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Regards croisés sur la régulation sociale des désordres
Boucher Manuel ; Malochet Virginie
L'HARMATTAN
41,50 €
Épuisé
EAN :9782296997103
La radicalisation de la mondialisation néolibérale, les mutations de l'organisation sociale et économique, l'intensification des rapports de domination, le développement de logiques sécuritaires et la raréfaction d'espaces de conflit institutionnalisés libèrent l'expression de désordres et complexifient le contrôle de ces phénomènes. La compréhension des transformations de la régulation sociale des désordres nécessite alors l'articulation d'analyses relatives aux normes et aux déviances avec celles visant à penser le renouvellement du contrôle social et les modes d'engagement des acteurs chargés de réagir aux turbulences, à la délinquance et aux violences. Dans cette perspective, cet ouvrage collectif interroge la production/régulation/répression des désordres en France ainsi que dans plusieurs autres pays (Argentine, Cuba, Iran, Turquie, Belgique, Suisse, Italie). Dans la pratique, ce livre traite des acteurs, des politiques et des dispositifs de contrôle et de régulation des désordres. Plus précisément, il se penche sur les réponses apportées par les pouvoirs publics et les autres acteurs professionnels et sociaux pour assurer le bon ordre, éviter les débordements et pacifier les territoires en proie aux "désordres des inégalités" dans des champs multiples (police, justice, immigration, travail social, école, sports collectifs...). En définitive, alors que nous vivons une crise du lien social particulièrement dure et propice au développement de logiques autoritaires, exclusionnaires et conservatrices, cet ouvrage a l'ambition de permettre aux lecteurs, en particulier ceux qui sont concernés, en tant qu'analystes ou praticiens, par les questions de désordres et leur régulation, d'aiguiser leur sens critique et de prendre conscience du sens réel de leurs actes sur des sujets sensibles et très importants pour l'avenir des sociétés démocratiques.
Le rap, ou baratin selon la traduction française, est d'abord un genre musical associé à un ensemble d'expressions artistiques et culturelles qui se retrouvent dans la culture hip hop, représentée par le Deejaying, le Human beat-box, les danses urbaines (break, smurf, hype, double dutch...), une mode vestimentaire, des expressions graphiques (tag et graffiti), un langage, ainsi que des attitudes et des valeurs. En France, ce phénomène prend de l'importance, à partir des années 80, par l'intermédiaire de la danse. A la fin des années 80, de nombreux groupes de rap se créent, des jeunes revendiquent la spécificité de leurs difficultés, leurs espoirs et leurs révoltes. Depuis, le hip hop français, étudié ici à partir de l'expression rap, n'a cessé de prendre de l'ampleur. Le rap est l'objet d'enjeux multiples, comme l'atteste la médiatisation de certains rappeurs (NTM, IAM, MC Solaar, le Secteur Ä...), sa prise en compte par des structures commerciales et les nombreux stickers (autocollants) rapologiques recouvrant le mobilier urbain des grandes villes. En analysant une période explosive et fondatrice du rap français, l'objet de cet ouvrage est centré sur la signification de ce mode d'expression dans toutes ses dimensions (politiques, sociales, culturelles, commerciales, artistiques...). Il s'agit de se questionner sur cette expression culturelle désignée par le rap : le rap est-il un mouvement social, contribue-t-il à la genèse d'un certain mouvement social, ou bien a-t-il les capacités à le devenir ?
Ces dernières décennies, le théâtre médiatique et politique a banni l analyse des désordres urbains au profit d une exploitation partisane, politicienne et commerciale. Cette tendance s est aggravée depuis les émeutes de 2005: désormais, les quartiers populaires seraient des territoires de désorganisation sociale à haut risque, ethnicisés et peuplés de jeunes violents. Pour comprendre ces phénomènes complexes, il est pourtant nécessaire de dépasser cette vision alarmiste.Grâce à l apport de paradigmes sociologiques fondamentaux (le risque, l ethnicité, la violence, le conflit et le contrôle social), ce livre fournit des armes intellectuelles pour appréhender les turbulences et leur régulation autrement que sous un angle « moralo-sécuritaire ».
Dans un contexte de "retour du religieux" et de remise en cause de la laïcité de la part d'anti-mouvements culturels et politico-religieux, les éducateurs et pédagogues sont questionnés : doivent-ils réaffirmer la laïcité associée au modèle d'intégration républicain ou bien le réinventer en fonction de nouvelles réalités sociodémographiques et politiques ? Comment s'y prennent-ils pour lutter contre les formes de hiérarchisation des victimes qui conduisent aux processus de racisation et de déshumanisation ? Comment interviennent-ils pour combattre les phénomènes de séparation culturelle et communautaire ? Comment les professionnels sociaux et éducatifs agissent-ils pour prévenir les phénomènes de radicalisation, de violence religieuse et politique ? Outre un discours incantatoire : "intégrez-vous ! ", sur quelles ressources s'appuient-ils pour maintenir le lien social et faire société ? En définitive, les acteurs sociaux et éducatifs sont enjoints de trouver des solutions pour faire vivre le principe de laïcité, autrement dit, faire vivre ensemble des sensibilités plurielles dans une société aujourd'hui fragmentée d'un point de vue social, politique et culturel. Sans confondre l'"excuse sociologique" avec la mobilisation des sciences sociales pour comprendre des phénomènes complexes et sensibles, cet ouvrage tente de développer les capacités de réflexion et d'action des professionnels du champ social et éducatif, acteurs clés de l'émancipation laïque.
Résumé : A partir de travaux en sciences sociales, cet ouvrage interroge la coproduction des logiques d?action à l?oeuvre du côté des jeunesses de rues et des acteurs de la complexification du contrôle social. Il comporte trois parties articulées entre elles. La première s?intéresse aux représentations dont les jeunesses de rue sont l?objet ; la seconde décrit des actions et pratiques concrètes de ces jeunes tandis que la troisième partie interroge les réactions sociales que ces pratiques suscitent.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.