Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Hercule et Mademoiselle
Bost Pierre
GALLIMARD
4,05 €
Épuisé
EAN :9782070208913
Le mauvais train qui mentraînait passait très haut au-dessus de la plaine couverte de neige. Couvertes de neiges aussi les montagnes, et très haut au-dessus de la neige nous passions. Des villages étaient en bas, très loin de moi, et jai essayé contre vous, petites lumières si bas sur la neige toutes les métaphores et toutes les images, et jen ai trouvé de nouvelles qui me plaisaient, mais jamais je nai pu faire de vous autre chose que, là-bas, les feux des villages sur la plaine couverte de neige, car cest cela que vous étiez. Jarrivais de loin, jallais plus loin encore et doù je venais, jemportais des choses pour ne pas les oublier. Plus haut, dans la neige, javais laissé des maisons ; les unes avaient un toit de bois où la neige restait épaisse, dautres avaient un toit de zinc et la neige en avait fondu, laissant aux gouttières pendre des pointes de glace. Des hommes et des femmes restaient là-haut après moi, qui continuaient une vie où je nétais rien, mais que javais voulu regarder un moment. Des hommes et des femmes, et des bêtes aussi puisque cest des chats que je veux vous parler".
De cette aventure, de cet essai d'une vie plus rude, je n'aurai rien retiré. Il serait tout à fait ridicule de croire qu'à coucher sur la dure, à manger trop peu et à vivre salement on se forme le caractère et l'on s'ouvre l'esprit. De tels mensonges, qui veulent peut-être ressembler à des consolations, ont bien plutôt un visage d'insulte. Et après tout, cette vie qui ressemble à la misère m'aura peut-être appris quelque chose: que la misère ne sert à rien, et qu'il est un ton sur lequel il n'en faut pas parler. Le sordide n'est que sordide."
Pierre Bost livre un récit intimiste et pur, qui exhale tout au long de ses pages une fraîcheur presque douloureuse à force de tendresse implicite, mais également de résignation aux décrets irrévocables de la mort.
Résumé : Vous êtes surdoué... Vous côtoyez un ou des surdoués au quotidien, dans votre vie personnelle ou professionnelle... Vous vous intéressez au sujet du surdon... Cet ouvrage, richement documenté, écrit de l'intérieur par une personne à haut potentiel, vous invite à prendre conscience du décalage permanent entre la perception de ce que vit le surdoué et la réalité perçue par son environnement social. Au sentiment d'être un peu "trop" singulier, à la difficulté à se connecter "aux autres", s'ajoute parfois, pour le surdoué qui s'ignore, le désespoir de se croire idiot. Cette nouvelle édition, riche de nombreux témoignages, s'appuie sur des recherches mondiales récentes et sur de nouvelles explications concernant le système de pensée des surdoués. Elle va au coeur du "fonctionnement" des surdoués adultes pour les aider à bien vivre leur différence.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.