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L'espace culturel transnational
Boschetti Anna
NOUVEAU MONDE
55,75 €
Épuisé
EAN :9782847364378
Cet ouvrage est issu d'un échange entrepris depuis plusieurs années par un groupe d'historiens de la culture et de la littérature, de politistes et de sociologues confrontés aux défis qu'implique aujourd'hui l'étude des faits culturels. L'internationalisation de la recherche a enrichi l'espace des perspectives et a posé des questions nouvelles. Les Cultural Studies et d'autres travaux nous ont appris à nous affranchir du cadre national et à l'appréhender comme une modalité historiquement située de processus plus larges ou plus étroits. La théorie des champs, l'histoire des concepts et la réflexion sur les échelles d'analyse nous ont permis de mieux comprendre les dynamiques et les tensions traversant les individus et les groupes. Une communauté de recherche transnationale se doit d'élaborer des hypothèses collectives pour échapper au piège de la miniaturisation sans fin qu'induit la spécialisation. Un mode de pensée partagé a été soumis ici à l'épreuve de terrains empiriques très variés, répartis sur plusieurs siècles et sur différents espaces géographiques et sociaux : l'Europe et l'Amérique, les champs littéraire et théâtral, universitaire et artistique, les mondes de l'édition et de la politique, des auteurs majeurs (Brecht, Henry James, Primo Levi) et des seconds rôles, des avant-gardes et des intermédiaires culturels, des pays historiquement centraux et des nations périphériques. L'effort d'intégration et de transposition théorique a permis d'aboutir à des acquis comparables et cumulables, par-delà la diversité des thèmes, au croisement des cultures et des disciplines.
L'âge classique représente un moment décisif dans l'histoire de l'institution de la littérature en valeur sociale. C'est alors que l'univers littéraire s'est constitué en champ social relativement autonome. C'est alors qu'a pris forme le réseau de ses instances spécifiques: académies, mécénat d'Etat, droits des auteurs et censure, mais aussi salons littéraires presse... C'est alors qu'au sein d'un public plus nombreux et divers, la littérature est devenue objet d'échanges multipliés, tant dans l'ordre marchand que dans l'ordre symbolique. Et, avec une rapidité étonnante, l'Ecole et les palmarès culturels ont consacré les novateurs de l'époque, en ont fait des "classiques" au sens strict du terme. L'art d'écrire est ainsi devenu une fonction sociale reconnue. Statut ambigu cependant, générateur de tensions et de conflits entre les écrivains et les pouvoirs: les oeuvres illustres, comme les tragédies de Corneille ou les pamphlets de Pascal, mais aussi des ouvrages moins connus, comme les essais critiques de Guéret ou les mazarinades de Dubosc-Montandré, laissent voir dans leurs formes la marque de ces tensions. La sociologie de la littérature classique introduit ainsi à une pragmatique des textes affranchie des mythes du "Grand Siècle". Car l'imaginaire d'un écrivain c'est, aussi, l'image qu'il construit de lui-même au sein du champ littéraire, et son esthétique, la forme qu'il lui donne.
Résumé : Une raffinerie de la banlieue lyonnaise et l'un des plus gros dépôts de gaz de Marseille sont attaqués coup sur coup à la roquette et à l'explosif. Plusieurs centaines de victimes et des dégâts énormes. Pas de revendications mais une véritable panique au sommet de l'Etat. Le Premier Ministre, calculateur et ambitieux, décide de s'appuyer sur ses réseaux policiers pour tenter d'identifier les commanditaires. Au même moment, une mutinerie sanglante, orchestrée par un imam radical, éclate à la prison de Fleury-Mérogis. Le prêcheur islamiste semble être en lien avec la cellule terroriste de Lyon et Marseille, une mystérieuse équipe pilotée par un homme et plusieurs femmes. Pour les services français, ces nouveaux réseaux islamistes sont inconnus et les agents de la DCRI ne parviennent pas à remonter les filières. Et inutile d'attendre des informations de la DGSE, curieusement passive. Un seul service, très particulier, pourrait avoir les bons contacts : le SIV, le très discret service d'information du Vatican et son "représentant" en France, le père Gaétan. Commence alors une opération d'infiltration étrange, dans un climat de violence et de tension extrême.
Résumé : Réalisme, futurisme, surréalisme, existentialisme, structuralisme, postmodernisme... Depuis le romantisme, il est devenu habituel de penser l'histoire littéraire, artistique et intellectuelle comme une succession d'Ismes. Il faut mettre en cause cette fausse évidence, que l'enseignement scolaire et les usages savants perpétuent. Elle suggère l'image de "mouvements" unitaires et cohérents, alors que chaque label désigne des pratiques et des représentations très diverses. Elle fait sembler naturel le passage d'un Isme à l'autre, en occultant les questions que posent ces virages collectifs. Pourquoi le succès et le déclin ? Pourquoi le scandale et les luttes passionnées, culturelles et politiques, nationales et internationales ? Comment expliquer le rôle capital que Paris a joué dans ces métamorphoses ? Qu'en est-il aujourd'hui ? En dévoilant les transformations et les batailles dont notre regard est le fruit, ce livre éclaire le problème du changement dans l'histoire culturelle. Il montre, notamment, comment la continuité avec le passé et les ruptures, sociales et mentales, se combinaient, étroitement enchevêtrées, dans les "révolutions symboliques" qui se sont succédé depuis le milieu du XIXe siècle.
Des décennies après la fin de la guerre, la Suisse a dû, à l'instar d'autres pays, faire"un effort de mémoire"afin de restituer une histoire dont elle n'est pas propriétaire. C'est sans doute une condition pour pouvoir l'assumer".
Il fallait sans doute le recul des ans, et celui de l'observateur étranger, fin connaisseur de la France, pour obtenir tant d'informations inédites et produire une biographie de François Mitterrand qui fasse à ce point référence. Correspondant de la BBC à Paris pendant les années Mitterrand, Philip Short brosse le portait d'un homme aux talents et défauts exceptionnels, un esthète machiavélien qui pendant ses deux mandats a conduit la France dans la modernité. Homme de contradictions, il fut à la fois leader d'un mouvement de résistance et décoré par Vichy ; jeune parlementaire conservateur, il devint le leader incontesté de la Gauche unie. Imposant les communistes au gouvernement, il fut le fossoyeur du PCF. Féroce opposant à De Gaulle et à la constitution de la Ve République, il sut à merveille user du système institutionnel et s'inscrire dans une forme d'héritage gaullien? Tout cela en arrivant à gérer une vie privée extraordinairement compliquée. Biographe réputé, toujours à bonne distance de son sujet, Philip Short apporte de nombreux détails inédits sur sa gestion des " deux familles ", ses maîtresses, son rapport ambigu à l'argent et aux amis riches. Grâce aux archives américaines et britanniques, il dévoile également de nombreux épisodes jusqu'ici inédits de ses relations avec Reagan, Thatcher, Kohl, Gorbatchev? Cette biographie menée d'une plume alerte a été saluée par la presse anglo-saxonne et s'impose déjà comme une référence.
Réédités pour la première fois depuis leur parution en 1958, ces Mémoires du maréchal Montgomery racontent l'ensemble de sa carrière militaire, depuis ses débuts dans l'armée coloniale en Inde jusqu'à la victoire contre le nazisme et l'entrée dans la guerre froide. C'est pendant la retraite de Dunkerque que son génie militaire se révèle dans toute sa dimension, avant que ses campagnes victorieuses en Afrique du Nord puis en Italie ne lui assurent la postérité. La fin de sa carrière fut plus contrastée, "Monty" ne parvenant pas à s'imposer dans les méandres politiques d'après-guerre. D'une franchise confinant parfois à la brutalité, ce récit dévoile un officier orgueilleux, plus proche de ses hommes que des hautes sphères politiques et militaires. Il valut à son auteur de se brouiller avec Eisenhower, accusé d'avoir inutilement prolongé la guerre d'une année. C'est aussi dans ces Mémoires que le maréchal Montgomery a exposé sa conception du leadership, texte aujourd'hui encore lu et enseigné dans les écoles militaires du monde entier.
Premier ouvrage majeur du médiéviste belge Henri Pirenne, Les villes du Moyen Age demeure un classique de l'histoire européenne. Le rôle des agglomérations urbaines dans la renaissance du commerce international à partir du Xe siècle, dont elles sont tout à la fois tributaires et parties prenantes, est étudié dans une perspective globale embrassant les structures et les dynamiques sociales, économiques et politiques de l'Occident médiéval. L'émergence d'une élite citadine bourgeoise, et avec elle de nouvelles normes juridiques, fiscales et institutionnelles, est le prélude d'un changement de paradigme dans l'histoire des idées qui adviendra à la Renaissance.
Rares sont les chefs de guerre qui ont suscité autant de ferveur et de haine, recueilli autant d'honneurs et provoqué autant de controverses que le général George Patton. Chef de la légendaire Troisième Armée, Patton est souvent décrit comme un leader tyrannique et mégalomaniaque, flirtant parfois avec la folie. Les archives et notes personnelles du général permettent d'en brosser un portrait bien plus nuancé. Elles éclairent d'abord la période la moins connue de la vie de Patton - son enfance, son séjour à West Point, la traque de Pancho Villa et les batailles de 1917 dans la Somme et en Champagne. Puis, on entre de plain-pied dans les opérations de la Seconde Guerre mondiale : la Tunisie, la Sicile, la France et l'Allemagne. Ses notes, lettres et journaux intimes permettent de suivre ses pensées et impressions jour après jour, ses "coups de gueule" autant que son génie tactique. Ces documents nous donnent accès à un être bien plus complexe qu'on l'imagine, tourmenté par le doute, exalté par la guerre et toujours volontaire pour aller au combat.