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Stéréophonies du fait littéraire. Sur la nécessité des études littéraires
Bouanga Patricia ; Citton Yves
L'HARMATTAN
15,00 €
Épuisé
EAN :9782336515380
Stéréophonies du fait littéraire est une réflexion qui se situe dans la juste lignée des travaux sur la critique et la théorie littéraires. Organisé sous forme de débat, l'ouvrage pointe la nécessité de continuer l'enseignement des lettres aujourd'hui. Il analyse d'une part leur impact dans la société utilitariste contemporaine. Et, d'autre part, la place de la littérature au milieu de certaines sciences humaines plus concrètes et efficaces, dit-on. L'approche contradictoire tente de redynamiser les débats. Pour ce faire, chaque autrice donne au préalable sa définition de la littérature et son rapport à la discipline avant de préciser ce que celle-ci a apporté dans son parcours individuel. Pour affronter le contexte dans lequel s'inscrivent ces débats dans le deuxième quart du XXIe siècle, les autrices ont fait le choix d'une parole double. Elles proposent deux perspectives presque orthogonales sur ce qui peut pousser nos contemporaines et contemporains à porter une attention littéraire sur un objet textuel voire artistique. L'essai est en quelque sorte un plaidoyer pour les études littéraires dont la pertinence semble souvent remise en cause par les besoins de la société actuelle. Il perpétue de manière originale (en actualisant les débats), une tradition héritée de l'histoire critique.
(Re)penser le pouvoir du savoir scientifique, c'est non seulement reconnaître l'impact décisif de la rationalité scientifico-technologique dans le développement des sociétés modernes, mais aussi et surtout se poser la question éthique fondamentale de la place de l'être humain dans la société d'aujourd'hui, de plus en plus scientificisée et technicisée. En fait, après la révolution de l'atome qui a transformé tant bien que mal les conditions matérielles des sociétés modernes, la révolution en cours du génome humain, avec pour conséquences éventuelles la rationalisation et la libéralisation de l'eugénisme, repose la question éthique fondamentale de l'autocompréhension de l'espèce humaine : "Qui sommes-nous et qui voulons-nous être ? ". Ce travail, axé sur l'idéal moderne de l'émancipation-libération, part d'une analyse critique des paradoxes du système scientifico-techonologique en lien avec le capitalisme avancé et aboutit à la mise en valeur de l'autocompréhension de l'homme (Gattungsethik) comme irréductiblement animal naturel et culturel. Ainsi donc, conscient non simplement de sa vulnérabilité viscérale, mais encore et surtout de son pouvoir être-soi-même, pourquoi l'homme moderne ne devrait-il pas s'accorder à fonder résolument ses divers modes d'action sur les présuppositions éthico-morales universelles de la co-opération ?
L?État est le plus souvent représenté comme une entité abstraite et neutre. Or il est fondamentalement une réalité concrète et située, qui s?incarne dans le travail de ses agents. Ceux-ci ne se contentent pas d?appliquer des directives et des procédures; les jugements qu?ils formulent et les émotions qu?ils ressentent sont partie prenante de leurs décisions, dont la somme constitue l?action publique. Autrement dit, l?État est également une entité morale. C?est ce que montre cet ouvrage qui, au fil d?une enquête ethnographique de cinq années, s?attache à comprendre l?ordinaire du fonctionnement de l?État à travers un ensemble d?institutions: la police, la justice, la prison, les services sociaux et la santé mentale, qui ont en commun d?avoir affaire, en large part, aux mêmes publics, composés d?individus de milieux populaires et précaires ou d?origine immigrée. Défini dans cette tension entre les politiques telles qu?elles se décident au sommet et les pratiques des agents dont les valeurs et les affects sont eux-mêmes nourris par les débats autour des problèmes sociaux qui font leur quotidien, l?État apparaît simultanément dans ses fonctions contradictoires d?État social en recul, d?État pénal en expansion et d?État libéral qui attend toujours plus de ses sujets. Cette attention à la manière dont la morale s?inscrit dans l?action publique participe ainsi de sa repolitisation.
Tout manager est amené à évoluer dans sa carrière, donc à encadrer différents types de personnalités. Sa réussite passe par la compréhension de ces différentes personnalités dans le but de mieux fonctionner ensemble. Par ailleurs, tous les acteurs de l'entreprise font face à une double contrainte : adopter un comportement d'ouverture, d'acceptation des autres et de flexibilité, tout en y intégrant les facteurs temps et rentabilité. Cet ouvrage apporte des réponses concrètes pour surmonter ces contraintes en offrant des ressources accessibles, pragmatiques et simples d'utilisation. Dix situations managériales types sont étudiées de façon approfondie. Pour chaque situation, des outils sont proposés sous forme théorique, pratique, puis illustrée, jusqu'à la mise en ouvre de la solution.
Trop souvent, la sociologie de l'international est circonscrite à une élite de professionnels reconnus - diplomates, grands experts, cadres expatriés - tandis que les agents de statuts subalternes sont laissés dans l'ombre. Ces petits professionnels de l'international travaillent pourtant au plus près du terrain, mais dans des positions dominées, et leur statut peut être problématique du fait de conditions d'emploi précaires (contractuels, intérimaires, bénévoles, volontaires ou stagiaires). Les méthodes ethnographiques et l'outillage de la sociologie du travail permettent ici d'analyser les formes de division du travail, de répartition du "sale boulot" , les rapports hiérarchiques et les assignations stéréotypées, qui créent et maintiennent des frontières de classe, de genre et de race dans le travail de production de l'international.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.