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Le retour de Zarathoustra
Botet Serge
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782343009087
Zarathoustra, l'annonciateur du surhomme, le chantre de la volonté de puissance et de l'éternel retour disparut seul face au soleil, ne laissant à ses adeptes qu'un seul message pouvant se résumer ainsi : "Il vous faut vivre et vouloir par vous-mêmes !". Mais comme tout ce qui vit, comme tout ce qui veut, Zarathoustra lui-même faisant partie du cycle éternel, il ne pouvait que revenir. C'est ce retour qu'évoque ce récit qui se veut littéraire et même souvent poétique. Revenu du passé par la porte du temps, Zarathoustra trouve devant lui un monde dominé par un monstre : le "Marché", qui à force de tout dévorer a fini par se dévorer lui-même. Au milieu d'un champ de ruines, aux confins d'un monde où il est même devenu impossible et impensable de vivre, dans un monde qui cherche pathétiquement sa résurrection dans le "Marché" qui l'a justement conduit à sa perte, Zarathoustra et ses nouveaux adeptes quêtent et trouvent dans un pauvre désert les signes d'un espoir à renaître. "Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve", écrivait Hölderlin. Cette citation illustre mieux que tout le message philosophique, poétique et esthétique qui apprendra au monde à se sauver du destin unique auquel le monstre phagocyte l'avait définitivement condamné.
Le siècle dernier nous avait offert deux grandes guerres fratricides et meurtrières. Les survivants ont-ils échappé aux illusions nationalistes, fascistes, collectivistes et coloniales ? L'esprit humain nous réserve de nouvelles surprises. Un ordre nouveau se dessine. Un pour cent de la population du globe cumule de plein droit quatre-vingt-dix pour cent des richesses. Les jeux financiers, monétaires et politiques servent inconditionnellement cette oligarchie de "gagnants". Peu d'entre eux ont le panache et le rayonnement des grands leaders de jadis. Nul ne tranche le noeud gordien ou ne franchit le Rubicon. Nul ne brille par l'intelligence, la culture ou la générosité des idées. L'esprit ne sert pas la cote boursière. Une foule de petits commis besogneux fait compétition jalouse de compétences, de profils et de carrières pour servir ces maîtres occultes. La caste dominante est prédatrice comme ces bandes de chiens errants devenus pires que les meutes de loups. Nantie ou élue elle pratique "l'omerta" à la manière des groupes mafieux. Orwell écrivit : "En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire". On ne manque ni de pain ni de jeux, mais chacun demeure insatisfait dans l'attente de reconnaissance, de mythe donnant racine et de confiance en la fidélité des liens. Certes les "réseaux sociaux" entretiennent à leur façon rudimentaire l'illusion de partages. Freud et Valéry prédisaient le déclin de l'esprit. Simuler la sagesse même dans sa caricature, c'est aussi faire de la philosophie, énonçait Diogène. Nous voici cyniques avec lui dans ce monde de chiens face à l'aliénation du paraître d'aujourd'hui et ses violences sournoises. Pascal affirmait que la foi faisant sens (quelle qu'elle soit...) se cultive intimement. Cela demande suffisamment de laïcité, d'autonomie, de responsabilité, de courage et de liberté de pensée. Nulle école n'a l'audace suffisante et le savoir assez modeste pour aller à cette exemplarité.
Résumé : Chez le dernier Heidegger l'ontologie devient onto-logie: la problématique de l'être se déplace vers celle du dire de l'être. Plusieurs auteurs ont parlé d'" ontologie de la langue " à propos de cette évolution de sa philosophie. Ce constat est fait de longue date par l'exégèse heideggerienne, exégèse qui se résigne pourtant souvent à mentionner, voire à pasticher sans les expliciter les "jeux langagiers gratuits" du philosophe, son retrait dans la poésie devenue " Maison de l'Être ". Tout au plus l'exégèse à coloration linguistique glose-t-elle de manière assez laconique sur quelques syntagmes isolés ou certaines particularités scripturales comme la fameuse " biffure " de l'Etre. Nous avons cherché pour notre part à aborder d'une autre manière la pensée (et l'écriture) du dernier Heidegger, et, à vrai dire, par le biais d'un texte qui nous semble incarner au plus près l'" ontologie de la langue ", un texte que nous avons scruté sous toutes ses coutures, parce que nous étions convaincu que Heidegger lui aussi l'avait ouvragé sous toutes ses coutures, pour lui faire dire, pour lui faire montrer ce qui est a priori philosophiquement indicible: l'ouverture de l'étant à son être.
Dans ce travail, nous avons voulu aborder le Zarathoustra de Nietzsche sous un angle nouveau : au lieu d'appréhender Zarathoustra comme œuvre philosophique véhiculant seulement des contenus, nous avons voulu mesurer son impact communicationnel en tant que " performance illocutoire ". C'est une évidence : " faire savoir ", l'information, n'est pas la vocation première du Zarathoustra. Pour rester cohérente avec elle-même, la philosophie de Nietzsche, qu'il est convenu de définir comme une philosophie du vouloir, doit aussi chercher à " faire vouloir ". Il nous semblait donc que ce que les pragmaticiens nomment aujourd'hui la " fonction appellative " y tenait à coup sûr une place essentielle. C'est pour aiguiser leur vouloir que le tribun Zarathoustra cherche continuellement à faire agir et réagir ses auditeurs et adeptes. Ce sont donc les nuances de cet " appel " véhiculé par Zarathoustra - médiatisant lui-même un autre appel adressé par Nietzsche à la communauté des lecteurs - que nous avons cherché à mieux cerner en nous servant des outils de la pragmatique moderne. Au final notre objectif reste pourtant philosophique : découvrir et explorer dans l'œuvre immense qu'est Zarathoustra une nouvelle strate, une nouvelle dimension, une nouvelle cohérence jusque-là pressentie, mais non encore explicitée.
L'?uvre mythique qu'est le Zarathoustra de Nietzsche se trouve ici appréhendée avec un regard nouveau. Si la philosophie se veut avant tout communication d'un savoir, tout semble indiquer que le Zarathoustra cherche - en plus - à transmettre et à communiquer un vouloir. L'hymne à la vie que constitue l'opus de Nietzsche ne pouvait que chercher à instiller la vie, de par ses thématiques bien sûr (surhomme, éternel retour, volonté de puissance), mais aussi (et c'est cela qui est proprement nouveau) par sa mise en rupture avec le genre séculaire qu'est le genre philosophique, autant que par ses caractéristiques pragmatiques/communicationnelles hors normes, qui transforment cette oeuvre en un véritable "appel au lecteur. Ces aspects discursifs et communicationnels, passablement négligés par l'exégèse nietzschéenne, font l'objet de la présente étude qui entend proposer une compréhension nouvelle de Zarathoustra, soulignant tout à la fois le champ insoupçonné ouvert à la notion d'" expérimentation N et le rôle majeur - et jusque-là méconnu dans sa portée - que Nietzsche accordait à la transmission et à l'impact de son oeuvre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.