuve et les défenseurs d'un différencialisme salvateur se concentre autour du " traitement " politique, administratif et institutionnel des étrangers, des immigrés et des personnes issues de l'immigration. Dans le but de faciliter la compréhension du cadre polysémique dans lequel s'intègrent les questions liées à la prise en compte de la différence culturelle, ce livre s'attache d'abord à délimiter le contexte social et politique contemporain dans lequel s'insère le débat sur l'intégration. Ensuite, autour de quatre grands modèles (assimilationnisme, communautarisme, intégrationnisme, multiculturalisme), l'ouvrage tente le pari difficile et relativement épineux, de clarifier les principales positions s'exprimant dans l'espace public français à propos de l'intégration. Les écrits de sept intellectuels français (E. Todd, P-A. Taguieff, T. Nathan, D. Schnapper, J. Costa-Lascoux, M. Wieviorka, D. Lacorne) caractérisant les principales opinions actuellement en présence dans l'espace théoriques de l'intégration sont plus spécialement étudiées. En définitive, sans prétendre à l'exhaustivité, ce livre est construit pour permettre à ceux qui veulent penser la différence culturelle, qu'ils soient acteurs ou chercheurs (travailleurs sociaux, enseignants, étudiants, militants...), de trouver quelques clés d'entrée pour comprendre un champ complexe, ambivalent, et surtout, hautement idéologique et politique.
L'objectif de cet ouvrage est d'interroger l'utilisation des méthodes d'enquête mobilisées pour étudier les déviances, la délinquance et leurs régulations. Au-delà des discours convenus sur les choix de méthodes, les auteurs décrivent leurs pratiques effectives de recherche. A partir d'exemples, ils exposent leur protocole d'enquête, les difficultés rencontrées et les ressources mobilisées. Les auteurs soulèvent aussi des questions épistémologiques et déontologiques liées à la préparation, au déroulement et à la diffusion d'une recherche.
Dans un contexte de "retour du religieux" et de remise en cause de la laïcité de la part d'anti-mouvements culturels et politico-religieux, les éducateurs et pédagogues sont questionnés : doivent-ils réaffirmer la laïcité associée au modèle d'intégration républicain ou bien le réinventer en fonction de nouvelles réalités sociodémographiques et politiques ? Comment s'y prennent-ils pour lutter contre les formes de hiérarchisation des victimes qui conduisent aux processus de racisation et de déshumanisation ? Comment interviennent-ils pour combattre les phénomènes de séparation culturelle et communautaire ? Comment les professionnels sociaux et éducatifs agissent-ils pour prévenir les phénomènes de radicalisation, de violence religieuse et politique ? Outre un discours incantatoire : "intégrez-vous ! ", sur quelles ressources s'appuient-ils pour maintenir le lien social et faire société ? En définitive, les acteurs sociaux et éducatifs sont enjoints de trouver des solutions pour faire vivre le principe de laïcité, autrement dit, faire vivre ensemble des sensibilités plurielles dans une société aujourd'hui fragmentée d'un point de vue social, politique et culturel. Sans confondre l'"excuse sociologique" avec la mobilisation des sciences sociales pour comprendre des phénomènes complexes et sensibles, cet ouvrage tente de développer les capacités de réflexion et d'action des professionnels du champ social et éducatif, acteurs clés de l'émancipation laïque.
Les populations "étrangères", "issues de l'immigration" ou considérées comme telles, rencontrent quotidiennement des problèmes de racisme et de discrimination qui sont autant d'obstacles à la réalisation du "processus d'intégration" et à l'accès à la "citoyenneté réelle". Dans ce contexte, les travailleurs sociaux - acteurs centraux de la cohésion sociale - mènent des actions qui doivent pleinement participer à combattre des phénomènes anti-sociaux et déshumanisants tels que le racisme et les discriminations. Il est donc indispensable qu'ils bénéficient d'une pédagogie de l'antiracisme exigeante leur fournissant des armes théoriques et pratiques pour endiguer des logiques de fragmentation sociale et culturelle. Dans cette optique, cet ouvrage - construit dans le cadre du programme européen Equal dont l'un des principaux objectifs est de combattre le racisme et la xénophobie sur le marché du travail - rassemble les contributions des meilleurs spécialistes travaillant sur le racisme, les discriminations, les phénomènes de migrations et les questions identitaires. II propose à chaque utilisateur une méthode et des outils pour se former et élaborer des enseignements: repères théoriques; points de vue sur des aspects qui font débat et zooms permettant d'approfondir des questions spécifiques; extraits d'articles et d'ouvrages; fiches d'instructions définissant des orientations de travail pour organiser des travaux pratiques; documents de référence. Ce guide pédagogique est un outil formidable pour dépasser les approches misérabilistes et moralistes du racisme et des discriminations ethno-raciales dans l'intervention sociale. Biographie: Manuel Boucher est sociologue, directeur scientifique du Laboratoire d'étude et de recherche sociales (LERS) de l'Institut du développement social - IRTS de Haute-Normandie (Canteleu, Rouen), membre associé du Centre d'analyse et d'intervention sociologiques (CADIS - EHESS, UMR 8039), président de l'Association des chercheurs des organismes de la formation et de l'intervention sociales (ACOFIS). Ses travaux portent sur les questions de l'ethnicité, des discriminations ethniques, des turbulences urbaines et de la régulation sociale. Mohamed Belqasmi est sociologue, attaché de recherche au Laboratoire d'étude et de recherche sociales (LERS) de l'institut du développement social6IRTS de Haute-Normandie (Canteleu, Rouen). Ses travaux portent sur l'intervention sociale, l'immigration et les discriminations ethniques.
Dans une nouvelle ère, celle de la mondialisation économique et de la construction européenne, n'est-il pas temps que la production de la recherche dans les organismes de la formation et de l'intervention sociales contribue au dépassement de l'hétéronomie du champ social ? Au-delà de l'identification des acteurs de la recherche, peut-on penser son organisation afin qu'elle soit reconnue comme un espace fondamental de construction de connaissances en capacité d'influencer réellement la conception et la mise en oeuvre des politiques sociales ? L'organisation de la recherche dans le champ social ne constitue-t-elle pas une garantie pour que le travail social ne soit pas simplement un instrument au service de l'ordre mais de la régulation sociale ? Dans un contexte de régionalisation, quelles pourraient être les perspectives de consolidation de la fonction de recherche au sein de l'appareil de formation des professions sociales ? Quels liens établir entre les professionnels de la recherche, les formateurs, voire des formateurs-chercheurs ? Quelles articulations concevoir avec d'autres structures plus classiques de recherche (université, CNRS, sociologie professionnelle, etc.) ? Qu'en est-il de l'étude critique des sciences dans les cursus de formation des travailleurs sociaux ? Plus fondamentalement, n'est-il pas désormais nécessaire pour le travail social de constituer une discipline académique autonome qui favorise la re-conflictualisation du champ social face aux risques d'instrumentalisation ? L'ensemble de ces questions a été abordé lors d'une journée d'étude organisée par l'Association des chercheurs des organismes de la formation et de l'intervention sociales (ACOFIS). Cet ouvrage en constitue les Actes. L'Association des chercheurs des organismes de la formation et de l'intervention sociales agit pour la promotion de la recherche en vue de contribuer à la transformation sociale.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.