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La Licorne N° 128/2018 : Portraits de l'écrivain en publicitaire
Boucharenc Myriam ; Guellec Laurence
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753574038
En mariant le nom de Mucha au papier à cigarette Job, celui de Cassandre au "Dubo/Dubon/Dubonnet" ou de Savignac à la vache Monsavon, l'affiche a imprimé dans l'imaginaire collectif la mémoire de la publicité artistique. Mais qui se souvient que Victor Hugo associa sa signature à l'Encre Triple noire (pourtant réputée indélébile), que Raoul Ponchon, dans Le Courrier français, abonna sa plume aux Pastilles Géraudel, que Cocteau posa dans Paris-Match pour les téléviseurs Ribet-Desjardins ? De grands noms des belles-lettres comme Valéry, Cendrars, Giono ou Queneau, ont signé des textes publicitaires - de très beaux textes. Un tenace destin d'oubli, symptomatique du scandale que constitue le mélange de la littérature pure, gratuite, avec la "littérature" intéressée et appliquée, pèse sur les innombrables contributions des écrivains à la publicité depuis le XIXe siècle. Ce volume s'emploie à redessiner l'un des visages les plus méconnus de l'écrivain et à éclairer une zone d'ombre de la "condition littéraire". On y découvrira une galerie de portraits insolites, un album de famille inédit, où se trouvent réunis des auteurs apparemment aussi peu apparentés que Zola et les Gautier, Sacha Guitry et Léon-Paul Fargue, Paul Reboux et Robert Desnos. On y trouvera des informations sur les motivations diverses qui ont suscité et suscitent encore aujourd'hui de telles collaborations avec les marques, la manière dont a été vécu et "géré" le grand écart entre les exigences de l'oeuvre et celles de la promotion marchande, le rôle joué par la publicité dans l'économie de la carrière littéraire. Entretien inédit avec David Foenkinos. Les Auteur. e. s : - Colette Becker - Aude Bonnord - Myriam Boucharenc - Michel Collomb - Brigitte Diaz - José-Luis Diaz - Gérard Farasse - Laurence Guellec - Pierre-Marie Héron - Martine Lavaud - Pierre Loubier - Sarah Mombert - Sylvestre PlDOUX - Zacharie Signoles
Alors que Joyce, Kafka ou Faulkner font figure jusqu'à nos jours de grands rénovateurs, le roman des années vingt, en France, reste mal cerné par une critique que son foisonnement déroute, et n'occupe pas encore la place qu'il mérite dans l'histoire littéraire du XXe siècle. Doués d'une désir d'expérimentation sans égal et d'une formidable inventivité, les romanciers, au sortir de la Grande Guerre, bousculent pourtant toutes les règles apprises et refaçonnent avec brio le genre dans son ensemble. C'est à cette réinvention que s'attache ce volume. Confrontant les inventions de la modernité et celles des avant-gardes (à commencer par le surréalisme, largement abordé), il explore de larges pans de la production romanesque du temps, attentif au renouvellement des romans de guerre, à l'écriture du "Nouveau mal du siècle" , à l'influence du jazz comme à l'émergence d'un roman dada. Sensible aux multiples jeux de la fragmentation formelle comme à la crise de la personnalité qu'elle exprime, il interroge aussi bien les romans à clefs que les biographies imaginaires. Sans oublier les auteurs majeurs du moment (Morand, Cocteau, Soupault, Aragon...), il fait enfin la part belle à ces romanciers trop méconnus que notre nouveau début de siècle gagnerait à pratiquer avec plus de ferveur : Ribemont-Dessaignes, Bousquet, Vialatte, Beucler...
Parmi les écrivains reporters, la place de Blaise Cendrars est singulière. Refusant de spécialiser sa curiosité, il a mené ses enquêtes avec éclectisme, s'attachant tour à tour à raconter la vie d'un politicien affairiste, à dresser un panorama de la pègre parisienne, marseillaise et européenne en 1935, à visiter les studios de cinéma à Hollywood ou à vivre la traversée transatlantique inaugurale du paquebot Normandie (mais dans les soutes, avec les machinistes). Au déclenchement de la "drôle de guerre", le grand mutilé devient correspondant auprès de l'armée anglaise. Mais, dans sa conception du journalisme, il n'a jamais séparé le témoin du visionnaire : "Un reporter n'est pas un simple chasseur d'images, il doit savoir capter les vues de l'esprit." La collection "Tout autour d'aujourd'hui" présente, en quinze volumes, les oeuvres complètes de Blaise Cendrars (1887-1961) dont elle propose la première édition moderne, avec des textes établis d'après des sources sûres (manuscrits et documents), accompagnés de préfaces et suivis d'un dossier critique comprenant des notices d'oeuvres, des notes et une bibliographie propre à chaque volume. Avec "Rhum", une vie de l'affairiste Jean Galmot, Cendrars a rencontré le journalisme dès 1930. Dans la seconde moitié des années trente, il quitte le roman pour écrire dans la grande presse des reportages qui ont fait date : "Panorama de la pègre" (1934), "A bord de Normandie" (1935), "Hollywood, La Mecque du cinéma" (1936) et "Chez l'armée anglaise" (1940).
Cendrars Blaise ; Duchâteau Raymone ; Boucharenc M
L'écrivain Blaise Cendrars (1887-1961) et la comédienne Raymone Duchâteau (1896-1986) se sont rencontrés le 26 octobre 1917. Lui, aussitôt foudroyé d'amour ; elle, lui refusant d'emblée et à jamais, ce qui, le lui eût-elle accordé, les aurait peut-être détachés l'un de l'autre. Quarante-trois années durant, ils furent unis par un amour platonique, impossible et nécessaire, mystique et démoniaque : insondable. Ils forment assurément l'un des couples les plus étonnants de la littérature du XXe siècle. Voici réunies pour la première fois les lettres qu'ils ont échangées. Elles datent, pour l'essentiel, des années quarante. Réfugié dans sa cuisine d'Aix-en-Provence, l'ancien combattant de 14-18 entreprend durant la Seconde Guerre la rédaction de trois des quatre volumes de ses "Mémoires", le grand oeuvre qui le ramènera sur le devant de la scène littéraire. Confidente des minutes de cette vie solitaire, Raymone reçoit quotidiennement des nouvelles à elle seule réservées. Le ton est celui de la confidence familière, sans rien qui pèse ou qui pose. Exceptionnelle, du fait du lien capital qui unit ses deux protagonistes, cette correspondance l'est aussi par sa triple portée ?l'Histoire, l'amour, l'écriture. Le bruissement d'une destinée singulière se mêle à la rumeur du monde et la vie minuscule de l'individu à l'existence majuscule de l'écrivain.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour