Une raffinerie de la banlieue lyonnaise et l'un des plus gros dépôts de gaz de Marseille sont attaqués coup sur coup à la roquette et à l'explosif. Plusieurs centaines de victimes et des dégâts énormes. Pas de revendications mais une véritable panique au sommet de l'Etat. Le Premier Ministre, calculateur et ambitieux, décide de s'appuyer sur ses réseaux policiers pour tenter d'identifier les commanditaires. Au même moment, une mutinerie sanglante, orchestrée par un imam radical, éclate à la prison de Fleury-Mérogis. Le prêcheur islamiste semble être en lien avec la cellule terroriste de Lyon et Marseille, une mystérieuse équipe pilotée par un homme et plusieurs femmes. Pour les services français, ces nouveaux réseaux islamistes sont inconnus et les agents de la DCRI ne parviennent pas à remonter les filières. Et inutile d'attendre des informations de la DGSE, curieusement passive. Un seul service, très particulier, pourrait avoir les bons contacts : le SIV, le très discret service d'information du Vatican et son "représentant" en France, le père Gaétan. Commence alors une opération d'infiltration étrange, dans un climat de violence et de tension extrême.
Quel rôle jouait la place financière suisse pendant la Seconde Guerre mondiale ? Que savait-on du sort qui attendait les Juifs refoulés aux frontières ? Qu'en était-il du travail forcé en Allemagne pour le compte d'entreprises suisses ? Synthèse du gigantesque rapport Bergier (onze mille pages, vingt-huit volumes et plus de cent collaborateurs), ce livre fait le point sur la position helvétique face au nazisme.
Cet ouvrage est issu d'un échange entrepris depuis plusieurs années par un groupe d'historiens de la culture et de la littérature, de politistes et de sociologues confrontés aux défis qu'implique aujourd'hui l'étude des faits culturels. L'internationalisation de la recherche a enrichi l'espace des perspectives et a posé des questions nouvelles. Les Cultural Studies et d'autres travaux nous ont appris à nous affranchir du cadre national et à l'appréhender comme une modalité historiquement située de processus plus larges ou plus étroits. La théorie des champs, l'histoire des concepts et la réflexion sur les échelles d'analyse nous ont permis de mieux comprendre les dynamiques et les tensions traversant les individus et les groupes. Une communauté de recherche transnationale se doit d'élaborer des hypothèses collectives pour échapper au piège de la miniaturisation sans fin qu'induit la spécialisation. Un mode de pensée partagé a été soumis ici à l'épreuve de terrains empiriques très variés, répartis sur plusieurs siècles et sur différents espaces géographiques et sociaux : l'Europe et l'Amérique, les champs littéraire et théâtral, universitaire et artistique, les mondes de l'édition et de la politique, des auteurs majeurs (Brecht, Henry James, Primo Levi) et des seconds rôles, des avant-gardes et des intermédiaires culturels, des pays historiquement centraux et des nations périphériques. L'effort d'intégration et de transposition théorique a permis d'aboutir à des acquis comparables et cumulables, par-delà la diversité des thèmes, au croisement des cultures et des disciplines.
Le vice de forme, c'est d'avoir au fond confié la gestion des fonds d'une assurance sociale à des assurances privées". Tels sont les propos de l'ancienne conseillère fédérale Ruth Dreifuss sur le deuxième pilier. Elle connaît parfaitement le sujet, ayant eu la charge de la prévoyance vieillesse pendant dix ans. Ce livre raconte l'histoire méconnue de la naissance et du développement des trois piliers. Un système conçu par et pour les compagnies d'assurance-vie. Dès le début du siècle passé, celles-ci mettent sur pied des caisses de retraite - futures caisses de pension - qu'elles gèrent pour les entreprises. Un business florissant qui prendra de l'ampleur. Durant les années 1950 à 1960, les compagnies d'assurancevie définissent la doctrine des trois piliers, qui leur aménage une place de choix. Les autorités fédérales la reprennent à leur compte et concoctent une loi (la LPP) conforme aux intérêts des assureurs privés. En exploitant des sources inédites, ce livre détaille le scandale des 20 milliards de francs qui ont disparu des radars du deuxième pilier géré par les assureurs dans les années 1985 à 2000. Une mise en perspective qui éclaire les enjeux d'aujourd'hui de la prévoyance professionnelle.
L'âge classique représente un moment décisif dans l'histoire de l'institution de la littérature en valeur sociale. C'est alors que l'univers littéraire s'est constitué en champ social relativement autonome. C'est alors qu'a pris forme le réseau de ses instances spécifiques: académies, mécénat d'Etat, droits des auteurs et censure, mais aussi salons littéraires presse... C'est alors qu'au sein d'un public plus nombreux et divers, la littérature est devenue objet d'échanges multipliés, tant dans l'ordre marchand que dans l'ordre symbolique. Et, avec une rapidité étonnante, l'Ecole et les palmarès culturels ont consacré les novateurs de l'époque, en ont fait des "classiques" au sens strict du terme. L'art d'écrire est ainsi devenu une fonction sociale reconnue. Statut ambigu cependant, générateur de tensions et de conflits entre les écrivains et les pouvoirs: les oeuvres illustres, comme les tragédies de Corneille ou les pamphlets de Pascal, mais aussi des ouvrages moins connus, comme les essais critiques de Guéret ou les mazarinades de Dubosc-Montandré, laissent voir dans leurs formes la marque de ces tensions. La sociologie de la littérature classique introduit ainsi à une pragmatique des textes affranchie des mythes du "Grand Siècle". Car l'imaginaire d'un écrivain c'est, aussi, l'image qu'il construit de lui-même au sein du champ littéraire, et son esthétique, la forme qu'il lui donne.
Paris, mai 1968. Des événements étranges ont lieu alors que la tension monte et que la fébrilité gagne le pouvoir. L'ambassade des Etats-Unis demande la collaboration des services français pour retrouver un officier un peu particulier, qui a disparu dans la capitale. Au même moment, la presse s'enflamme devant une série de braquages déroutants. Enfin, à la PJ parisienne, le commissaire Pujaud est intrigué par le décès d'un professeur, spécialiste de Dante. L'homme était marié à une ravissante jeune femme qui semble avoir choisi ce moment pour disparaître... Les protagonistes de ces affaires n'auraient jamais dû se rencontrer. Ils furent pourtant réunis. Et le payèrent très cher. La raison d'Etat a longtemps interdit de dévoiler la vérité. Mais la mort a fait son oeuvre. Il est temps de tout révéler.
Ne soyez pas désespérée de ne pas appartenir à la catégorie des dures à cuire: Oui une séparation est un vrai drame! N'avez-vous pas connu l'anéantissement, la souffrance, ou alors le syndrome de la veuve joyeuse? Voici quelques étapes incontournables de la psychologie féminine... histoire de rire aussi de la culpabilité qui nous ronge, de la compassion qui nous tue, de la tristesse qui nous aveugle et de l'hystérie qui nous gagne. L'esprit affûté et une intelligence de la vie sans commune mesure, Sophie Brafman et sa complice Charlie nous invitera à l'autodérision, et nous entraînent à l'assaut d'une nouvelle vie. Ce guide n'a qu'un seul but, redonner le sourire aux nouvelles célibataires.
Faute d'officier de police disponible au coeur de l'été, Franck Bostik, un petit lieutenant muté à Autun après un passage en commission de discipline, quitte son "placard" au guichet du dépôt de plaintes. Il est envoyé à Bibracte, en pleine forêt morvandelle, où une précieuse relique et surtout une jeune fille de quinze ans, Kamilla, ont disparu le même jour. Il y retrouve la soeur jumelle de la disparue, mais aussi des pilleurs de patrimoine et une jeune scientifique à la recherche de l'homme de sa vie. En un siècle, seulement 3 % du site de Bibracte ont été fouillés. Franck Bostik, lui, a seulement 48 heures pour retrouver une trace de la jeune fille. Dans ce paysage aussi rude à aborder qu'un multirécidiviste en salle d'interrogatoire, il ne lâchera rien pour mener à bien son enquête.