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RAP, EXPRESSION DES LASCARS. Significations et enjeux du Rap dans la société française
Boucher Manuel
L'HARMATTAN
41,50 €
Épuisé
EAN :9782738473806
Le rap, ou baratin selon la traduction française, est d'abord un genre musical associé à un ensemble d'expressions artistiques et culturelles qui se retrouvent dans la culture hip hop, représentée par le Deejaying, le Human beat-box, les danses urbaines (break, smurf, hype, double dutch...), une mode vestimentaire, des expressions graphiques (tag et graffiti), un langage, ainsi que des attitudes et des valeurs. En France, ce phénomène prend de l'importance, à partir des années 80, par l'intermédiaire de la danse. A la fin des années 80, de nombreux groupes de rap se créent, des jeunes revendiquent la spécificité de leurs difficultés, leurs espoirs et leurs révoltes. Depuis, le hip hop français, étudié ici à partir de l'expression rap, n'a cessé de prendre de l'ampleur. Le rap est l'objet d'enjeux multiples, comme l'atteste la médiatisation de certains rappeurs (NTM, IAM, MC Solaar, le Secteur Ä...), sa prise en compte par des structures commerciales et les nombreux stickers (autocollants) rapologiques recouvrant le mobilier urbain des grandes villes. En analysant une période explosive et fondatrice du rap français, l'objet de cet ouvrage est centré sur la signification de ce mode d'expression dans toutes ses dimensions (politiques, sociales, culturelles, commerciales, artistiques...). Il s'agit de se questionner sur cette expression culturelle désignée par le rap : le rap est-il un mouvement social, contribue-t-il à la genèse d'un certain mouvement social, ou bien a-t-il les capacités à le devenir ?
Ce livre est le fruit d'un sentiment d'indignation et de révolte : comment est-il possible que des mouvements et des organisations progressistes défilent derrière des organisations dites "décoloniales" alors que celles-ci crient des slogans aux relents racistes, antisémites et séparatistes ? Comment est-il possible que des syndicats, mouvements et partis de gauche traditionnellement engagés dans des combats émancipateurs, humanistes et anticléricaux marchent aux côtés de groupes affirmant des alliances avec des groupes politico-religieux ou même défendant, au nom de la lutte contre l'islamophobie, le port du voile islamique ou du voile intégral aussi appelé "burka" alors que ces vêtements sont imposés aux femmes dans plusieurs pays musulmans où règnent des dictatures théologiques ? Comment est-il possible qu'une partie de la gauche accepte, voire reprenne à son compte un vocabulaire racialiste, raciste et culturaliste, celui de la distinction entre "Blancs", "Noirs" et "Musulmans" contraire aux idées humanistes et universalistes au coeur des combats de la gauche ? En reconnaissant la grille de lecture exclusivement "raciale" mobilisée par les militants postcoloniaux dans les luttes contre les formes d'oppression et de domination, la gauche ne participe-t-elle pas à remettre en question son identité propre rendant alors celle-ci aveugle à la diversification des formes d'autoritarisme et d'identitarisme au sein des sociétés multiculturelles et postcoloniales ?
Ces dernières décennies, le théâtre médiatique et politique a banni l analyse des désordres urbains au profit d une exploitation partisane, politicienne et commerciale. Cette tendance s est aggravée depuis les émeutes de 2005: désormais, les quartiers populaires seraient des territoires de désorganisation sociale à haut risque, ethnicisés et peuplés de jeunes violents. Pour comprendre ces phénomènes complexes, il est pourtant nécessaire de dépasser cette vision alarmiste.Grâce à l apport de paradigmes sociologiques fondamentaux (le risque, l ethnicité, la violence, le conflit et le contrôle social), ce livre fournit des armes intellectuelles pour appréhender les turbulences et leur régulation autrement que sous un angle « moralo-sécuritaire ».
L'objectif de cet ouvrage est d'interroger l'utilisation des méthodes d'enquête mobilisées pour étudier les déviances, la délinquance et leurs régulations. Au-delà des discours convenus sur les choix de méthodes, les auteurs décrivent leurs pratiques effectives de recherche. A partir d'exemples, ils exposent leur protocole d'enquête, les difficultés rencontrées et les ressources mobilisées. Les auteurs soulèvent aussi des questions épistémologiques et déontologiques liées à la préparation, au déroulement et à la diffusion d'une recherche.
De Clichy-sous-Bois à Nanterre, des nuits d'automne 2005 aux émeutes et révoltes fulgurantes de l'été 2023, la France est régulièrement secouée par des violences collectives qui trouvent leur épicentre dans les quartiers (im)populaires. Près de vingt ans séparent les violences de 2005 et celles de 2023. Pourtant, les causes structurelles demeurent : ségrégation urbaine, ghettoïsation, discriminations raciales, violences policières, précarité sociale, relégation scolaire, sentiment d'injustice... Dans un contexte d'intensification des inégalités, ces territoires restent le théâtre d'explosions de colère juvénile où s'expriment des frustrations, des envies de vengeance, des appels à l'aide mais aussi des revendications et parfois des aspirations politiques souvent invisibilisées. Cet ouvrage collectif réunit les analyses de sociologues, politistes et photographes engagés afin d'interroger ces mobilisations violentes et les réponses qu'elles suscitent. En croisant les regards quelquefois contrastés, il questionne la construction sociale et politique des émeutes et/ou révoltes, leur mise en récit médiatique, leurs racines structurelles, la transformation des formes de protestation ainsi que les réponses sociales, institutionnelles et politiques, entre répression et pacification, qu'elles suscitent. Il articule des analyses empiriques et des approches critiques pour saisir les logiques à l'oeuvre dans ces insurrections contemporaines : faut-il voir dans ces mobilisations un cri irrationnel, une expression de la marginalité ou une action proto-politique stratégique face aux humiliations, aux logiques de ségrégation et aux épreuves des discriminations ? Quel est le rôle des institutions, de la police, des médias, des activistes, des intervenants sociaux et des technologies numériques dans la production ou la pacification de ces désordres ? A quelles conditions les colères peuvent-elles se transformer en luttes collectives ? Ce livre essentiel pour penser la conflictualité urbaine à l'heure de la ghettoïsation, de l'épuisement de l'Etat social et de la montée des populismes sécuritaires réunit, sous la direction de Manuel Boucher, les contributions de Eric Marlière, Gérard Mauger, Orian Lempereur Castelli, Alessio Motta, Atanasio Bugliari Goggia, Walter Greco, Patrice Ballester, Joël Barthelemy, Thomas Sauvadet, Benjamin Hoffmann & Emilie Auger, Laurent Mucchielli, Christian Mouhanna, Ulysse Rabaté et Sami Zegnani, Florian Pietron, Emilie Fernandez Montoya, Ben Art Core et Michel Wieviorka.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.