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Inventer l'Europe. Histoire nouvelle des groupes d'influence et des acteurs de l'unité européenne
Bossuat Gérard
PETER LANG AG
82,50 €
Épuisé
EAN :9789052011707
Du XVIIIe siècle jusqu'à la création de l'Euro, Inventer l'Europe propose un remarquable voyage au coeur des milieux, groupes de pression et personnalités d'influence en faveur de l'unité européenne. Ainsi, les Physiocrates ou Alexandre Ier ont-ils des projets d'une modernité étonnante, comme le marché unique. Les milieux industriels allemands et français, les économistes, les milieux genevois agissent pour l'unité de l'Europe entre les deux guerres, tandis que des personnalités encore mal connues - Hennessy, Rohan, Pusta, De Jouvenel, Retinger, Ripka, voire les communistes des Balkans en 1945 ou A. Marc - tentent de rendre possible l'unité de l'Europe. Des groupes d'influence, groupes transatlantiques et américains, franc-maçonnerie, presse d'opinion et Eglises modifient les options des décideurs. Les "européens" des partis politiques, comme le parti socialiste, ceux de l'entourage de François Mitterrand, les amis d'Altiero Spinelli au Parlement européen, les proches de Valéry Giscard d'Estaing exercent une influence sur les événements, les atlantistes, bien introduits, tout autant. Ces personnalités et ces mouvements sont l'expression de forces profondes qui transforment nos sociétés. Des représentants d'ONG européennes et des personnalités du monde politique, des diplomates ont apporté un témoignage de prix sur le renouvellement actuel du processus d'unité européenne. L'invention de l'Europe communautaire n'est donc pas réservée aux personnages d'exception, mais résulte de l'action de forces présentes au sein des nations européennes. Ce livre combat l'euroscepticisme car il met en scène l'urgence historique de rassembler les peuples d'Europe et les profondes racines de l'appel à l'unité des Européens.
Résumé : Parmi les géants du XXe siècle, Jean Monnet (1888-1979) est l'un des plus difficiles à saisir parce que son parcours a été le plus inattendu. Comment l'héritier d'une maison de cognac en est-il venu, tout jeune et sans relations, à proposer ses services au gouvernement, en pleine Première Guerre mondiale, pour améliorer le ravitaillement allié ? Comment s'est-il retrouvé, à 31 ans, secrétaire général adjoint de la toute nouvelle Société des Nations ? Pourquoi est-il devenu ensuite, aux Etats-Unis (et en Chine), l'un des plus grands banquiers d'affaires de son temps, l'ami et le confident des plus hautes élites internationales ? A la veille de la Seconde Guerre mondiale, toujours en coulisse, il reprend du service pour la France en négociant des achats d'avions américains. Bientôt, il va proposer - en vain - une fusion institutionnelle de l'Angleterre et de la France, avant d'entreprendre un intense lobbying pour que les Etats-Unis entrent en guerre. A Alger en 1943, il joue à fond la carte américaine, s'attirant les foudres gaullistes mais intégrant quand même le premier gouvernement du Général. Nommé commissaire au Plan à la Libération, il participe activement au redressement d'un pays meurtri. Parallèlement, il s'empare de la question européenne et atlantique pour empêcher à l'avenir de nouvelles tragédies et jette les bases de ce qu'est aujourd'hui l'Union européenne. Tout au long de sa vie, il a toujours procédé de la même façon : authentique démocrate, il s'est néanmoins méfié de l'élection qui souvent entrave l'action et a préféré les contacts d'homme à homme aux estrades et aux machines étatiques, les conversations aux traités et aux mémorandums. D'où une large part de mystère qu'il appartient à l'historien de dissiper. C'est chose faite ici avec une époustouflante connaissance.
Comment comprendre l'Union européenne du XXIe siècle sans en faire l'histoire ? De Coudenhove-Kalergi avant guerre, à Monnet, d'Adenauer à de Gaulle, Mitterrand et Kohl, Merkel et Sarkozy, des personnalités parfois extraordinaires ont marqué l'histoire du processus d'intégration ou de coopération. Leurs ambitions ainsi que les réactions des nations et des peuples européens sont rappelées à travers les grands événements de l'histoire de l'Europe. Une place importante est faite à la compréhension des réseaux d'influence auxquels ces grandes figures de la politique européenne appartiennent. Cet ouvrage, présenté de manière pédagogique mais documenté par la recherche universitaire la plus récente, explique les moments fastes ou dramatiques de l'histoire de l'unité européenne, les combats des européistes et des eurosceptiques ou des souverainistes. L'Union européenne saura-t-elle relever les défis du XXIe siècle ? Une transformation majeure s'est produite : le processus d'unité est devenu l'affaire des citoyens, qu'ils s'opposent à des textes élaborés par leurs dirigeants ou qu'ils exigent des institutions européennes plus démocratiques. Le temps des fondateurs et des artisans est révolu, vient celui des citoyens, inventeurs de l'avenir de l'Union européenne.
Bossuet Jacques Bénigne ; Velat Bernard ; Champail
Résumé : "C'est bien peu de chose que l'homme, et tout ce qui a fin est bien peu de chose. Le temps viendra où cet homme qui nous semblait si grand ne sera plus, où il sera comme l'enfant qui est encore à naître, où il ne sera rien. Si longtemps qu'on soit au monde, y serait-on mille ans, il en faut venir là". Une réflexion unique sur la mort et la Providence, et plus largement une méditation sur la place de l'homme et sur son empreinte dans le temps, dans l'Histoire, livrée par l'un des plus grands orateurs français.
Avant le plan Schuman du 9 mai 1950 et l'unité européenne, Jean Monnet a été confronté aux relations économiques internationales. Pendant la Première Guerre, il invente les mécanismes du commerce et du financement international de guerre au profit des alliés. Il acquiert des compétences qui lui permettent de participer aux décisions économiques et monétaires internationales et intereuropéennes, dans le cadre de la SDN, dont il devient Secrétaire général adjoint ou comme financier privé, attaché à une banque d'affaires américaine. Il contribue à la remise en ordre des finances autrichiennes, de l'économie de la Haute-Silésie, et des monnaies polonaise et roumaine, voire même française. Il est invité à lancer la modernisation de la Chine de Tchang-Kaï-chek. Cependant, Monnet, qui n'est pas un Keynes français, cherche à mettre l'économie au service des collectivités humaines en inventant le premier Plan de modernisation et d'équipement français. Il propose une gouvernance " fédérale " du marché, et veille au développement des potentialités des traités de Rome telles que le système monétaire européen, ou " le gouvernement européen " incarné par le Conseil européen. Monnet ne conçoit pas l'économie sans régulation. Proche de Wall Street et des banquiers centraux, il n'est pas un financier sans conscience puisqu'il quitte la banque au nom de l'intérêt général à partir de 1938 pour mettre son expérience et son réseau au service de la France, des Alliés et de l'Europe. Il cherche toujours à développer les idées qui grandissent une communauté humaine et non celles qui la divisent.
The book analyses the Europeanist and federalist effort of Italian Protestants in the struggle for European unification. This investigation revolves around two distinct guiding arguments : a political one, focused on the analysis of political thought ; and a historical one reconstructing the most recent events about the Italian Protestants' activism for the political unification of Europe. The essay retraces the developments of federalism within the Protestant world from the 16th to the 20th century by referring to the bond between federalism and ecumenism. The volume is divided into three parts and provides a historical overview of federal thought within the Protestant world from the Reformation to the Enlightenment. It also addresses a series of projects aimed at the political unification of the European continent, and analyses the similarities between ecclesiastical constitutionalism and institutional federalism. This theoretical background paves the way for the contribution of Italian Protestants to the international peace movement and the confessional reconciliation among the Churches in the 19th and 20th centuries. Finally, this essay highlights the practical and theoretical contribution of the Italian Protestants to the cause of United States of Europe, according to the principles of the Ventotene Manifesto.
Le nationalisme européen a souvent été interprété comme la principale source de l'avènement des dictatures et en particulier des fascismes. Le retour actuel sur la scène politique d'un certain attachement à la nation, allant jusqu'à l'expression même de mouvements radicaux à caractère xénophobe ou raciste, est-il le signe annonciateur du retour des dictatures au coeur de l'Europe ? C'est dans le but de répondre à cette question que les auteurs de cette recherche collective ont entrepris de revisiter le nationalisme européen des années 1900 jusqu'aux lendemains de la Première Guerre mondiale en l'interrogeant non plus par rapport à la naissance des futurs régimes, mais en le considérant dans sa singularité, à un moment critique de l'histoire de l'Europe, le passage à la société de masse. Que signifie concrètement être nationaliste, en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne, au Portugal, en Belgique, en Suisse ou encore en Pologne durant cette période critique ? Pour tenter de répondre à cette question, un des objectifs majeurs de ce livre est de privilégier l'étude des éléments constitutifs de "l'être nationaliste" : le registre du rapport au monde (sensibilité, culte du moi, dimension occupée par l'esthétique), mais aussi, les échanges entre diverses nations, la diversité des itinéraires, sans omettre la part dévolue à l'action politique au moment même où la guerre apparaît pour tous comme la grande épreuve de vérité.
Le Belge Edouard Empain obtient en 1898 la concession du Métro de Paris, qu'il construit et exploite. Pour alimenter son Métro en énergie, Empain devient producteur d'électricité et fonde la Société d'électricité de Paris. Déjà présent en France depuis les années 1880, le groupe Empain ne cesse dès lors plus de croître dans ce pays. Fleurons d'un empire industriel de dimension mondiale, ses entreprises comptent parmi les plus importantes du paysage économique français. La croissance du groupe Empain en France relève d'une saga à la fois industrielle et familiale. Trois générations se succèdent : un grand industriel européen, visionnaire et innovateur ; son frère ; ses fils. Des personnages hauts en couleur, très différents, reliés pour le meilleur et pour le pire par le sang et l'argent. Cette histoire, dévoilée de l'intérieur et jusqu'alors mal connue, a été enfouie dans la mémoire nationale sous les décombres de la Troisième République et éclipsée après Seconde Guerre mondiale par la nationalisation de l'électricité et la municipalisation du Métro.
Une Microéconomie en accord avec les faits ! Cet ouvrage est d'abord un manuel "classique" de microéconomie où sont présentés pédagogiquement tous les thèmes habituels qu'un étudiant en licence est censé devoir maîtriser. A cette fin, des exercices simples avec corrigés, basés le plus souvent sur des cas concrets, sont proposés. C'est aussi un manuel très novateur car il permet - grâce à l'introduction de deux thèses originales - de comprendre, ce dont la microéconomie est actuellement incapable, à savoir : - pourquoi le marché du travail a été si conflictuel historiquement, avec des revendications récurrentes sur les salaires mais aussi la durée du travail, et pourquoi il en a résulté l'édification dans tous les pays d'un Droit du travail caractérisé, en premier lieu, par une limitation de cette durée, abaissée à plusieurs reprises ; - pourquoi l'activité économique a été si irrégulière depuis deux siècles : 1) avec une alternance sur plusieurs décennies de croissance vive, puis de croissance faible (les fluctuations de Kondratieff) ; 2) avec des crises cycliques se répétant tous les 8-9 ans (les cycles de Juglar). In fine, cet ouvrage débouche sur des résultats normatifs qui, pour le marché du travail, se situent à l'opposé des prescriptions habituelles de la microéconomie. Deux enjeux fondamentaux de régulation économique sont pointés : - Le partage de la valeur ajoutée entre rémunération du travail et rémunération du capital au travers de l'indexation du taux de salaire sur les gains de productivité ; Le partage de la demande de travail entre actifs salariés au travers de la fixation et de l'ajustement de sa durée légale. Ce manuel s'adresse à tous les étudiants en LMD, chercheurs et enseignants en économie (universités, écoles d'ingénieurs et de commerce, IEP, lycées).