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Le pays de Judas
Botes Conrad ; Du Toit Catherine
CORNELIUS
24,50 €
Épuisé
EAN :9782360811977
Né dans une Afrique du Sud livrée aux délires ségrégationnistes de l?apartheid, dans un territoire entièrement dominé par le national-christianisme alors en vigueur, Conrad Botes s?est retrouvé, comme bon nombre de ses compatriotes, à devoir se débrouiller dans un pays schizophrène où s?affrontaient deux peuples, deux cultures, deux histoires, où la violence et l?oppression faisaient partie intégrante du quotidien. Refusant d?être le complice des bourreaux de circonstances, refusant tout autant de devenir l?otage des bonnes consciences tardives, de porter son choix sur Caïn ou Abel, Conrad Botes réclame avant tout le droit à l?indifférence. Alors même que ses compatriotes préfèrent la culpabilité au désespoir, il se moque de l?idée d?un métissage rédempteur, d?une fraternité utopique et s?attache à dépeindre sans humeur les blessures et la mauvaise conscience qui dévore encore les âmes de son pays natal. Les histoires du Pays de Judas reprennent les mythes bibliques ou autre nemesis mythologiques pour en donner une lecture plus sociale, une résonance contemporaine en lien avec la lutte de classes ou la contestation populaire face à l?ordre établi. Avec un dessin noir puissant évoquant la gravure sur bois et des histoires presque toujours muettes, le petit théâtre médico-légal de Conrad Botes taille dans le vif et met à jour la cruauté tapie au c?ur de la culture, comme au sein de la nature.Notes Biographiques : Né en 1969 à Ladismith, dans la province du Cap, en Afrique du Sud, Conrad Botes passe son enfance au c?ur de l?apartheid avant de rejoindre les Pays-Bas, où il suit des études d?illustrations, d?abord à l?académie royale des beaux-arts de Dan Haag puis à l?université de Stellensbosch, où il enseignera par la suite. Artiste hétéroclite et curieux de tous les supports, il multiplie les expériences et les techniques (peinture, sculpture, fixé sur verre) tout en se définissant lui-même comme auteur de bande dessinée. De retour en Afrique du Sud, il est le témoin des difficultés que rencontre le pays pour digérer l?apartheid. Sous le pseudonyme de Konradski, il se consacre alors plus intensément à la bande dessinée et fonde au début des années 1990 avec Anton Kannemeyer (alias Joe Dog), la revue de bande dessinée alternative Bitterkomix (dont une anthologie a été publiée chez L?Association). Les deux amis y affichent un radicalisme politique et une agressivité revendiquée qui, en piétinant les tabous hérités de l?ancien régime, se taille une part de choix dans la contre-culture locale. Leur réputation franchit rapidement les frontières et leur assure une renommée mondiale parmi les amateurs de bande dessinée. Il vit et travaille en tant qu?artiste plasticien au Cap. Ses ?uvres ont été exposées dans de nombreux musées, aux côtés de Jean-Michel Basquiat, Roy Lichtenstein et Raymond Pettibon, et lui ont valu une reconnaissance égale dans des milieux qui se fréquentent habituellement peu.
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En 1914, en Afrique du Sud, ?die Foster Bende? défraie la presse locale : le gang, traqué par la police après de nombreux vols et meurtres, se suicide dans une grotte. Cette histoire vraie, patrimoine de l?histoire obscure de l?Afrique du Sud, est la base de ce livre scénarisé par Ryk Hattingh et dessiné par Conrad Botes du groupe Bitterkomix. Ce récit est construit sur deux niveaux car à notre époque, au Cap, Hitchcock et Nikolaas décident d?enquêter et de retourner sur les traces de la Bande à Foster. Le pinceau vigoureux et expressionniste de Conrad Botes sert à merveille cette mise en abyme, mélange d?un haletant thriller de l?époque des premiers ?bandits en voiture? et d?une peinture déglinguée de l?Afrique du Sud contemporaine.
Nous communiquons, souvent follement, par la plainte, la justification, la démonstration, la provocation et la séduction (avoir raison ! ). Nous adhérons sans réflexion à ce qui nous plait dans les propos, les objets, tout ce qui nous attire et nous devient plus-value affichable. La gratification fugace masque les peurs ancestrales, l'héritage des redoutables secrets de famille et le sentiment commun de culpabilité et d'impuissance face à l'étrangeté du monde. Face à l'angoisse de nos limites et de notre finitude il faut cristalliser notre pensée entre espoir et menace sur nos " objets " phobiques ou fétiches. Comme les primitifs qui nous précédèrent, il nous faut alors sacraliser un espace totémique idéalisé et rituel borné de tabous protecteurs. Mais voici la psychanalyse autorisant les jeux du rêve. L'imaginaire peut errer, tracer et énoncer à sa guise combinant à l'infini les idées, les signes et les mots jusqu'à échapper aux normes et aux emprises.Voici naître l'esthétique, l'humour, l'élégance et même le panache. Le mythe infantile de chacun prend sens, s'énonce, peut s'écrire et chasse les vieux fantômes des héritages bornés. Les défenses répétitives s'effacent dans cette liberté d'énonciation comme dans les retraites spirituelles, les voyages aventureux et les longues incarcérations politiques... L'aliénation aux idéalismes sociaux et les hypothèques intimes se dissipent. La liberté de dire, l'audace de faire et même la tolérance à l'étrangeté d'autrui, nous font surprise. On n'en devient pas moins fou ou souffrant, mais moins sot et moins anxieux de la confrontation à une réalité rarement complaisante. Le peintre Dali et le psychanalyste Lacan nous suggèrent cette libération de l'emprise, toujours perverse, des systèmes quels qu'ils soient. L'assujettissement aux pouvoirs quotidiens, domestiques ou sociaux devient alors plus léger.
Les nouvelles réunies dans ce volume ont toutes été publiées dans la légendaire revue Garo. Cette publication d'avant-garde, sur les traces du gek'iga, le mouvement fondé en 1957 par Voshihiro Tatsumi pour rompre avec la tradition enfantine du manga, ouvrait le genre à l'âge adulte. Fondée en 1964, elle accompagna tout au long des années 60 et 70 la jeunesse protestataire qui voyait en elle une forme de contestation de l'establishment. Kusunofei avait une vingtaine d'années quand il publia ces histoires, dans un lapon qui se remettait à peine de sa défaite et des conséquences de la seconde guerre mondiale. Ses nouvelles parviennent à créer un lien entre le lapon traditionnel et la société d'après-guerre marquée par la censure, le culte du travail, l'érosion des traditions et un anti-américanisme virulent. Comme Susumu Katsumata (Neige Rouge, Cornélius), il s'attache à décrire la vie quotidienne du peuple, tout en y insufflant une dimension plus épique. A travers des genres aussi variés que le conte japonais traditionnel, la chronique urbaine ou le récit de samouraï il décortique l'ambiguïté des rapports humains. Mettant à nu les sentiments qui unissent les êtres, les raisons pour lesquelles ils s'attirent et les malentendus qui les séparent, Kusunoki parvient, à travers un style limpide, à exprimer ce qui ne l'est pas... Un auteur immense qu'il est urgent de redécouvrir et de célébrer.
Les histoires réunies dans ce volume complètent La promesse, achevant de rendre disponible l'intégralité des récits composés par Shohei Kusunoki. Elles ont pour la plupart été publiées dans Garo la légendaire revue d'avant-garde fondée en 1964 qui a révélé des auteurs aussi incontournables que Yoshiharu Tsuge Yoshihiro Tatsumi (édités tous deux chez Cornelius), accompagnant pendant les décennies 1960 et 1970 une jeunesse réfractaire au conservatisme de la classe dirigeante. Shohei Kusunoki a imaginé ces histoires entre 1968 et 1974 dans un Japon qui cherchait à se réinventer par une course à la modernité peu soucieuse du sort des classes populaires. Comme son ami Susumu Katsumata (Neige rouge, Cornelius), il fut marqué par l'apparition de Yoshiharu Tsuge, qu'il fréquenta à cette époque et dont l'influence se retrouve dans plusieurs des récits regroupés ici. Délaissant le registre contemporain sans renoncer à parier de son époque, Shohei Kusunoki s'attache à décrire avec justesse la vie du peuple, tout en lui insufflant une dimension épique. Au travers de genres aussi codés que le conte traditionnel ou le récit de samouraï, il décortique l'ambiguïté des rapports humains. Mettant à nu les sentiments qui unissent les êtres, les raisons pour lesquelles ils s'attirent et les malentendus qui les séparent, Shohei Kusunoki parvient, à travers un style limpide, à exprimer ce qui ne l'est pas. Un auteur immense qu'il est urgent de redécouvrir et de célébrer. Shohei Kusunoki est né le 17 janvier 1944 à Tokyo. souffre très jeune de graves problèmes cardiaques qui l'éloignent de l'école et le contraignent à rester le plus souvent inactif. C'est pendant : ces longues journées d'école buissonnière forcée que le jeune Shohei développe son intérêt pour les mangas, qu'il loue dans les librairies de prêt de son quartier. Il fonde un fanzine avec quelques ara qui aspirent comme lui à devenir mangakas. Ses auteurs favoris sont alors Tokao Saitô (Golgo 13, Glénat) ou Hiroshi Hirata (L'Ame de Kuydo, Akato). Mais son admiration se concentre plus particulièrement sur le grand Sanpei Shirato (Kamui-den, Kana), dont Shohei Kusunoki deviendra l'assistant en 1961, à dix-sept ans. Il publie ses propres histoires en tant qu'auteur à partir de 1964, notamment dans la revue Garo où il portage ne saine émulation auprès de Shin'ichi Abe (Un Gentil Garçon, Cornelius), Yoshiharu Tsuge (anthologie en sept volumes chez Cornelius) et Susumu Katsumata (Poissons en eaux troubles, Le Lézard noir), avec lequel il partagera un véritable compagnonnage. Cette carrière prometteuse est malheureusement interrompue par la maladie, qui le rattrape pendant l'été 1973.Il décédera l'année suivante à l'âge de 30 ans, avant que ne soient publiés les recueils qui lui valent le souvenir ému de ses admirateurs, dont nous espérons que cette traduction accroîtra le nombre.
Loisel Régis ; Tripp Jean-Louis ; Beaulieu Jimmy ;
Présentation de l'éditeur Le dernier épisode de Magasin général, point final d une exceptionnellesérie à succès.Plus de maire à Notre-Dame-des-Lacs, plus de curé ou presque,Marie enceinte d un père que personne ne connaît et les femmesdu village prises d une frénésie d achats comme on n en avaitencore jamais vue... Le monde s est-il mis à marcher sur la tête,là-bas au fin fond du Québec rural ? Est-ce là l oeuvre du démon,le commencement de la fin ?Non, bien sûr, car ce qui imprègne avant tout chaque image,chaque scène, chaque dialogue et chaque personnage de cespectaculaire dénouement en forme d apothéose joyeuse, c estle bonheur ! Loisel et Tripp ont manifestement pris un plaisir fouà mener jusqu à son terme le destin de chacun des protagonistesde cette truculente histoire chorale à l humour irrésistible, au fildes quelques mois de l année 1928 où l on passe des neiges profondesà la chaleur de l été sur fond de retour des hommes deleur hivernage. On y apprendra, parmi bien d autres surprises, cequ il advient du bateau du vieux Noël, ce qui tourmentait tantRéjean le jeune prêtre ou encore ce que cachait la grossesse inattenduede Marie... Et le village de Notre-Dame-des-Lacs, auterme de ce final enfiévré célébré comme il se doit par un grandfeu de la Saint-Jean, entre à son tour dans la modernité.Près de deux ans et neuf albums après la mort de Félix, feul époux de Marie, qui marquait l amorce de la saga, Magasingénéral est devenu un classique de la bande dessinée.Pour l occasion, ce neuvième et dernier volume est enrichi d uncopieux bonus en forme de générique de fin, traité à la manièred un album photo réunissant tous les acteurs de cette inoubliableet si attachante tribu.
Avec Moi, René Tardi, prisonnier de guerre - Stalag IIB, Jacques Tardi concrétise un projet mûri de très longue date: transposer en bande dessinée les carnets de son propre père, rédigés des années durant sur des cahiers d?écolier, où celui-ci tient par le menu la chronique de sa jeunesse, en grande partie centrée sur ses années de guerre et de captivité en Allemagne. Après avoir, comme on le sait, énormément travaillé sur la guerre de 14 ? 18, c?est la première fois que Tardi se penche d?aussi près sur la période de la Seconde Guerre mondiale. Ce faisant, il développe également un projet profondément personnel: en mettant en images l?histoire de son père militaire, Tardi explore rien moins que les racines, les origines et les ressorts de sa propre vie. Ce « roman familial » prend des accents d?autant plus intimes que Tardi a associé au projet deux de ses propres enfants, Rachel (qui assure la mise en couleur) et Oscar (documentation et recherches iconographiques).
Résumé : Joséphine Baker a 20 ans quand elle débarque à Paris en 1925. En une seule nuit, la petite danseuse américaine devient l'idole des Années Folles, fascinant Picasso, Cocteau, Le Corbusier ou Simenon. Dans le parfum de liberté des années 1930, Joséphine s'impose comme la première star noire à l'échelle mondiale, de Buenos Aires à Vienne, d'Alexandrie à Londres. Après la guerre et son engagement dans le camp de la résistance française, Joséphine décide de se vouer à la lutte contre la ségrégation raciale. La preuve par l'exemple : au cours des années 1950, dans son Château des Milandes, elle adopte douze orphelins d'origines différentes, la tribu arc-en-ciel. Elle chantera l'amour et la liberté jusqu'à son dernier souffle.
Une comédie truculente dans la campagne québécoise des années 20, distillée par Régis Loisel (La Quête de l'oiseau du temps, Peter Pan) et Jean-Louis Tripp (Jacques Gallard, Paroles d'anges). Réalisant ensemble le scénario aussi bien que le dessin, Loisel et Tripp ont conjugué leurs talents pour donner naissance à un auteur virtuel.